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Nouvelles feuilles de thé

Escapade culturelle autour du thé d’Uji

La région de Yamashiro, située dans le sud de la préfecture de Kyoto, est célèbre pour sa production de thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Elle bénéficie d’un sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. À Wazuka, Ujitawara et Minami-Yamashiro, les champs de thé s’étendent à perte de vue.

L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIᵉ siècle, lorsqu’un moine a introduit des graines de théier auprès des villageois d’Uji, centre de la région de Yamashiro, à son retour de Chine. Ainsi, on pense souvent que le thé d’Uji est uniquement fabriqué à partir de feuilles de thé récoltées dans les environs de la ville d’Uji. En réalité, le thé d’Uji est une marque de thé vert élaboré à partir de feuilles produites dans quatre préfectures — Kyoto et les préfectures voisines de Shiga, Nara et Mie — selon la méthode de fabrication traditionnelle de la région d’Uji.

Autour du quartier de grossistes en thé
Autour du quartier de grossistes en thé

La région de Yamashiro jouait un rôle important non seulement dans la production du thé, mais aussi dans sa distribution. Récemment, l’exportation du thé japonais s’est développée à la suite du boom du matcha. Cependant, de la fin de l’époque d’Edo à l’ère Meiji (1868-1912), le sencha (thé vert infusé) a été exporté en grande quantité comme thé de consommation courante, notamment aux États-Unis. La rivière Kizugawa, qui coule dans cette région, constituait un nœud de transport fluvial ; autour du quartier de Kamikoma, situé au cœur de ce réseau, un quartier de grossistes en thé s’est formé, devenant ainsi un haut lieu de la distribution et du commerce extérieur.

Fukujuen Yamashiro-kan

Parmi la vingtaine de grossistes en thé qui subsistent dans ce quartier, Fukujuen, fondé sur place en 1790, est le plus important. En 2025, la maison a ouvert un nouvel établissement qui retrace l’histoire et la culture du thé de la région de Yamashiro. On y découvre le passage de la fabrication artisanale du thé à sa mécanisation, ainsi que d’anciennes machines à thé. De plus, il est possible d’y fabriquer son propre matcha en moulant du tencha à l’aide d’une meule en pierre, puis de le déguster.
Le tencha est obtenu en cuisant à la vapeur de jeunes pousses de thé cultivées à l’ombre, puis en les séchant sans les malaxer. Après en avoir retiré les tiges et les nervures, on les broie à l’aide d’une meule en pierre pour obtenir du matcha.
Dans certaines boutiques de thé, vous pourrez parfois observer la fabrication du matcha à l’aide d’une machine. La méthode traditionnelle à la meule en pierre, quant à elle, demande du temps car il faut broyer le thé minutieusement, en conservant une vitesse, une force et une direction constantes. C’est grâce à cela que l’on obtient un matcha plus doux et aérien.
C’est une expérience un peu fatigante, mais en broyant environ 4 à 5 grammes de tencha, on peut préparer deux tasses de matcha. En général, on accompagne le matcha d’une pâtisserie japonaise, mais ici, vous pourrez déguster un gâteau opéra au matcha. C’est délicieux !

  • Fukujuen Yamashiro-kan est situé à 9 minutes à pied au sud-ouest de la gare JR de Kamikoma.
  • L’activité ci-dessus coûte 2 750 yens (30 minutes) par personne. La réservation préalable est obligatoire.

Immersion artistique au teamLab Biovortex Kyoto

teamLab est un collectif d’artistes composé de différents spécialistes : artistes, programmeurs, ingénieurs, animateurs 3D, mathématiciens ou encore architectes.
Grâce aux technologies de pointe, ils créent un art numérique immersif et somptueux, où la lumière et les images s’animent et évoluent en permanence au contact du public et des autres œuvres. En 2025, le plus grand musée permanent de teamLab au Japon, « teamLab Biovortex Kyoto », a ouvert ses portes à Kyoto, réunissant plus de 50 œuvres d’art. Prévoyez au moins deux heures (et plutôt trois heures si vous souhaitez prendre votre temps), tant cette expérience artistique fait perdre la notion du temps.

Avec son espace ludique où petits et grands peuvent bouger leur corps et stimuler leur esprit, c’est aussi une sortie idéale en famille. Une activité parfaite pour se rafraîchir et s’émerveiller à l’abri de la canicule estivale de Kyoto.

  • teamLab Biovortex Kyoto est situé à 7 minutes à pied depuis la sortie Hachijo-guchi de la gare JR de Kyoto.
  • Les billets doivent être achetés à l’avance sur le site officiel. Pour les billets horodatés (Entrance Pass), les tarifs varient selon le jour et l’heure de la visite.
Fleur de lotus

Le lotus, fraîcheur de l’été

Après un mois de juin un peu plus frais que d’habitude, la saison des pluies a rapidement laissé place à une chaleur étouffante. C’est le moment de sortir l’ombrelle et le mini-ventilateur !
Mais même sous cette chaleur écrasante, la beauté pure du lotus offre une vraie bouffée de fraîcheur.

Cela dit, le réceptacle de la fleur, une fois fanée, est assez particulier. C’est un peu comme une pomme d’arrosoir, voire un brin étrange… On croirait voir une multitude de petits yeux, mais ce sont en fait ses graines. J’aime manger le rhizome du lotus, mais il paraît que ses graines sont aussi bonnes, cuites à l’eau salée.
Une fois séché, ce réceptacle en forme de nid d’abeilles est très utilisé dans l’art floral ikebana. On en trouve souvent dans les bassins de purification des temples et des sanctuaires, au milieu d’autres fleurs d’été. Ouvrez l’œil lors de vos visites !

Hortensias du temple Yoshimine-dera

Le temple Yoshimine-dera, la pépite aux hortensias de Kyoto

Comme fleurs qui embellissent la saison des pluies au Japon, on peut citer l’iris ensata, la rose trémière, l’hortensia, le nénuphar ou encore le hangesho. La fleur que les Japonais aiment le plus admirer pendant cette période est sans doute l’hortensia. Dans les rues, les jardins ou les parcs… ils sont omniprésents. Il existe aussi un peu partout au Japon des « temples aux hortensias ». Certes, on voit souvent cette fleur star de la saison des pluies dans les temples japonais, mais pourquoi ? En réalité, l’hortensia est une plante étroitement liée au bouddhisme au Japon depuis bien longtemps.

Au Japon, la saison des pluies marque une période de transition saisonnière. Autrefois, à l’époque où la médecine était encore rudimentaire, ce changement de climat causait de nombreux décès. Comme l’hortensia est facile à cultiver et à entretenir, il était alors offert en hommage aux défunts.
Aujourd’hui, pour continuer à attirer les touristes après la saison des fleurs de printemps, les temples japonais rivalisent d’ingéniosité pour séduire sur Instagram. On y aligne de nombreux hortensias en pot, on fait flotter des fleurs dans le bassin de purification, ou on y installe même des parapluies colorés… Certes, cela ne manque pas de charme, mais pour ceux qui préfèrent simplement contempler la beauté naturelle des hortensias, ce décor peut sembler un peu trop chargé, voire distrayant. À cet égard, je pense que le temple Yoshimine-dera est un lieu précieux, où l’on peut admirer la beauté naturelle des hortensias tout en profitant de l’atmosphère paisible d’un temple.

Temple Yoshimine-dera
Temple Yoshimine-dera

Fondé au XIe siècle, le temple Yoshimine-dera est l’un des 33 temples du pèlerinage de Kannon dans la région du Kansai. Niché à la périphérie de Kyoto, à flanc de montagne, son accès se mérite. Son domaine étant particulièrement vaste, la visite s’apparente à une petite randonnée. Cependant, votre fatigue sera vite oubliée face à la vue panoramique sur Kyoto et aux éclats colorés de chaque saison.En ce moment, le site est embelli par de magnifiques dégradés de couleurs d’hortensias.

Un autre joyau du temple se dresse devant la pagode : le Yuryu-no-matsu, un pin à cinq aiguilles âgé de plus de 600 ans. Ses branches s’étirent horizontalement sur 37 mètres, évoquant la silhouette d’un dragon qui joue dans la nature. Un spectacle saisissant à ne pas manquer.

  • Le temple Yoshimine-dera est situé à environ 20 minutes en taxi de la gare JR de Mukomachi.
  • Le tarif d’entrée est de 500 yens.
Jardin de la villa Tairyu-sanso

Un moment de délice au jardin de la villa Tairyu-sanso

Jardin grandiose
Jardin grandiose

Autour du temple Nanzen-ji à Kyoto, de hauts dignitaires du gouvernement et des hommes d’affaires ont bâti leurs villas en profitant des terrains de l’enceinte sacrée, confisqués par l’État après la restauration de Meiji de 1868. Jusqu’à récemment, à l’exception de la villa Murin-an et de quelques autres reconverties en restaurants traditionnels, la grande majorité de ces propriétés chargées d’histoire restaient fermées au public. Ce quartier de villas demeurait un lieu secret dont on ne pouvait contempler que les façades depuis l’extérieur.

Cependant, depuis quelques années, la villa Tairyu-sanso, réputée pour son jardin grandiose, a commencé à ouvrir ses portes.
La villa Tairyu-sanso a été construite entre 1896 et 1899 sur l’ancien site d’un temple secondaire du Nanzen-ji, pour servir de résidence secondaire à un homme d’affaires. Par la suite, elle est devenue la propriété d’un marchand de kimonos. Entre 1901 et 1905, d’importants travaux de rénovation ont été entrepris sur le bâtiment et le jardin, donnant ainsi naissance aux paysages actuels.

C’est le célèbre paysagiste Jihei Ogawa VII (1860-1933) qui s’est chargé de la rénovation de ce dernier. Tout comme pour les autres jardins du quartier, il a intégré les montagnes de Higashiyama comme « décor emprunté » (shakkei). De plus, l’eau acheminée depuis le canal du lac Biwa est utilisée non seulement pour alimenter l’étang, mais aussi pour créer des ruisseaux et des cascades.

Si l’on peut profiter pleinement de la vue sur le jardin depuis le bâtiment de style sukiya (une architecture libre et épurée dédiée à la cérémonie du thé), c’est en s’y promenant que l’on est véritablement impressionné par son immensité et la diversité de ses paysages. Un coin de nature avec une roue à aube recréant un paysage rural et bucolique, une vaste pelouse idéale pour organiser des réceptions ou des cérémonies du thé en plein air, un espace bercé par le murmure des ruisseaux… Le domaine offre une multitude d’ambiances.

J’ai visité le domaine à la fin du mois de mai. Les azalées touchaient à leur fin, mais les iris hana-shoubu devraient être magnifiques en juin… Bien entendu, les pins soigneusement taillés, indissociables des jardins japonais, sont également superbes. Comme le visage du jardin change au fil des saisons — avec les cerisiers et les glycines au printemps, ou les érables en automne —, ce sera un plaisir d’y revenir pour une nouvelle promenade sensorielle.

  • Le prix de l’entrée pour la villa Tairyu-sanso est de 3 000 yens.
  • La villa est située à environ 7 minutes à pied de la station Keage, juste dans l’allée en face du café Blue Bottle Coffee.
  • Un dépôt pour les bagages est disponible à l’entrée avant la visite (veuillez toutefois conserver vos objets de valeur avec vous).
  • Les sentiers du jardin étant étroits, la visite s’effectue obligatoirement en sens unique. Merci de bien vouloir suivre le parcours indiqué.
Cerisiers le long de la rivière Tamagawa

Les cerisiers dans un paysage champêtre, un moment de détente

Il existe de nombreux lieux célèbres pour admirer les cerisiers en fleurs au Japon. Cependant, ces endroits sont souvent bondés de touristes, ce qui peut s’avérer un peu fatigant. Heureusement, on peut apprécier les cerisiers un peu partout : dans les parcs locaux, au détour d’une promenade ou le long des rivières… Voici les cerisiers du bourg d’Ide, situé près de la ville de Kizugawa où j’habite. C’est un instant de détente absolue, loin de l’agitation quotidienne.

Au-delà de cette rangée de cerisiers se trouve le temple Jizo Zen-in. On peut y admirer un cerisier pleureur tricentenaire. Trônant sur les hauteurs, il offre une vue magnifique sur les villages paisibles du sud de la préfecture de Kyoto. On dit de lui qu’il est l’« oncle » du célèbre cerisier pleureur de Gion, l’arbre emblématique du parc Maruyama à Kyoto. Bien qu’il décline en raison de son grand âge, il se tient toujours debout et nous transmet toute son énergie.

Sonezaki Shinju Monogatari

Le spectacle de Kabuki au théâtre Minami-za de Kyoto

Théâtre Minami-za
Théâtre Minami-za

Le kabuki est l’un des arts du spectacle les plus emblématiques du Japon et a vu le jour à l’époque d’Edo avec une femme nommée Izumo no Okuni. Elle a créé un spectacle moderne pour l’époque. Elle s’habillait en homme et dansait sur des musiques populaires, ce qui a séduit les gens ordinaires de l’époque. En raison de son style original et excentrique, on a appelé sa danse kabuki, ce qui signifie être original. Par la suite, des troupes de femmes ont commencé à pratiquer des danses collectives. Mais le gouvernement de l’époque (le shogunat Tokugawa) a interdit les femmes sur scène, les accusant de corrompre les mœurs. C’est ainsi que les hommes ont commencé à jouer tous les rôles. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, le kabuki est joué uniquement par des hommes.

Sonezaki Shinju Monogatari
Sonezaki Shinju Monogatari

L’année dernière, grâce au succès du film Kokuho (Le maître du Kabuki), cet art a également séduit les jeunes générations. La pièce intitulée L’Histoire des suicides d’amour à Sonezaki (Sonezaki Shinju Monogatari) constitue d’ailleurs le point culminant de ce film. Les représentations de cette œuvre en mars au Minami-za connaissent actuellement un immense succès. L’originalité de cette mise en scène est assez impressionnante : Nakamura Kazutaro et Onoe Ukon interprètent les deux protagonistes, Ohatsu et Tokube’e, en échangeant leurs rôles d’homme et de femme au cours d’une même journée.

ARTISTS’ FAIR KYOTO Resonance exhibition au temple Tofuku-ji

ARTISTS’ FAIR KYOTO (AFK) est un salon d’art unique en son genre, centré sur les artistes eux-mêmes. Contrairement aux foires classiques où les galeries sélectionnent les exposants, l’AFK repose sur un concept original : ce sont des artistes contemporains de renom qui choisissent les jeunes talents à suivre de près.

Pour cette 9ème édition en 2026, l’exposition dédiée aux jeunes artistes au Musée National de Kyoto est déjà terminée ; en revanche, les œuvres d’artistes confirmés sont exposées au temple Tofuku-ji jusqu’au 1er mars.

Le Tofuku-ji est un temple zen célèbre pour ses couleurs d’automne, mais en ce début de printemps, une atmosphère de sérénité absolue règne sur son vaste domaine. Le temple abrite également les jardins secs créés par Mirei Shigemori (paysagiste du XXe siècle) en 1939. On y ressent une fusion parfaite entre la simplicité du zen et l’abstraction de l’art moderne.

Si l’idée d’exposer de l’art contemporain dans un temple ancien peut surprendre, la présence de ces jardins si modernes permet de s’immerger naturellement dans l’univers des artistes.

Okuno-in

Une excursion d’une journée au mont Koya : la cité religieuse céleste au départ de Kyoto

Mont Koya
Mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, est un site incontournable pour les voyageurs en quête d’une expérience spirituelle au Japon. Ce site attire particulièrement les voyageurs occidentaux, notamment les Français, qui y sont les plus nombreux. L’atmosphère mystique de cette cité religieuse vivante les fascine.

Situé dans la préfecture de Wakayama, à environ 100 kilomètres au sud d’Osaka, son accès reste complexe. Le trajet habituel nécessite plusieurs changements de train (notamment depuis Kyoto), suivis d’un funiculaire puis d’un bus. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’y passer la nuit dans l’un des nombreux temples shukubo qui offrent l’hébergement aux visiteurs. L’expérience de la participation à la prière matinale et la dégustation de la cuisine végétarienne des moines font du mont Koya un lieu unique.

Cependant, si vous préférez opter pour une excursion d’une journée au mont Koya depuis Kyoto, pourquoi ne pas emprunter le bus direct reliant ces deux sites ? Vous pourrez ainsi rejoindre cette prestigieuse cité religieuse en seulement 3 heures de route, sans vous soucier des correspondances compliquées.

Pour l’année 2026, ce bus circulera tous les jours, du vendredi 10 avril au dimanche 29 novembre inclus. Les horaires restent inchangés par rapport à l’année dernière (voir détails ci-dessous).
Les informations de circulation du bus direct

En revanche, les tarifs ont été modifiés comme suit :

Aller simple3 000 yens (d’avril à septembre)
3 200 yens (octobre et novembre)
Aller-retour5 200 yens (d’avril à septembre)
5 600 yens (octobre et novembre)

Un petit aperçu du mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, a été fondé par le moine Kukai (Kobo Daishi) il y a plus de 1 200 ans. En réalité, il n’existe pas de montagne nommée Koya. Il s’agit d’un plateau entouré par huit montagnes, qui s’étend d’est en ouest sur six kilomètres. Les moines représentant un tiers de sa population, le mont Koya est une véritable cité religieuse. Ses incontournables, notamment le Danjo Garan (lieu dédié aux pratiques spirituels), le Kongobu-ji (temple principal du mont Koya) et l’Okuno-in (une nécropole nichée dans une forêt de cèdres géants) sont concentrés sur ce plateau et sont facilement accessibles à pied.

Incontournables du mont Koya

La porte Daimon

La plupart des touristes ne s’arrêtent pas ici, pourtant cette imposante porte à deux étages, qui abrite une paire de statues de gardiens, marque l’entrée du mont Koya. Son architecture magnifique d’un rouge vermillon vous impressionnera. Le Danjo Garan se trouve à seulement 10 minutes à pied de là. C’est donc le point de départ idéal pour une exploration du mont Koya.

Le Danjo Garan 

Le Danjo Garan, lieu dédié aux pratiques spirituelles du bouddhisme ésotérique Shingon, s’étend dans la partie ouest du mont Koya. Ce complexe réunit de nombreux édifices religieux, dont sa célèbre grande pagode vermillon qui contraste magnifiquement avec le ciel bleu. Ne manquez pas non plus la pagode ouest, qui se dresse paisiblement au cœur d’une forêt de cèdres.

Le temple Kongobu-ji

Situé à seulement cinq minutes à l’est du Danjo Garan, le Kongobu-ji est le temple principal du mont Koya. Il abrite le plus grand jardin de pierres du Japon, où une paire de dragons semble surgir d’une mer de nuages. Bien que ce type de jardin évoque traditionnellement l’esthétique des temples zen, il est fascinant de trouver le plus vaste d’entre eux ici même, au mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon.

Le chemin vers l’entrée de l’Okuno-in

L’entrée de l’Okuno-in se trouve à environ 15 minutes de marche du temple Kongobu-ji. Ces dernières années, de nombreux cafés charmants ont ouvert leurs portes, mais on y trouve toujours de petites boutiques à l’atmosphère d’antan. Profitez de cette balade agréable : vous croiserez même un sanctuaire Inari, dont l’allée est bordée de portiques torii vermillon.

L’Okuno-in 

Le cœur de la visite du mont Koya réside dans la découverte de l’Okuno-in, qui occupe une vaste partie de l’est du plateau. Cette nécropole s’étend sur deux kilomètres, du pont Ichi-no-hashi jusqu’au mausolée de Kukai. Plus de 200 000 pierres tombales et pagodes de toutes époques s’y alignent au milieu de cèdres millénaires. Entre le bruissement du vent dans les cimes, la lumière filtrant à travers les branches et les stèles couvertes de mousse… l’ambiance sereine et mystique qui y règne vous saisira à coup sûr.

Sukiyaki

Taishu Sukiyaki Hokuto Shijo-Karasuma, Kyoto 大衆すき焼き 北斗 四条烏丸店

Connaissez-vous le sukiyaki ? C’est une fondue réconfortante, idéale à déguster chez soi pendant les froides journées d’hiver. Dans ce restaurant, vous pouvez l’essayer très simplement. Chaque client dispose de sa propre marmite individuelle. C’est idéal pour ceux qui préfèrent ne pas partager le même plat, contrairement au style traditionnel japonais où la fondue se partage.

On vous apporte une marmite en fer garnie de tranches de bœuf et d’autres ingrédients tels que du tofu, des oignons, des poireaux, des champignons et des vermicelles de konjac. Vous cuisinez directement à table sur un réchaud à gaz. Vous assaisonnez vous-même votre sukiyaki avec la sauce warishita (un mélange de sauce soja, mirin, saké et sucre) pour obtenir la saveur qui vous plaît. Une fois la cuisson terminée, dégustez les ingrédients en les trempant dans un œuf battu.


  • Rue Higashinotoin-dori (nord de l’avenue Shijo-dori), en face du grand magasin Daimaru. Le restaurant se trouve au premier étage (accès par ascenseur).
  • Jours et heures d’ouverture
    Ouvert tous les jours : 11h30-15h00 (déjeuner) 17h00-23h00 (dîner)
  • Prix
    1 300 yens~