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Pavillon d'or

Visiter le temple d’or autrement

Le temple d’or est l’un des sites les plus visités et les plus emblématiques de la ville de Kyoto. Il est recommandé comme un des incontournables lors d’un voyage pour Kyoto. Avant la pandémie de Covid-19, j’emmenais souvent des touristes dans ce temple pour les guider.

Il y avait toujours beaucoup de touristes. À proximité de la porte intérieure, on peut voir le pavillon d’or qui se dresse tranquillement au bord de l’étang miroir. Tout le monde fait sa photo. Mais après l’avoir vu, en suivant le chemin balisé, la plupart des touristes passent avec peu d’intérêt pour les autres endroits de l’enceinte du temple. Parfois, il est difficile d’avancer au sein de la foule.

La situation sanitaire s’améliore petit à petit au Japon. Les touristes (japonais) sont depuis de retour à Kyoto. Pourtant, actuellement, le temple d’or n’est pas aussi bondé de touristes qu’avant.

De nombreux touristes étrangers envahiront-ils ce temple l’année prochaine ? Le chemin vers le pavillon d’or a été modifié. J’espère que cela réduira la saturation des touristes aux spots photo.

Les échoppes, les boutiques de souvenirs et les distributeurs automatiques apparaissent le long du chemin. Personnellement, je n’aime pas son ambiance très touristique et commerciale.

Le pavillon d’or, c’est le clou de la visite du temple. L’année dernière, les travaux de réfection du toit se sont achevés. La statue de phénix sur le toit a également été réparée avec de nouvelles feuilles d’or. Le pavillon d’or qui a retrouvé sa splendeur vous offre une vue à couper le souffle. Mais il y a d’autres choses intéressantes à voir. Explorons ensemble le temple d’or autrement, que ce soit votre première visite ou votre deuxième visite.

Le côté sud de l’étang miroir est le meilleur spot photo du pavillon d’or pour les touristes. Mais le shogun (le fondateur du pavillon d’or) profitait habituellement la vue sur le jardin du côté est de l’étang. Pourquoi ? Que peut-on voir d’ici ?

Le pavillon d’or comporte trois étages. Le rez-de-chaussée est de style des résidences de l’époque. Les premier et deuxième étages dorés sont de style des temples (espaces dédiés au Bouddha). C’est très beau. Mais remarquez aussi son côté nord. C’est plutôt peu intéressant à voir. Il n’y a pas de fenêtres. Pourquoi ?

Côté nord du pavillon d'or
Côté nord du pavillon d’or

Au nord du pavillon d’or vous trouverez deux compostions de pierres et une cascade qui représente une carpe remontant un torrent. De l’eau coule en minces filets vers la fossé étroite et ne se jette pas directement dans l’étang. Pourquoi ?

Le temple d’or abrite deux types de jardins. L’un est le jardin aménagé autour de l’étang miroir où se trouve le pavillon d’or. L’autre est le jardin supérieur aménagé autour de l’étang Anmintaku. La plupart des touristes ne s’y arrêtent pas en disant qu’il n’y a rien d’extraordinaire. Ces deux jardins ont été conçus à différentes époques. En les comparant, on peut voir comment le style de jardin japonais a évolué au fil du temps.

Étang Anmintaku
Étang Anmintaku
Voie décorée avec des hagi

Le hagi ou la lespédèze, l’une des sept fleurs d’automne

C’est le moment où le hagi est le plus beau au Japon. On peut admirer ses fleurs blanches ou violacées. Bien qu’il s’agisse d’une plante plutôt modeste et discrète, le hagi a un lien profond avec la culture japonaise depuis longtemps. De nombreuses plantes figurent dans le Manyo-shu (la première anthologie de poésie japonaise, environ 4 500 poèmes compilés au VIIIème siècle), et le hagi a été la plus appréciée d’entre elles.

Le sanctuaire shinto Nashinoki-jinja, situé près du parc Kyoto-gyoen est un endroit célèbre pour ses hagi. En septembre, on écrit un poème court lié au hagi sur une bande de papier et l’accroche à une branche fine de hagi. Au moment où les hagi sont en pleine floraison, la fête de hagi se déroule dans son enceinte (Cette année, en raison du Covid-19, elle a été annulée…).

Ohagi
Ohagi

Le nom ohagi, une pâtisserie traditionnelle japonaise d’automne provient du hagi.
Il s’agit de boulettes de riz enveloppées avec la pâte de haricots rouges sucrés. On déguste souvent l’ohagi pendant les sept jours avant et après l’équinoxe d’automne, aki-no-higan.

Pleine lune d'automne

Otsukimi au temple Toshodai-ji

Otsukimi, la contemplation de la pleine lune est une coutume ancienne au Japon. Surtout, la pleine lune d’automne (la lune des moissons) est magnifique et la fête de la lune est organisée dans tout le pays. Hier soir, l’enceinte du temple Toshodai-ji a été ouverte au public pour l’otsukimi.

Toshodai-ji est situé à l’ouest de la ville de Nara. Il a été fondé au VIIIème siècle par un grand moine chinois invité au Japon pour enseigner le bouddhisme. Abritant de belles architectures anciennes, il est imprégné d’une ambiance majestueuse. Il n’est pas loin du centre-ville, mais on a l’impression de se trouver dans une forêt calme. Le jour de la fête de la lune, on peut visiter ce vieux temple de nuit.

Son pavillon principal, Kon-do renferment trois grandes statues de Bouddha. À la droite du Bouddha Vairocana (Bouddha principal) se tient le Bouddha Yakushi (Bouddha médecin) et à sa gauche, le Bodhisattva de la compassion Kannon aux mille bras. Éclairées, elles étaient d’un air imposant à couper le souffle. Le Kannon aux mille bras est normalement représenté avec vingt paires de bras, mais celui de Toshodai-ji aurait été vraiment représenté avec mille bras. Quelques-uns ont été perdus, toujours est-il que cette sculpture méticuleuse est impressionnante.

Statues en pierre

Une demi-journée d’excursion à Sagano

Parmi les sites incontournables à ne pas manquer à Kyoto, Arashiyama connu pour sa bambouseraie figure dans les principaux. Mais ces derniers temps, une masse de touristes envahit ce site riche en nature. Il est difficile de goûter une ambiance sereine.

Poussons alors jusqu’à Sagano qui s’étend à l’ouest d’Arashiyama. Il existe un Kyoto calme à quelques pas de l’agitation touristique. Les temples, les jardins, des quartiers résidentiels qui gardent encore un parfum d’autrefois… Une demi-journée de visite suffit pour découvrir les incontournables de Sagano. Voici mes endroits préférés.

Le temple Otagi Nenbutsu-ji

C’est un temple un peu singulier. Vous serez sans aucun doute surpris par ses 1 200 statues en pierre couvertes de mousse, rakan qui représentent les disciples de Bouddha. Puisque chaque statue a été sculptée par des amateurs, chaque visage est différent. Vous trouverez des statues humoristiques.

Le quartier de Saga Toriimoto

Quand vous descendez du temple Otagi Nenbutsu-ji et continuez tout droit, un portique orange torii sera visible sur votre droite. C’est l’entrée du quartier de Saga Toriimoto. Ce quartier paisible qui a été à l’origine un hameau formé autour du portique au XVème siècle a attiré de nombreux visiteurs qui sont allés prier au sanctuaire Atago situé sur le mont Atago. Il est bordé de maisons aux toits de chaume et de machiya, maisons traditionnelles en bois.

Le temple Adashino Nenbutsu-ji

Le mot adashi signifie « éphémère et vain » en vieille langue japonaise. Depuis longtemps, ce quartier Adashino était connu comme endroit où les dépouilles des morts étaient déposées en plein air. Aujourd’hui, l’enceinte de ce temple est remplie d’environ 8 000 statuettes ou pagodes bouddhistes, qui sont les pierres funéraires des morts dispersées autour d’Adashino. Vous serez sensible au caractère éphémère des humains. Il n’est pas toujours agréable de se balader dans son enceinte en raison de son ambiance « lugubre », mais ce chemin bordé de bambous est superbe et idéal pour une petite promenade. Comme il pousse très vite, le bambou est le symbole de la vitalité chez nous. Il me semble que la vie et la mort se mêlent à ce temple.

Le temple Gio-ji et le temple Jojakko-ji

Ce sont des temples chargés d’histoire. Vous pourrez y admirer le moelleux tapis de mousses entretenues avec soin. En automne, le contraste des couleurs rouges des feuilles avec les couleurs vertes des mousses est impressionnant.

La villa Okochi Sanso

Après avoir dépassé le temple Jojakko-ji, vous atteindrez bientôt la villa Okochi Sanso, la villa d’un acteur célèbre de films japonais des années 1930. Elle recèle un merveilleux jardin de promenade. Avec des montagnes en arrière-plan, vous aurez l’impression de vous trouver en pleine nature. Le prix d’entrée de cette villa est un peu élevé pour le tour (1 000 yens, un service de thé vert en poudre compris), mais elle mérite un détour. Quand vous descendez de la villa, vous verrez la célèbre bambouseraie d’Arashiyama devant vous.

Pagode à trois étages

Mes endroits préférés à Kizugawa

La ville de Kizugawa où j’habite est située à l’extrémité sud de la préfecture de Kyoto. C’est aussi une ville limitrophe de Nara. Il est possible de combiner dans la même journée un arrêt à Kizugawa et la visite du bourg Wazuka situé au sud de Kyoto et connu comme utopie du thé japonais ou la visite de Nara. Elle bénéficie d’une nature riche et abrite de nombreux sites historiques. Joruri-ji et Gansen-ji sont de vieux temples recommandés à visiter. Ils se cachent dans un petit village tranquille. Profitez d’un moment de calme de ces havres de paix.

Temple Joruri-ji
Temple Joruri-ji

Au centre de l’enceinte du temple Joruri-ji, il y a un étang autour duquel est aménagé un jardin représentant la Terre pure occidentale, saiho-jodo régnée par le bouddha Amida. Une île s’étire sur l’étang représentant l’océan. Sur le côté ouest de l’étang, se trouve le pavillon principal abritant neuf statues de bouddha Amida. Au XIème siècle où a été fondé le temple Joruri-ji, s’est répandue une nouvelle forme de foi qui permet aux gens d’échapper à l’agitation sociale. Ils ont souhaité le bonheur dans l’au-delà en adressant des invocations à bouddha Amida qui s’engage à accueillir tous les mourants souhaitant entrer en sa Terre pure. À l’époque, de nombreux temples abritant neuf statues de bouddha Amida, chacune représentant l’un des neuf stades du nirvana, ont été établis à Kyoto et ses environs, cependant seul Joruri-ji existe encore.

Pagode à trois étages
Pagode à trois étages

Sur le côté est de l’étang, se trouve la pagode à trois étages où est vénérée la statue de bouddha Yakushi, le bouddha qui guérit les maladies. C’est ce bouddha qui règne la Terre pure orientale lapis-lazulite dans le bouddhisme et enlève des souffrances des humains dans ce monde. Sur le côté est de l’étang, on souhaite que le bouddha Yakushi sauve les hommes souffrants dans ce monde et ensuite, le visage tourné à l’ouest vers le pavillon principal, on souhaite que le bouddha Amida les mène dans sa Terre pure occidentale.

Le jardin représente, en tous temps et en tous lieux, l’utopie religieuse. Dans la culture bouddhique du XIème siècle, le jardin de style de la Terre pure a été apprécié. L’étang représentant l’océan sépare ce monde et l’au-delà. Le jardin de Joruri-ji est un exemple du jardin japonais classique, comme celui du temple Byodo-in à Uji. Petite anecdote, le jardin japonais a été à l’origine influencé plus ou moins par la Chine et la péninsule coréenne, mais le style qui consiste à recouvrir le bord de l’eau avec des galets est unique au Japon. Le « rivage » réalisé avec ce style appelé suhama décrit une belle courbe.

Le temple Gansen-ji est connu comme l’un des temples de fleurs de la région du Kansai. En juin, qui est la saison des pluies au Japon, de belles fleurs d’hortensia embellissent son enceinte. C’est très joli. Il abrite de nombreux biens culturels, dont une statue du bouddha Amida du Xème siècle. Ce qui y est le plus impressionnant, c’est la pagode à trois étages qui se dresse dans un cadre luxuriant. Elle dégage une ambiance douce.

Où sont les démons ?
Où sont les démons ?

À la pagode, regardez les chevrons aux quatre coins. Pourrez-vous remarquer les sculptures en bois de démons qui soutiennent les chevrons ? Leur expression est très humoristique.

Pour se rendre à Joruri-ji et Gansen-ji, prenez le bus local depuis la gare JR de Kamo.
Une petite randonnée entre ces deux temples sera intéressante à faire. Vous pourrez voir des sekibutsu, des statues bouddhiques gravées dans la roche éparpillées le long du sentier. Je vous recommande de commencer par la visite de Gansen-ji (40 minutes de marche en descente douce).

Tsumago-juku

Magome-juku et Tsumago-juku, villages-stations sur l’ancienne route de Nakasendo

La route de Nakasendo, longue d’environ 540 km est une des anciennes routes de l’époque d’Edo qui reliait Kyoto à Edo (l’actuel Tokyo). Cette route à travers les montagnes centrales était empruntée par les voyageurs et les seigneurs féodaux appelés daimyo. Les daimyo régionaux devaient passer alternativement un an à Edo et un an dans leurs propres domaines sous le système du shogunat Tokugawa. Nakasendo est composée de 69 stations-relais appelées shukuba où on se reposait. Aujourd’hui, une grande partie de Nakasendo est remplacée par des routes modernes, mais la vallée de Kiso traversée par Nakasendo est parsemée de villages-stations qui vous plongeront dans une ambiance de l’époque d’Edo.

Magome-juku est la 43ème station de la route de Nakasendo. Des maisons en bois restaurées telles qu’elles étaient autrefois se suivent le long d’une rue pavée en pente.

Tsumago-juku est sa station voisine. Elle a été la première station au Japon à préserver une rangée de maisons anciennes et est empreinte d’une ambiance de l’ancienne Edo. Des lignes électriques n’entrent pas dans le champs visuel.

Si vous voulez découvrir le paysage rural du Japon, la randonnée entre Magome-juku et Tsumago-juku est recommandée (environ 9 km 3h de marche).

Rue Pontocho

La rue Pontocho en cours de suppression de poteaux électriques

Petite rue étroite, il se peut que vous ne la remarquiez pas. La rue Pontocho qui est l’un des cinq quartiers de geishas de Kyoto se situe à côté de la rivière Kamo. Les lampions où sont dessinés des oiseaux, plus précisément des pluviers vous serviront de point de repère. Si vous cherchez un restaurant, Pontocho vous proposera beaucoup de choix. Il sera aussi intéressant de chercher un restaurant spécial pour vous dans les ruelles et les impasses perpendiculaires à cette rue. Une petite marque de pluvier se voit à l’intersection avec une ruelle qui n’est pas une impasse.

Marque de pluvier
Marque de pluvier

Actuellement, les travaux de suppression de fils électriques surchargés y sont en cours.
Au Japon, on compte plus de 33 millions de poteaux électriques et construit encore environ 70 000 nouveaux poteaux chaque année. Il est impossible de ne pas remarquer des fils et des câbles électriques suspendus dans les airs. Au point de vue de dégradation du paysage, cela est un des exemples de la pollution visuelle. Le Japon est actuellement loin derrière l’Europe, le Singapour ou Hong Kong où 100 % des lignes électriques sont enterrées sous terre. 8 % dans les 23 arrondissements de Tokyo, 6 % dans la ville d’Osaka et 4 % dans la ville de Kyoto où nous devons être fortement sensibilisés à la protection des paysages.

Une balade culturelle à Nakanoshima, oasis urbaine d’Osaka

Nakanoshima est facilement accessible en métro depuis le quartier Nord, un des deux principaux quartiers d’Osaka. C’est une île étroite d’environ trois kilomètres de long encadrée par les rivières Dojima et Tosabori. En servant de stockage des marchandises pendant l’époque d’Edo (1603-1867), Nakanoshima s’est développé comme centre d’échanges commerciaux du pays et aujourd’hui accueille le cœur administratif, économique et culturel d’Osaka. Le réaménagement du quartier Ouest de Nakanoshima qui abrite des musées et des bureaux est en cours, mais je préfère son quartier Est parsemé d’établissements culturels rétro d’inspiration occidentale.

Le musée de la céramique orientale situé à l’est de la salle publique centrale renferme une collection impressionnante de céramiques coréennes et chinoises ainsi que des œuvres japonaises. Vous pouvez prendre des photos ici, ce qui est rare dans les musées japonais. Voici quelques œuvres représentatives.

Céladon avec des taches brunes de fer

Céladon avec des taches brunes de fer sur la glaçure (Chine du XIVème siècle). Ce type de céladon pour le contenant d’alcool a été utilisé comme vase à l’occasion de la cérémonie du thé au Japon.

Yuteki Tenmoku, bol à thé avec des taches argentées

Bol à thé avec des taches d’or, d’argent et bleu foncé scintillantes (Chine du XII-XIIIème siècle). Ces taches ressemblent aux gouttes d’huile sur la surface d’eau.

Pot à motif de poissons et de plantes aquatiques

Pot à motif de poissons et de plantes aquatiques dans un étang de lotus (Chine du XIVème siècle). Il a été utilisé comme contenant de liquide. Le poisson est un motif de bon augure symbolisant l’abondance.

Boîte à motif de phénix

Céladon à motif de phénix incrusté (Corée du XIIIème siècle). Cette boîte couverte carrée a été utilisée pour ranger les ustensiles cosmétiques.

Aiguière de l'époque du Royaume de Goryeo

Aiguière, céladon à motif de garçons grimpant sur la lierre et de plantes imaginaires et stylisées (Corée du XII-XIIIème siècle). Ce motif symbolise le souhait de la prospérité de la descendance.

Deux figurines de lutteurs de Sumo

Deux figurines de lutteurs de sumo de style Kakiémon (Japon, années 1680). Les porcelaines Kakiémon étaient cuites dans les ateliers d’Arita dans la préfecture de Saga durant le milieu du XVIIème siècle. Exportées vers l’Europe, elles ont attiré les aristocrates royaux. Le style Kakiémon se caractérise par sa beauté de couleur blanche laiteuse du fond et par sa composition décorative décentrée.

Pot, faïence avec glaçure de trois couleurs

Pot de médicament, faïence avec glaçure de trois couleurs (Japon du VIIIème siècle). Les glaçures blanches et jaunes sont parsemées sur le fond enduit de glaçure verte.

Ensemble de cinq bols en forme de bateau

Ensemble de cinq bols en forme de bateau de style Oribé (Japon du début du XVIIème siècle). Le bol en forme de bateau est unique au style Oribé. Les deux bords de chaque pièce sont enduits de glaçure verte tandis que le centre est décoré de dessins de kaki suspendus et de motifs géométriques.

Ensemble de cinq bols

Ensemble de cinq bols d’Ogata Kenzan (Japon du XVIIIème siècle) unifiant la forme et le dessin avec des fleurs de camélia. Sur la base, il y a la signature de Kenzan.

Malgré sa collection extraordinaire de céramique, ce musée est peu fréquenté. Vous pourrez vous détendre et apprécier les œuvres tout à loisir.

À côté du musée, la forêt des livres d’enfants Nakanoshima conçue par Ando Tadao, l’un des architectes les plus connus du Japon a ouvert ses portes en juillet 2020. Elle abrite plus de 18 000 livres tels que des livres d’images et des œuvres littéraires pour enfants. Ces livres sont répartis en 12 thèmes. À l’intérieur de ce bâtiment gris en béton armé, il y a partout des endroits « secrets » conçus pour que les enfants puissent avoir du plaisir à lire. Il est aussi possible de lire sur la pelouse du parc Nakanoshima si le temps le permet.

Que faire à Osaka, la troisième plus grande ville du Japon ? Visiter Dotonbori ou Shinsekai ? Oui, ce sont des quartiers emblématiques d’Osaka. Manger takoyaki (petites boules de poulpes) ou okonomiyaki (galette japonaise) ? Oui, ce sont les spécialités à déguster à Osaka. Mais si vous voulez découvrir une autre facette d’Osaka, Nakanoshima et ses alentours abritant aussi des architectures rétro valent la peine d’être visités.

Lotus. fleur sacrée

Le lotus, la fleur sacrée dans le bouddhisme

En poussant dans l’eau boueuse, le lotus fleurit sur de longues tiges. Dans le bouddhisme, la fleur de lotus est associée à la pureté. En été, vous pourrez admirer ses belles fleurs de couleur blanc rosé. Elles commencent à ouvrir leurs pétales de bon matin et se ferment en début d’après-midi. Elles ont une durée de vie très courte. 3 à 4 jours seulement. Mais les graines de lotus peuvent vivre plus de 1 000 ans.

La semaine dernière, j’ai visité le temple Gango-ji situé au centre de Naramachi, ancien quartier marchand de Nara. Les fleurs de lotus y flattaient les yeux des visiteurs. Gango-ji où se trouvait à l’origine le quartier de Naramachi était un grand complexe. Il existe encore des tuiles anciennes sur les toitures. Les tuiles rondes sont mises en gradins les unes sur les autres. Les tuiles rougeâtres ou noires ont été fabriquées il y a 1 400 ans.

Il est également connu pour sa légende des oni, démon japonais. Cinq statuettes de démons humoristiques se cachent dans son enceinte. Je n’en ai trouvé que trois mais pourrez-vous toutes les trouver ?

Au temple Hannya-ji

La saison des hortensias

Au Japon, le juin est la saison des pluies. C’est aussi la saison des hortensias appelés ajisai en japonais. L’espèce en forme de boule appelée seiyo-ajisai ou ajisai occidental qu’on voit souvent a été importée d’Europe. Mais savez-vous que son origine est au Japon ? Après avoir été présenté par un médecin et naturaliste allemand à la fin de l’époque Edo, l’hortensia originaire du Japon gaku-ajisai a été amélioré en Europe et a enfin été importé au Japon au début du XXème siècle.

Des temples célèbres pour leurs magnifiques hortensias sont partout au Japon. Il y en a aussi qui offrent de belles « astuces » utilisant des hortensias pour inviter des touristes à visiter. Que diriez-vous d’explorer des coins photogéniques ?