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Okunoyama, la plus vieille plantation de thé d’Uji

Plantation de thé, Okunoyama

La province de Yamashiro située dans le sud de la préfecture de Kyoto est célèbre pour la production de thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Uji (centre de la province de Yamashiro) bénéficie de sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIe siècle, lorsqu’un moine a encouragé les villageois d’Uji à cultiver le thé. À Uji où se trouvent de nombreuses boutiques de thé aujourd’hui, les sept meilleures plantations de thé ont été créées à la demande de shogun, amateur de thé d’Uji, au XIVe siècle. Les six ont disparu au fil de l’urbanisation et Okunoyama est la seule plantation de thé existante encore. Elle est entretenue par Horii Shichimeien, ancien producteur-grossiste de thé. Il existe une grande variété de thés japonais telles que le sencha (thé vert), le gyokuro (thé vert supérieur avec une saveur ronde), le tencha (base de thé pour faire du matcha), etc. Ceci est dû aux différentes méthode de culture. À propos du thé d’Uji, le tencha et le gyokuro cultivés ombragés représentent la moitié de sa production totale. À Okunoyama où il y avait différents types de théiers, ceux sélectionnés pour le gyokuro et le tencha de première qualité sont cultivés. Ceci est le fruit de 20 ans de recherches du thé d’Uji qui devrait passer à la postérité.

Matcha Narino

Le matcha (thé vert en poudre) Narino obtenu en broyant le tencha cultivé à Okunoyama après l’avoir fraîchement cueilli et chauffé à la vapeur. Riche en théanine, sans amertume, il se caractérise par une saveur plus moelleuse.

Horii Shichimeien offre le programme suivant (90 min, 3 300 yens par personne) pour s’initier au thé d’Uji.

  • Visite de la plantation de thé Okunoyama
  • Visite de l’usine de fabrication du matcha
  • Apprendre à broyer le tencha à la meule en pierre
  • Dégustation du matcha Narino
  • Cours sur l’infusion du thé

Le musée de la distillerie Yamazaki

Whisky japonais

Le saké fait à partir de riz est un alcool représentatif japonais. Aujourd’hui, il gagne de la popularité à l’étranger. Mais c’est sans doute le whisky japonais qui acquiert plus de notoriété sur le marché mondial. Le nombre d’amateurs de whisky japonais est en augmentation. Yamazaki fabriqué par le groupe Suntory se classe parmi les meilleurs whiskies du monde.

Distillerie Yamazaki

La distillerie Yamazaki est située au pied du mont Tenno dans le sud-est de Kyoto. Une source d’eau pure aux environs de la distillerie permet de fabriquer les whiskies de qualité. Il y a une visite guidée de la distillerie (audioguide en français disponible). L’explication du processus de fabrication et la dégustation y sont comprises (80 min, 1 000 yens). La réservation est obligatoire. Très populaire, il vaut mieux la faire un à deux mois avant la date souhaitée.

Intérieur du musée

Même s’il n’y a pas de places disponibles, une visite libre du musée adjacent (gratuit) vous permettra d’apprendre l’histoire du whisky japonais et d’explorer le monde du whisky Yamazaki (réservation nécessaire quand même).

Le clou de la visite, c’est la « librairie de whisky » dont le mur est entièrement décoré avec une grande variété de whiskies. Vous pouvez aussi voir des alambics et des cuves de brassage qui étaient utilisés autrefois.

Comptoir de dégustation

Et ne manquez pas de passer au comptoir de dégustation à la fin de la visite.

  • Pour se rendre à la distillerie Yamazaki depuis la gare JR Kyoto, prenez le train JR à destination d’Osaka et descendez à la gare JR Yamazaki (15 min, 220 yens). Elle est située à 10 minutes à pied de cette gare.
  • En plus de la distillerie, il est également recommandé de visiter la villa-musée d’art Asahi Beer Oyamazaki et Chochikukyo, maison de style mi-japonais, mi-occidental appropriée au climat japonais conçue par Fujii Koji en 1928.

Le sanctuaire shinto Otoyo-jinja

Statues de rats

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2020.

Selon les douze signes du zodiaque chinois, 2020 est l’année du rat, nezumi en japonais. Ayant une histoire de plus de 1 100 ans, Otoyo-jinja est un petit sanctuaire shinto sur le bord du chemin de la philosophie à Kyoto. À l’entrée de l’un de ses sanctuaires auxiliaires, Okuninushi-sha, vous trouverez une paire de statues de rats en pierre. Selon un recueil de mythes, les rats ont sauvé le dieu shinto Okuninushi pris au piège d’un incendie. Ils y travaillent comme messager divin.

Le rat de droite porte sous son bras un rouleau, symbole de la science. Celui de gauche porte sous son bras une balle, symbole de la longévité.

D’autres animaux aussi travaillent comme messagers divins. Le milan, messager du dieu qui combat l’incendie, le singe, messager du dieu qui chasse les mauvais esprits, le renard, messager du dieu qui apporte la prospérité des affaires. Le serpent, ennemi naturel du rat est censé apporter chance et fortune.

Si vous vous promenez sur le chemin de la philosophie, prenez un petit détour pour découvrir cet endroit paisible.

Mizuo : un petit village du yuzu à Kyoto

Yuzu

Le yuzu, un agrume japonais récolté à la fin de l’automne. Les gens apprécient son arôme raffiné et sa saveur rafraîchissante. Le yuzu est un ingrédient indispensable aux plats divers japonais en saison froide. Mais il est acide à manger cru, donc son jus et son zeste sont principalement utilisés comme assaisonnement ou condiment. Aujourd’hui, la préfecture de Kochi est célèbre pour la production du yuzu au Japon, mais c’est Mizuo, un petit village de Kyoto qui est le berceau du yuzu japonais.

Mizuo, un petit village du yuzu

Mizuo est situé au pied sud du mont Atago et est entouré de montagnes de tous côtés. Depuis longtemps, on y cultive le yuzu en profitant d’un climat montagneux avec une grande différence de température entre le jour et la nuit. Le yuzu est un arbre à croissance lente. En général, il est greffé sur le citronnier épineux pour qu’il puisse pousser rapidement. Au bout de 4 à 5 ans, on peut récolter des fruits. Mais le yuzu de Mizuo est principalement cultivé à partir de graines. Il met 15 à 18 ans avant de donner ses premiers fruits. Le yuzu de Mizuo se caractérise par son arôme élégant et son goût profond par rapport au yuzu issu d’un arbre greffé et est très prisé par les grands cuisiniers de Kyoto.

De fin octobre à avril, on peut déguster la fondue de poulet mizutaki ou le sukiyaki de poulet chez les fermiers de yuzu de Mizuo (réservation nécessaire). Des tranches de poulet, des légumes récoltés localement, des pâtes de soja, des champignons, etc sont sautés dans une poêle de fonte. Assaisonnés avec la sauce soja, le sucre et le jus de yuzu, on le mange en le trempant dans le radis blanc râpé au jus de yuzu. C’était délicieux. On peut y prendre aussi le bain au yuzu, un bain chaud dans lequel flottent les fruits de yuzu entiers ou coupés et enveloppés dans des filets. Un accueil chaleureux des locaux, un parfum doux de yuzu…Mizuo est un endroit idéal pour passer un moment de détente entre amis ou en famille.

  • Mizuo n’est pas très loin d’Arashiyama, un des sites touristiques célèbres de Kyoto (environ 10 km au nord-ouest d’Arashiyama).
  • Pour se rendre à Mizuo, on prend le train JR Sanin pour Sonobe/Kameoka depuis la gare de Kyoto et descend à la gare de Hozukyo (20 min, 240 yens). Mizuo est à 15 min de trajet en bus (250 yens, il n’y a que 5 correspondances par jour) ou à une heure de marche de cette gare.
Gorges de Hozukyo

Hakuryuen : un jardin secret à Kyoto

Hakuryuen

Kyoto abrite de nombreux endroits célèbres pour les belles couleurs d’automne, mais il est difficile de profiter de la sérénité naturelle dans des sites populaires en raison de l’afflux de touristes.

Hakuryuen situé dans le village Ninose, près de Kurama à Kyoto, c’est un jardin japonais très joli mais peu connu. Il est ouvert au public, mais seulement pendant une certaine période de printemps et d’automne. Ce jardin n’est pas entouré de murs. On a l’impression de se trouver en pleine nature avec des montagnes en arrière-plan.

Paysage découpé

De l’intérieur d’un pavillon, on peut admirer un paysage découpé comme une peinture encadré. Cela représente un sens traditionnel japonais, teioku-ichinyo qui signifie « harmonie parfaite du bâtiment et du jardin ».

Le moelleux tapis de mousses est méticuleusement entretenu. Le contraste des couleurs rouges des feuilles avec les couleurs vertes des mousses est impressionnant.

Il y a aussi des astuces ludiques conçues par des jardiniers. Des mousses en forme de cœur, des fleurs variées placées dans un bassin de pierre… Elles flattent les yeux.

Les machiya en voie de disparition

Machiya (ancienne résidence de la famille Kawasaki)

Quels sont les types d’habitat qui nous font découvrir le style de vie traditionnel japonais ? Le machiya, ancienne maison en bois de marchands est un des représentants. Appelé « lit d’anguille » en raison de sa façade étroite et de son intérieur profond, il sert de logement et d’ateliers aux habitants. On y trouve des astuces variées pour le confort transmises de génération en génération. Surtout à Kyoto, ville au patrimoine riche, non seulement les temples et les sanctuaires mais aussi les machiya construits avant 1950 jouent un rôle majeur dans la conservation du paysage historique de la ville.

Mais les machiya qui servaient de logement y sont en voie de disparition aujourd’hui. Certes, certains d’entre eux ont été rénovés en restaurants, boutiques et hôtels profitant de l’ambiance raffinée, mais de nombreux sont menacés de démolition en raison des coûts d’entretien et de réparation élevés. Selon un sondage effectué par la ville de Kyoto, au moins 5 602 machiya ont été perdus au cours des 7 dernières années de 2010 à 2016.

Même les machiya désignés comme bien culturel risquent d’être démoli. Je prends le bâtiment sur la photo (ancienne résidence de la famille Kawasaki) construit en 1926 pour exemple. Il y a plusieurs pièces de style japonais et de style occidental, une salle de thé de bon goût et un jardin magnifique. Il était utilisé comme musée du kimono. L’an dernier, sa propriété est passée à un agent mobilier de Tokyo et un projet de démolition a été révélé. C’est pour construire des installations d’hébergement ?

Situé dans un quartier bordé de chars décorés lors du festival de Gion, ce machiya constitue un élément important du paysage du quartier depuis longtemps. La ville de Kyoto a averti au propriétaire actuel de ne pas le démolir et pour l’instant, il reste intact. Mais cela n’empêche pas que la situation est inquiétante. Je ne veux pas voir la disparition des biens culturels précieux derrière l’essor du tourisme…

La réouverture du temple Koto-in

Temple Koto-in

Koto-in, un des sous-temples de Daitoku-ji est le site serein où je peux me détendre complètement chaque fois que je visite. Il était fermé en raison des travaux de restauration depuis l’été 2017, mais il a finalement été rouvert.

Voie d’accès au temple

La voie d’accès au temple recouverte d’un pavage de pierre, c’est ce que je vous conseille de voir absolument. Entourée par des érables et des bambous, elle s’étale tout droit au temple. Vous y ressentirez une ambiance paisible, éloignée du tumulte de la ville. Cette année, le rougissement des feuilles d’érables japonais est retardé… On pourra l’admirer peut-être à la fin novembre.

Son jardin surnommé le jardin des érables est modeste et de bon goût. Il n’y a pas de thèmes difficiles à comprendre, tels que la légende chinoise ou le monde du bouddhisme, etc. Vous ne vous lasserez pas de le contempler.

Horin-ji, le temple des daruma

Plein de darumas

Savez-vous ce que c’est, un daruma ? C’est une figurine en papier mâché, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Coloré en rouge de bon augure à l’exception du visage, le daruma est inspiré de la position de méditation du moine indien Bodhidharma qui a fondé le bouddhisme zen. Selon la légende, Bodhidharma a médité pendant neuf ans face au mur en pierre et a perdit l’usage des bras et des jambes. Le daruma qui revient à sa postion initiale même si on le renverse est le symbole de persévérance.

Horin-ji situé à l’ouest du centre-ville de Kyoto est un temple zen fondé au XVIIIème siècle. C’est un petit temple, mais vous y serez étonné d’un paysage unique. Il abrite 8 000 figurines daruma. De darumas d’environ 2 mètres de haut à ceux de taille de paume… Ce temple est plein de darumas.

Pas seulement des figurines. Il sera intéressant de trouver des motifs de daruma cachés qui sont éparpillés un peu partout dans l’enceinte.

Jardin zen

Le jardin zen situé au sud du bâtiment principal vous permettra de goûter la tranquillité. Ce sera un bon endroit pour la méditation.

Bouddha couché

Horin-ji abrite aussi une belle statue de bouddha couché. Elle dort sous la couette. On peut la toucher. Il est dit qu’elle accorde le bonheur, la vertu et la longévité.

Les paysages d’automne

Suifuyo

Le suifuyo, qui fleurit de l’été à l’automne. Il se fane le soir, mais sa couleur est passée du blanc au légèrement rose, puis au rouge en un jour.

Kaki

Le kaki, fruit d’automne riche en nutrition. C’est un fruit familier aux Japonais.

Le fujibakama, une des sept herbes d’automne. D’août en octobre, il porte de petites fleurs violettes ou blanches. Ses feuilles séchées dégagent une bonne odeur. Aujourd’hui, il est menacé d’extinction. J’ai trouvé un papillon avec un motif vif, asagimadara qui se posait sur les fleurs de fujibakama. C’est un papillon migrateur qui se déplace sur de longues distances (environ 2 000 kilomètres) au cours d’une courte durée de vie. Il se dirige vers le sud en automne.