Archives de l’étiquette : thé

Nouvelles feuilles de thé

La cueillette du thé à Tsukigase

Champs de thé à Tsukigase
Champs de thé à Tsukigase

La cueillette du thé tout en profitant de la riche verdure des champs de thé…
Tsukigase, un hameau situé au nord-est de la ville de Nara, est un des meilleurs endroits pour admirer les pruniers en fleurs. En mai, un autre paysage flatte les yeux ici.

Peu connu des touristes étrangers, yamato-cha, un thé de haute qualité est cultivé dans ce hameau depuis longtemps. Lors de la première récolte pour le nouveau thé shincha, on cueillit le bourgeon et les deux feuilles suivantes à la main. Il existe de nombreuses variétés de thé japonais. Cette fois-ci, la cueillette du thé a été organisée aux champs de thé kabusecha dont les feuilles sont cultivées à l’ombre environ une semaine avant la cueillette. Ce thé est à mi-chemin entre le gyokuro et le sencha. La cueillette à la main prend de longues heures malgré un faible rendement. Le thé fraîchement cueilli est pour la foire exposition et après sera distribué aux participants de la cueillette. J’ai hâte de goûter le thé que j’ai moi-même cueilli.

Articles en laque

Une balade shopping dans la rue Teramachi-dori

La rue Teramachi-dori est une rue historique qui traverse le centre-ville de Kyoto du nord au sud. Parmi les quartiers au bord de cette rue, le quartier qui s’étend de la mairie au parc du palais impérial est bordé de boutiques variées traditionnelles et modernes.

Zohiko 京漆匠 象彦

Zohiko
Zohiko

Le laque japonais, une des idées de souvenirs à ramener de Kyoto…
Les laques appelés shikki en japonais sont faits en enduisant des matériaux de base (le bois, le bambou, le papier, le métal, le plastique, etc.) de fines couches de la sève récoltée sur l’arbre à laque. L’urushiol, le composant principal de la sève, s’oxyde et durcit, ce qui rend la laque urushi très durable, résistante à l’eau, isolante et antiseptique. L’éclat élégant créé par les couches de la laque urushi constitue également un des charmes des laques shikki.
Fondé en 1661, Zohiko a un large éventail d’articles en laque, non seulement les objets d’art mais aussi la vaisselle de tous les jours et fait connaître les attraits du laque de Kyoto. Le personnel du magasin est sympathique et gentil. Tous ses articles sont magnifiques et surtout, les tasses pour l’usage quotidien et les coupes à saké (illustrant chacune un mois de l’année) sont populaires comme souvenir.


  • La rue Teramachi-dori (au nord de la rue Nijo-dori)
    À 5 minutes à pied de la sortie 11 de la station Kyoto shiyakusho-mae
  • Heures et jours d’ouverture
    10h-18h (tous les jours sauf mardi)

Ippodo 一保堂茶舗

Ippodo
Ippodo

Fondée en 1717, cette belle boutique de thé se trouve à deux pas de Zohiko. Elle propose une large gamme de thés (sencha, matcha, gyokuro, etc.). Son salon de thé Kaboku est recommandé pour une petite pause.

  • Heures et jours d’ouverture
    Boutique : 10h-17h (tous les jours sauf le 2è mercredi du mois)
    Salon de thé : 10h-17h (tous les jours sauf le 2è mercredi du mois, dernière commande
    16h30)
  • Petite info
    La boutique propose également leurs thés à emporter.

Des petits confiseurs, des boutiques d’artisanat contemporain, des antiquaires chics…
Par rapport à l’avenue Shijo toujours animée, il y a quelque chose de calme. Vous pourrez profiter d’une belle balade shopping dans ce quartier.

Fleur star de la saion des pluies

L’hortensia, star de la saison des pluies au Japon

Le mois de juin est la saison des pluies au Japon. C’est aussi la saison des hortensias appelés ajisai en japonais. L’espèce en forme de boule appelée seiyo-ajisai qu’on voit souvent a été importée d’Europe. Mais savez-vous que les hortensias sont originaires du Japon ? Après avoir été présenté par un médecin et naturaliste allemand à la fin de l’époque d’Edo, l’hortensia originaire du Japon gaku-ajisai a été amélioré en Europe et a enfin été introduit au Japon au début du XXème siècle.

Les Japonais aiment admirer les hortensias. Dans les rues, les jardins, les parcs… Ils sont omniprésents. Il existe aussi un peu partout au Japon des « temples aux hortensias » où une masse de touristes afflue pour prendre des photos instagrammables. Certes, on voit souvent cette fleur star de la saison des pluies dans les temples japonais, mais pourquoi ? L’hortensia est une plante étroitement liée au bouddhisme au Japon depuis longtemps.

La saison des pluies correspond au changement de saison au Japon. Cela faisait autrefois beaucoup de morts à l’époque où les soins médicaux n’étaient pas suffisants. L’hortensia, qui est facile à cultiver et à entretenir, était offert comme fleur de deuil. Il est également associé à kanbutsu-e, la fête célébrant l’anniversaire de Bouddha (le 8 avril) dans le bouddhisme japonais. Lors de cette fête, on prépare du thé amacha obtenu à partir de feuilles écrasées et fermentées d’une variété d’hortensia amacha originaire du Japon. On en verse sur la statuette en bronze représentant le Bouddha enfant. Cela provient d’une légende selon laquelle neuf dragons ont versé la rosée douce du ciel au moment de la naissance de Bouddha pour lui faire prendre son premier bain. Le thé amacha utilisé à la place de la rosée douce a un goût sucré.

L’hortensia doit sa popularité à sa belle floraison aujourd’hui, mais il était à l’origine une plante indispensable dans les temples japonais d’un point de vue bouddhiste.

Feuilles de thé

Ujitawara, berceau du thé vert japonais

La région de Yamashiro située dans le sud de la préfecture de Kyoto est célèbre pour sa production du thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Elle bénéficie de sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIème siècle, lorsqu’un moine a introduit des graines de théier aux villageois d’Uji, centre de la région de Yamashiro, au retour de son voyage en Chine.

*Qu’est-ce que le thé d’Uji ?
Il s’agit d’une marque de thé vert fabriqué à partir de feuilles de thé cultivées dans quatre préfectures, Kyoto et ses préfectures voisines de Shiga, Nara et Mie, en utilisant la méthode de fabrication originaire de la région d’Uji et de ses environs.

Il existe une grande variété de thés japonais telles que le sencha (thé vert), le gyokuro (thé vert supérieur avec une saveur ronde), le tencha (base de thé pour faire du matcha), etc. Ceci est dû aux différentes méthode de culture. Je pense que c’est sans doute le thé vert en poudre, matcha est le plus renommé dans les pays étrangers. À propos du thé d’Uji, le tencha et le gyokuro cultivés ombragés représentent la moitié de sa production totale.

Je vous ai présenté plusieurs fois le bourg de Wazuka comme le plus grand producteur de thé de la région de Yamashiro dans mes articles de blog. Son paysage panoramique des plantations de thé est à couper le souffle. Wazuka est digne de son nom chagenkyo qui signifie « utopie du thé ».

Plantation de thé à Wazuka
Plantation de thé à Wazuka

Dans cet article, je vous présente un autre principal producteur de thé de la région de Yamashiro, le bourg d’Ujitawara. Situé entre la ville d’Uji et le bourg de Wazuka, il est connu comme le berceau du thé vert sencha, le thé le plus consommé au Japon aujourd’hui. Le thé d’Uji est devenu célèbre pour sa qualité durant l’époque de Muromachi (1338-1573). À la suite du développement de la cérémonie du thé, les champs ombragés pour la culture du tencha de qualité ont été aménagés à Uji. Le tencha est obtenu en séchant les feuilles de thé après les avoir fraîchement cueillies et chauffées à la vapeur. À l’époque, c’était un thé que seuls les samouraïs et la noblesse pouvaient s’offrir. D’ailleurs, la culture du tencha n’était autorisée que dans certains champs de thé d’Uji. Le thé pour la classe populaire était de couleur brune. Sa qualité de goût et arôme était inférieure à celle du tencha. Mais en 1738, Nagatani Soen, un cultivateur de thé d’Ujitawara a réussi à créer le sencha, un thé vert avec un arôme et un goût excellents pour toutes les classes sociales. Inspiré par la méthode de fabrication du tencha, il a mis au point une méthode unique qui constitue encore la base de la fabrication du sencha. Le sencha s’est répandu dans tout le pays et l’industrie du thé a beaucoup évolué à Ujitawara.

Plantation de thé à Ujitawara
Plantation de thé à Ujitawara

Les plantations de thé et les boutiques de thé sont éparpillées dans le quartier central d’Ujitawara, Yuyadani. Vous pouvez aussi visiter la maison natale de Nagatani Soen au toit de chaume entourée de cèdres dans une vallée boisée. À côté de sa maison, il y a un sanctuaire shinto où est vénéré ce père du thé vert japonais comme divinité.

Près d’ici, se trouve une plantation de thé Ofukudani où j’ai participé à la cueillette des feuilles de thé. Il n’y a pas de ventilateurs installés en hauteur qui sont utilisés pour éviter que l’air froid se pose sur les feuilles de thé. Vous pourrez y profiter des paysages ruraux et paisibles.

Si vous voulez découvrir la culture du thé japonais qui a une histoire de 800 ans, la région de Yamashiro où se trouvent Uji, Wazuka, Ujitawara, etc. est incontournable à visiter. Les diverses activités liées au thé (visite des champs de thé, cueillette des feuilles de thé, dégustation du thé, etc.) y sont proposées aux touristes étrangers.

Nouvelles feuilles de thé

Les plantations de thé dans un hameau paisible

Plantation de thé dans le hameau Dosenbo
Plantations de thé dans le hameau Dosenbo

Le village Minami-Yamashiro situé dans le sud de la préfecture de Kyoto abrite quelques hameaux producteurs de thé. Voici les plantations de thé dans le hameau Dosenbo situé sur un plateau à environ 400 mètres d’altitude. Ce site a été défriché lors de la restauration de Meiji.

Nouvelles feuilles de thé
Nouvelles feuilles de thé

Le vert clair de nouvelles feuilles de thé est magnifique. La première récolte du thé a lieu le 88ème jour à compter du début du printemps (début février) selon le calendrier lunaire, début mai. Le thé de la première récolte est très parfumé et a un goût rafraîchissant.

Parcelles couvertes
Parcelles couvertes

Quelques parcelles sont couvertes avec des voiles de toile noire. Les feuilles de thé pour le gyokuro, le tencha ou le kabusecha sont cultivées à l’ombre une vingtaine de jours avant la récolte. Avec cette technique, la théanine, un acide aminé se transforme moins en catéchine (goût amer). Cela donne au thé une saveur moelleuse.

Champs de thé et cerisier à fleurs doubles
Champs de thé et cerisier à fleurs doubles

Les champs de thé vert et les fleurs roses doubles de cerisier offraient un contraste saisissant.

Le bourg Wazuka, utopie du thé

Bourg Wazuka

Le bourg Wazuka autrement appelé « utopie du thé » est situé dans le sud-est de la préfecture de Kyoto. Les plantations de thé s’étendent à perte de vue, depuis les pentes de la montagne jusqu’au sommet. Wazuka est un grand producteur de thé.

Mais cela n’est pas très connu car la plupart des feuilles de thé produites à Wazuka sont vendues sous le nom de thé d’Uji (une des marques célèbres de thé) par des grossistes en thé. Mais la production du thé de Wazuka représente presque la moitié de la production totale du thé d’Uji. Wazuka est pour ainsi dire le pays natal du thé d’Uji.

Le climat frais, la différence de température entre le jour et la nuit, la brume matinale apportée par des rivières et des forêts environnantes… Il y a toutes les conditions favorables pour produire le thé à la saveur riche.

Okunoyama, la plus vieille plantation de thé d’Uji

Plantation de thé, Okunoyama

La région de Yamashiro située dans le sud de la préfecture de Kyoto est célèbre pour la production de thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Uji (centre de la région de Yamashiro) bénéficie de sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIe siècle, lorsqu’un moine a encouragé les villageois d’Uji à cultiver le thé. À Uji où se trouvent de nombreuses boutiques de thé aujourd’hui, les sept meilleures plantations de thé ont été créées à la demande de shogun, amateur de thé d’Uji, au XIVe siècle. Les six ont disparu au fil de l’urbanisation et Okunoyama est la seule plantation de thé existante encore. Elle est entretenue par Horii Shichimeien, ancien producteur-grossiste de thé. Il existe une grande variété de thés japonais telles que le sencha (thé vert), le gyokuro (thé vert supérieur avec une saveur ronde), le tencha (base de thé pour faire du matcha), etc. Ceci est dû aux différentes méthode de culture. À propos du thé d’Uji, le tencha et le gyokuro cultivés ombragés représentent la moitié de sa production totale. À Okunoyama où il y avait différents types de théiers, ceux sélectionnés pour le gyokuro et le tencha de première qualité sont cultivés. Ceci est le fruit de 20 ans de recherches du thé d’Uji qui devrait passer à la postérité.

Matcha Narino

Le matcha (thé vert en poudre) Narino obtenu en broyant le tencha cultivé à Okunoyama après l’avoir fraîchement cueilli et chauffé à la vapeur. Riche en théanine, sans amertume, il se caractérise par une saveur plus moelleuse.

Horii Shichimeien offre le programme suivant (90 min, 3 300 yens par personne) pour s’initier au thé d’Uji.

  • Visite de la plantation de thé Okunoyama
  • Visite de l’usine de fabrication du matcha
  • Apprendre à broyer le tencha à la meule en pierre
  • Dégustation du matcha Narino
  • Cours sur l’infusion du thé

Les paysages ruraux d’automne

Il fait encore chaud, mais l’automne arrive bientôt.

Higanbana

Les fleurs de lys araignée rouge, higanbana bordent les sentiers entre les rizières.

Champs de thé

Au bourg Wazuka, le pays natal du thé d’Uji. À perte de vue, les feuilles du thé couvent les pentes des montagnes décrivant une légère courbe.

Si vous voulez profiter de la vue des champs de thé, l’automne est la meilleure saison. C’est impressionnant.

Trip Base Michi no eki Project au village Minami-Yamashiro

Le michi no eki du village Minami-Yamashiro

Le village Minami-Yamashiro avec à peu près 2 800 habitants est le seul village de la préfecture de Kyoto. Ces derniers temps, ce petit village attire l’attention des voyageurs. Sa spécialité est le thé. Comme producteur du thé de Kyoto, il est aussi connu que le bourg Wazuka et le bourg Uji-Tawara. Le paysage unique des champs de thé s’y étend ici et là. Il est adjacent aux trois préfectures (Nara, Shiga et Mié) et bien situé pour les voyageurs sur les routes (à vélo, à moto, en voiture). Grâce à cet avantage géographique, le michi no eki qui sert de lieu de repos aux voyageurs y a été construit en 2017.

Savez-vous ce que c’est, michi no eki ou station sur le chemin ? C’est comme aire de repos, mais plus pratique. On peut y découvrir les charmes de la région où on voyage à travers les spécialités, les plats, les rencontres avec les locaux, etc. Bref, la couleur locale y est condensée. Le Japon en compte plus de 1 100.

Les champs de thé

À côté du michi no eki du village Minami-Yamashiro où on met la promotion des produits du terroir au premier plan, la construction de l’hôtel Fairfield de Marriott est prévue dans le cadre du « Trip Base Michi no eki Project ». Ce projet qui offre un nouveau style de voyage vous aideront à dénicher les charmes cachés dans des régions rurales.