Archives de l’étiquette : osaka

Yohen Tenmoku

La réouverture du musée d’art Fujita

Le musée d’art Fujita situé au cœur de la ville d’Osaka abrite une riche collection d’art asiatique (Chine, Corée et Japon). Comptant environ 2 000 œuvres d’art, sa collection s’étend sur plusieurs genres : des peintures chinoises et japonaises, des calligraphies, des sculptures bouddhiques, des rouleaux peints narratifs japonais (emakimono), des tissus et des objets destinés à la cérémonie du thé. Elle a été recueillie par Fujita Denzaburo (1841-1912), un homme d’affaires d’Osaka de l’époque de Meiji et ses deux fils par crainte que les précieux biens culturels ne soient détruits ou envoyés à l’étranger et perdus durant le mouvement anti-bouddhiste de l’époque, mais aussi par la conviction qu’ils deviendraient le patrimoine national japonais.

Le musée d’art Fujita a ouvert ses portes en 1954. Comme sa collection était exposée dans un entrepôt, kura en japonais, sur la propriété familiale, ce musée était appelé
« musée sous forme de kura ». La demeure principale de la famille Fujita a été détruite par un incendie lors du raid aérien d’Osaka en 1945, mais les objets d’art qui étaient préservés dans des entrepôts ont été épargnés par l’incendie.

Après plus de 5 ans de travaux de rénovation qui ont eu pour but d’améliorer la présentation de sa collection, le musée d’art Fujita a rouvert le mois dernier et accueille de nouveau des visiteurs. À l’intérieur du bâtiment à la façade en verre, on voit quelque chose comme un coffre-fort avec portes à deux battants. C’est l’entrée du nouveau musée, évoquant l’entrepôt qui servait autrefois de salle d’exposition, et de fait, certains matériaux de l’ancien entrepôt y sont réutilisés.

Parmi tous les objets qui constituent la collection du musée, la collection d’ustensiles pour la cérémonie du thé est notamment magnifique et impressionnante. Comme un certain nombre de personnalités du monde politique et de la finance de l’époque de Meiji, Fujita Denzaburo était connu pour son goût artistique raffiné et pratiquait la voie du thé. Voici quelques-uns des ustensiles pour la cérémonie du thé et d’autres œuvres d’art qui sont à ne pas manquer à ce musée.

Boîte à encens pour la cérémonie du thé

C’est un contenant d’encens en terre cuite émaillée avec couvercle en forme de tortue (Chine, XVIIème siècle). C’est la dernière collection de Fujita Denzaburo.

Yohen Tenmoku

C’est un bol à thé couvert de glaçure tachetée scintillante (Chine, XIIème-XIIIème siècle). Il existe quatre bols à thé à taches bleues et vertes, dont celui-ci, tous au Japon.

Bol à thé

Ce bol à thé a été fabriqué dans la péninsule coréenne. Ses parties cassées ont été réparées au moyen de laque, urushi. L’art de kintsugi est également utilisé comme un élément décoratif à la réparation.

Boîte à thé

C’est une boîte à thé en forme d’aubergine couverte de glaçure châtain foncé. On y voit un fil de glaçure brun jaunâtre.

Portrait, un des seize rakan

Les seize rakan ont été peints en Chine (XIVème-XVème siècle). Les rakan sont des disciples de Bouddha. Le sixième shogun du shogunat de Muromachi aurait collectionné ces portraits.

Lotus, glycine et érable

Ces trois motifs ont été peints par un petit fils de Hon’ami Koetsu (1558-1637) considéré comme un des fondateurs de l’école Rinpa. Le style décoratif et élégant est réalisé par la technique artistique tarashikomi qui consiste à appliquer des pigments sur une surface humide pour obtenir un effet flou.

À la sortie du musée, il y a un petit espace comme un foyer qui vous inviterait à profiter d’une balade agréable à l’extérieur. À travers d’une fenêtre de l’ancien entrepôt, vous pourrez voir le paysage découpé comme une peinture encadrée. Le musée est adjacent au parc où se trouvait la demeure principale de la famille Fujita. Vous pourrez voir également deux bâtiments qui ont échappé au raid aérien de 1945 : une pagode qui a été transférée du mont Koya et la porte d’entrée de l’ancienne demeure.

  • Le musée d’art Fujita se trouve à 10 minutes à pied de la gare de Kyobashi.
  • Le prix du billet d’entrée est de 1 000 yens. C’est gratuit pour les jeunes de moins de 19 ans.
  • Le musée est ouvert sauf les fêtes de fin d’année et du Nouvel An.
  • Les photos sans flash y sont autorisées.
Nakazakicho

Nakazakicho, quartier rétro et moderne d’Osaka

Nagazakicho est situé à dix minutes à pied d’Umeda, centre du quartier Nord à Osaka. Épargné par les bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale, il recèle de nombreux spots empreints de nostalgie. Les cafés, les boutiques, les galeries d’art dans des nagaya (un genre de logement collectif japonais) et de vieilles maisons rénovés… Ils sont nichés parmi les immeubles d’habitation moderne.

Au fond d’une ruelle, il y a un mini temple dédié au bodhisattva jizo et un mini sanctuaire dédié à la divinité serpent blanc mi-san qui est également la divinité tutélaire du quartier. Derrière le sanctuaire, vous trouverez une rangée de boutiques intéressantes à visiter.

À côté de spots instagrammables, la vie des locaux est toujours présente dans ce quartier. Cela le différencie des autres quartiers branchés et touristiques d’Osaka. Nakazakicho est un quartier sympathique à explorer à votre gré. Vous y ferez des découvertes inattendues dans le dédale de ruelles.

Sakura

Mes sakura spots préférés

-Nara
Les illuminations nocturnes n’ont pas été proposées autour du parc de Nara ce printemps. Mais les fleurs des cerisiers au coucher du soleil sont très jolies. Au mont Yoshino, on peut profiter d’une vue panoramique de 30 000 cerisiers en fleurs.

-Kyoto
Chez les Japonais, la digue Sewari-tei installée au confluent des rivières Uji et Kizu est un des endroits prisés pour contempler les fleurs des cerisiers. Le tunnel de cerisiers en fleurs s’étend sur environ 1,4 kilomètres. Il règne une ambiance féerique même dans les temples zen au moment de la saison des cerisiers. Presque tous les spots touristiques sont bondés de touristes qui veulent prendre de belles photos pour Instagram. Contempler tranquillement la beauté de cerisier bonsaï, ce serait un autre style de hanami pour échapper à la foule.

-Osaka
Voici les cerisiers en fleurs au cœur de la ville d’Osaka, la Cité de l’eau. Pour admirer des rangées de cerisiers au bord de la rivière, il n’y a rien de tel qu’une croisière en bateau. On voit le donjon du château d’Osaka au loin.

-Autour de chez moi
On peut trouver des cerisiers un peu partout au Japon. Le long de la voie ferrée, dans les parcs, dans les écoles… À quelques pas de chez soi, on peut faire le hanami dans une atmosphère paisible et nonchalante. Le cerisier pleureur du temple Jizo-zen-in sur la 3ème photo est âgé de 300 ans. Il est l’oncle du cerisier pleureur de Gion, un arbre emblématique du parc Maruyama à Kyoto. Il dépérit un peu à cause de son grand âge, mais ses belles fleurs nous réconfortent toujours.

Vins d'Osaka

Osaka, une région productrice de vin japonais

La bière et le chuhai sont les boissons alcoolisées les plus courantes au Japon, mais i y a aussi de nombreux amateurs de vin. L’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Japon qui est entré en vigueur en 2019 a permis la suppression des droits de douane pour les vins de l’UE vers le Japon et les vins français, italiens et espagnols ont le vent en poupe. Ces dernières années, le vin japonais est aussi apprécié. Il s’agit du vin obtenu à partir de 100 % des raisins cultivés au Japon. Les principales régions productrices de vin japonais sont Yamanashi, Nagano et Hokkaido riches en nature. Mais le vin japonais est également produit dans les proches banlieues de la ville d’Osaka. N’est-il pas surprenant qu’Osaka, le centre économique de l’ouest du Japon soit aussi une région viticole ? Les principaux vignobles destinés à la production des raisins de table et à la vinification se trouvent dans ses banlieues sud-est comme Kashiwara et Habikino. Le Delaware (raisin blanc) et le Muscat Bailey A (raisin rouge) sont les cépages les plus cultivés. L’histoire de viticulture à Osaka remonte au XIXème siècle. Le cépage Koshu de Yamanashi a été planté dans les banlieues sud-est d’Osaka où le climat et le sol sont propices à la culture de la vigne. Au début des années 1930, Osaka a été le plus grand producteur de raisin du Japon. L’histoire de la vinification à Osaka remonte à 1914 et son premier domaine viticole a été ouvert cette année-là. Il y en a six actuellement et chacun propose des vins uniques.

Kawachi Wine Company
Kawachi Wine Company

Voici Kawachi Wine Company, l’un des domaines viticoles d’Osaka. Ses vignobles était consacrée autrefois à la production de raisins de table. Mais un violent typhon de 1934 a causé d’énormes dégâts à ses raisins et il a commencé à les vinifier.

C’est en décembre que j’ai visité ce domaine viticole. Malheureusement, je n’ai pas de photo des raisins car ils avaient été vendangés. Un certain nombre des cépages français comme le Chardonnay, le Merlot, etc. y est également cultivé.

Actuellement, chaque domaine viticole d’Osaka développe l’œnotourisme local. À Kawachi Wine Company, la visite des vignobles et la dégustation de vins sont offertes (1 650 yens par personne). Les vins représentatifs de ce domaine sont le blanc issu de Delaware et le rouge issu de Muscat Bailey A. Il produit également le vin de prune, umeshu.

Osaka est connue pour sa scène culinaire dans les quartiers animés. Mais si vous voulez faire d’autres activités à Osaka, que diriez-vous de visiter sa région viticole ? Vous pourrez découvrir une autre facette d’Osaka.

Pour se rendre à Kawachi Wine Company, descendez à la gare de Komagatani sur la
ligne Kintetsu Minami Osaka. Il se situe à 8 minutes à pied de la gare. C’est environ une heure de trajet du centre de la ville d’Osaka.

Bâtiment de dégustation
Bâtiment de dégustation
Forger

Découvrir le Japon à travers les ateliers d’artisans-La ville de Sakai, haut-lieu de la fabrication de couteaux japonais

Sakai est une vieille ville marchande et artisanale située à environ 15 kilomètres au sud de la ville d’Osaka. Pendant l’époque médiévale, elle a prospéré grâce au commerce et a été une ville autonome administrée par des citoyens marchands. Sakai est devenue la ville la plus riche du Japon avec Imai à Nara. À propos du quartier d’Imai :https://japonhautecouture.com/autres/le-quartier-dimai-un-voyage-dans-le-temps-a-lepoque-dedo/

Lorsque les armes à feu et le tabac ont été introduits du Portugal au Japon au milieu du XVIème siècle, Sakai est devenue une base de fabrication d’armes à feu et de couteaux pour couper les feuilles de tabac. Les couteaux tranchants fabriqués à Sakai ont ainsi une grande renommée. Aujourd’hui, la plupart des couteaux japonais utilisés par les cuisiniers professionnels pour la préparation culinaire sont originaires de Sakai. Dans la cuisine japonaise washoku qui est aussi un régal pour les yeux, la beauté de la coupe des ingrédients est très importante. Il existe environ 300 types de couteaux japonais correspondant à une utilisation précise. Chacun est bien adapté aux ingrédients à découper.

Voici l’atelier de forge Mizuno, qui a été fondé en 1872. Actuellement, le maître de 5ème génération forge les couteaux et les sabres japonais en utilisant des techniques traditionnelles. Les couteaux de cuisine typiques de Sakai sont fabriqués en joignant un morceau d’acier au fer doux et en forgeant à l’aide d’un maillet et d’un marteau à ressort (machine à forger).

Atelier de forge Mizuno
Atelier de forge Mizuno

Dans cet atelier, j’ai vu une démonstration de forgeage d’un couteau à sashimi à simple tranchant (couteau pour la découpe des poissons). Un morceau d’acier est joint au fer doux qui a été chauffé au rouge, en utilisant un adhésif spécial appelé tansetsuzai. La lame est chauffée à une température d’environ 850 degrés dans le four au coke avant d’être martelée. Le contrôle de la température est importante. Dans l’étape suivante, la pointe de la lame est martelée et façonnée et puis, la partie de la lame insérée dans le manche appelée nakago est façonnée. La lame est enfin chauffée et martelée pour façonner la forme finale du couteau.

Le Couteau fuguhiki spécialisé dans le sashimi du poisson-globe, fugu a été conçu par cet atelier de forge. Il permet de couper très finement la chair du fugu fibreuse et coriace.
Si vous vous intéressez à la culture des couteaux japonais, l’atelier de forge Mizuno est incontournable à visiter.

Une balade culturelle à Nakanoshima, oasis urbaine d’Osaka

Nakanoshima est facilement accessible en métro depuis le quartier Nord, un des deux principaux quartiers d’Osaka. C’est une île étroite d’environ trois kilomètres de long encadrée par les rivières Dojima et Tosabori. En servant de stockage des marchandises pendant l’époque d’Edo (1603-1867), Nakanoshima s’est développé comme centre d’échanges commerciaux du pays et aujourd’hui accueille le cœur administratif, économique et culturel d’Osaka. Le réaménagement du quartier Ouest de Nakanoshima qui abrite des musées et des bureaux est en cours, mais je préfère son quartier Est parsemé d’établissements culturels rétro d’inspiration occidentale.

Le musée de la céramique orientale situé à l’est de la salle publique centrale renferme une collection impressionnante de céramiques coréennes et chinoises ainsi que des œuvres japonaises. Vous pouvez prendre des photos ici, ce qui est rare dans les musées japonais. Voici quelques œuvres représentatives.

Céladon avec des taches brunes de fer

Céladon avec des taches brunes de fer sur la glaçure (Chine du XIVème siècle). Ce type de céladon pour le contenant d’alcool a été utilisé comme vase à l’occasion de la cérémonie du thé au Japon.

Yuteki Tenmoku, bol à thé avec des taches argentées

Bol à thé avec des taches d’or, d’argent et bleu foncé scintillantes (Chine du XII-XIIIème siècle). Ces taches ressemblent aux gouttes d’huile sur la surface d’eau.

Pot à motif de poissons et de plantes aquatiques

Pot à motif de poissons et de plantes aquatiques dans un étang de lotus (Chine du XIVème siècle). Il a été utilisé comme contenant de liquide. Le poisson est un motif de bon augure symbolisant l’abondance.

Boîte à motif de phénix

Céladon à motif de phénix incrusté (Corée du XIIIème siècle). Cette boîte couverte carrée a été utilisée pour ranger les ustensiles cosmétiques.

Aiguière de l'époque du Royaume de Goryeo

Aiguière, céladon à motif de garçons grimpant sur la lierre et de plantes imaginaires et stylisées (Corée du XII-XIIIème siècle). Ce motif symbolise le souhait de la prospérité de la descendance.

Deux figurines de lutteurs de Sumo

Deux figurines de lutteurs de sumo de style Kakiémon (Japon, années 1680). Les porcelaines Kakiémon étaient cuites dans les ateliers d’Arita dans la préfecture de Saga durant le milieu du XVIIème siècle. Exportées vers l’Europe, elles ont attiré les aristocrates royaux. Le style Kakiémon se caractérise par sa beauté de couleur blanche laiteuse du fond et par sa composition décorative décentrée.

Pot, faïence avec glaçure de trois couleurs

Pot de médicament, faïence avec glaçure de trois couleurs (Japon du VIIIème siècle). Les glaçures blanches et jaunes sont parsemées sur le fond enduit de glaçure verte.

Ensemble de cinq bols en forme de bateau

Ensemble de cinq bols en forme de bateau de style Oribé (Japon du début du XVIIème siècle). Le bol en forme de bateau est unique au style Oribé. Les deux bords de chaque pièce sont enduits de glaçure verte tandis que le centre est décoré de dessins de kaki suspendus et de motifs géométriques.

Ensemble de cinq bols

Ensemble de cinq bols d’Ogata Kenzan (Japon du XVIIIème siècle) unifiant la forme et le dessin avec des fleurs de camélia. Sur la base, il y a la signature de Kenzan.

Malgré sa collection extraordinaire de céramique, ce musée est peu fréquenté. Vous pourrez vous détendre et apprécier les œuvres tout à loisir.

À côté du musée, la forêt des livres d’enfants Nakanoshima conçue par Ando Tadao, l’un des architectes les plus connus du Japon a ouvert ses portes en juillet 2020. Elle abrite plus de 18 000 livres tels que des livres d’images et des œuvres littéraires pour enfants. Ces livres sont répartis en 12 thèmes. À l’intérieur de ce bâtiment gris en béton armé, il y a partout des endroits « secrets » conçus pour que les enfants puissent avoir du plaisir à lire. Il est aussi possible de lire sur la pelouse du parc Nakanoshima si le temps le permet.

Que faire à Osaka, la troisième plus grande ville du Japon ? Visiter Dotonbori ou Shinsekai ? Oui, ce sont des quartiers emblématiques d’Osaka. Manger takoyaki (petites boules de poulpes) ou okonomiyaki (galette japonaise) ? Oui, ce sont les spécialités à déguster à Osaka. Mais si vous voulez découvrir une autre facette d’Osaka, Nakanoshima et ses alentours abritant aussi des architectures rétro valent la peine d’être visités.

Le musée de la distillerie Yamazaki

Whisky japonais

Le saké fait à partir de riz est un alcool représentatif japonais. Aujourd’hui, il gagne de la popularité à l’étranger. Mais c’est sans doute le whisky japonais qui acquiert plus de notoriété sur le marché mondial. Le nombre d’amateurs de whisky japonais est en augmentation. Yamazaki fabriqué par le groupe Suntory se classe parmi les meilleurs whiskies du monde.

Distillerie Yamazaki

La distillerie Yamazaki est située au pied du mont Tenno dans le sud-est de Kyoto. Une source d’eau pure aux environs de la distillerie permet de fabriquer les whiskies de qualité. Il y a une visite guidée de la distillerie (audioguide en français disponible). L’explication du processus de fabrication et la dégustation y sont comprises (80 min, 1 000 yens). La réservation est obligatoire. Très populaire, il vaut mieux la faire un à deux mois avant la date souhaitée.

Intérieur du musée

Même s’il n’y a pas de places disponibles, une visite libre du musée adjacent (gratuit) vous permettra d’apprendre l’histoire du whisky japonais et d’explorer le monde du whisky Yamazaki (réservation nécessaire quand même).

Le clou de la visite, c’est la « librairie de whisky » dont le mur est entièrement décoré avec une grande variété de whiskies. Vous pouvez aussi voir des alambics et des cuves de brassage qui étaient utilisés autrefois.

Comptoir de dégustation

Et ne manquez pas de passer au comptoir de dégustation à la fin de la visite.

  • Pour se rendre à la distillerie Yamazaki depuis la gare JR Kyoto, prenez le train JR à destination d’Osaka et descendez à la gare JR Yamazaki (15 min, 220 yens). Elle est située à 10 minutes à pied de cette gare.
  • En plus de la distillerie, il est également recommandé de visiter la villa-musée d’art Asahi Beer Oyamazaki et Chochikukyo, maison de style mi-japonais, mi-occidental appropriée au climat japonais conçue par Fujii Koji en 1928.

Le nagaya et la vie urbaine

Nagaya dans le quartier de Nakatsu

Le nagaya, savez-vous ce que c’est ? C’est un genre de logement collectif japonais. Il est composé de plusieurs petites maisons collées dans un même bâtiment. Chaque habitation a sa propre entrée qui donne sur la rue. À l’origine, le nagaya s’est développé comme habitation urbaine à l’époque d’Edo (1603-1867). La plupart des marchands et artisans des villes vivaient dans des nagaya construits dans des ruelles. Le nagaya était aussi utilisé comme logements pour les samuraï subalternes. Les habitants de nagaya bavardaient au puits commun, échangeaient des informations et constituaient une petite communauté, un lieu de fréquentation de quartier.

Le nagaya se caractérisait par son intérieur étroit et sombre, mais aujourd’hui, on y voit des astuces variées pour introduire la lumière naturelle ou pour agrandir visuellement les espaces. La rénovation adaptée aux modes de vie modernes apporte un nouveau souffle au nagaya. Ces derniers temps, la rénovation des nagaya anciens en bureau, café ou magasin est en plein boom. Quels sont les charmes du nagaya d’aujourd’hui ? L’ambiance rétro ? À travers la vie dans des nagaya, on peut retrouver ce qui était normal autrefois mais perdu avec le temps, les liens avec le voisinage, la notion d’entraide, la solidarité, etc…

Dans le quartier de Nakazakicho et de Nakatsu, 10 à 15 minutes à pied d’Umeda, centre du quartier Nord à Osaka, il reste encore des endroits empreints de nostalgie. Épargnés par les bombardements aériens de la seconde guerre mondiale, les nagaya et les bâtiments anciens rénovés sont éparpillés parmi les immeubles d’habitation. Le temps s’y écoule lentement. Ce sont des quartiers sympathiques à explorer.

Ukiyo-koji : une ruelle rétro à Osaka

Ruelle Ukiyo-koji

La ruelle Ukiyo-koji avec des lanternes rouges éclairées. Elle fait face à la rue Dotonbori, une rue très animée du quartier Sud d’Osaka, mais il se dégage une ambiance calme en retrait du tumulte du quartier. Ce contraste est à ne pas manquer.

Vous pourrez y retracer un peu l’histoire de Dotonbori. Les vieilles photos et les images en relief vous permettront de faire un saut temporel au début du XXème siècle. Aujourd’hui, Dotonbori où les enseignes géantes des restaurants se font remarquer est considérée comme rue des nourritures. Mais elle abritait autrefois de nombreux théâtres de kabuki ou de marionnettes et était appelée « Broadway du Japon ». Les théâtres ont été construits du côté sud de la rue, et les billetteries et les salons de thé pour les spectateurs ont été construits du côté nord.

Ukiyo-koji vous mène à Hozenji-Yokocho, une ruelle pavée à l’ambiance agréable. C’est un bon endroit pour faire une petite promenade à l’écart de l’effervescence de Dotonbori.

Anciens quartiers de geishas autour de Dotonbori

Autour de Dotonbori

Ainsi bien que Kyoto, il y avait des quartiers de geishas à Osaka. Dans le quartier sud, ces quartiers ont prospéré de l’époque Edo (XVIIème siècle) à la seconde guerre mondiale avec les théâtres construits autour de Dotonbori autrement appelé « broadway du Japon ».

Quartier Kuroemon-cho

Le quartier Kuroemon-cho situé au côté ouest de l’avenue Midosuji. Autrefois, c’était l’un des deux plus grands quartiers de geishas installés autour de Dotonbori. Aujourd’hui, des restaurants s’y dressent nombreux.

Dans un coin du quartier, trois statues de jizo sont vénérées.
Les geishas, les commerçants ou les acteurs de kabuki fréquentaient ce quartier pour prier le jizo de gauche qui leur promet la prospérité des affaires et la réussite sociale. Après-guerre, il protège les locaux avec les deux autres jizo.

Qu’est-ce que c’est ?

Devant l’hôtel Dotonbori, il y a quatre objets gigantesques. Ils représentent de gauche à droite, un Oriental, un Africain, un Arabe et un Occidental. Au début des années 1990 lorsque ces statues ont été construites, il n’y avait pas autant de touristes étrangers qu’aujourd’hui au Japon. L’hôtel prévoyait l’avenir de Dotonbori ?

Quartier Soemon-cho

Le quartier Soemon-cho était un des grands quartiers de geishas autour de Dotonbori avec le quartier Kuroemon-cho. Il s’est beaucoup transformé et s’anime aujourd’hui comme quartier de host-clubs. On voit le ciel bleu grâce à l’enfouissement des fils électriques. C’est peut-être pour retrouver son charme passé ? Au Japon, c’est impossible de ne pas remarquer des fils et des câbles électriques suspendus dans les airs. Cela gâche le paysage malgré la propreté des rues. Le Japon est actuellement loin derrière l’Europe, le Singapour ou Hong Kong où 100 % des lignes électriques sont enterrées sous terre, 8 % dans les 23 arrondissements de Tokyo et 6 % dans la ville d’Osaka.