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Au sommet du mont Wakakusa

Coucher de soleil et vue nocturne depuis le sommet du mont Wakakusa

Situé à l’extrémité est du parc de Nara — célèbre pour ses nombreux daims considérés comme des messagers divins (on en compte 1 687 cette année !) —, le mont Wakakusa, d’une altitude de 342 mètres, offre de douces pentes entièrement recouvertes d’herbe.

Son accès est ouvert du printemps au début de l’hiver, ce qui en fait une randonnée facile d’environ 40 minutes aller. Bien qu’on hésite à y monter en été à cause de la chaleur, la vue sur le coucher de soleil et le paysage nocturne depuis le sommet vaut vraiment le détour. C’est aussi une belle occasion de photographier des daims se découpant sur le soleil couchant (ils y semblent d’ailleurs un peu plus paisibles que ceux restés au bas de la montagne).

Chaque samedi et dimanche du mois d’août, un bus circule depuis les gares JR Nara et Kintetsu Nara pour s’adapter à l’heure du coucher du soleil. Il vous emmène jusqu’au sommet, où vous disposez d’une heure sur place. Une excellente idée pour garder un souvenir inoubliable de votre voyage à Nara.

Informations sur la navette (sans réservation, premiers arrivés, premiers servis)

  • Période : Tous les samedis et dimanches du 1ᵉʳ au 30 août 2026 (attention : aucun service en semaine).
  • Itinéraire Aller :
    Gare JR Nara (sortie Est, arrêt n°4) : 17h45
    Gare Kintetsu Nara (arrêt n°20) : 17h50
    Arrivée au sommet du mont Wakakusa : 18h15
    Itinéraire Retour :
    Départ du sommet du mont Wakakusa : 19h15
    Kencho-mae (devant la préfecture) : 19h38
    Gare Kintetsu Nara : 19h40
    Gare JR Nara : 19h45
  • Tarif (aller-retour) : 1 000 yens pour les adultes (500 yens pour les enfants de niveau primaire et moins).

Plus d’infos concernant l’événement d’été à Nara :

Du 5 au 14 août, le parc de Nara accueille le festival Tokae, une tradition estivale où brille une multitude de bougies. Profitez de ces belles nuits d’été, illuminées par leur douce lueur et les éclairages aux alentours.

Fleur de lotus

Le lotus, fraîcheur de l’été

Après un mois de juin un peu plus frais que d’habitude, la saison des pluies a rapidement laissé place à une chaleur étouffante. C’est le moment de sortir l’ombrelle et le mini-ventilateur !
Mais même sous cette chaleur écrasante, la beauté pure du lotus offre une vraie bouffée de fraîcheur.

Cela dit, le réceptacle de la fleur, une fois fanée, est assez particulier. C’est un peu comme une pomme d’arrosoir, voire un brin étrange… On croirait voir une multitude de petits yeux, mais ce sont en fait ses graines. J’aime manger le rhizome du lotus, mais il paraît que ses graines sont aussi bonnes, cuites à l’eau salée.
Une fois séché, ce réceptacle en forme de nid d’abeilles est très utilisé dans l’art floral ikebana. On en trouve souvent dans les bassins de purification des temples et des sanctuaires, au milieu d’autres fleurs d’été. Ouvrez l’œil lors de vos visites !

Hortensias du temple Yoshimine-dera

Le temple Yoshimine-dera, la pépite aux hortensias de Kyoto

Comme fleurs qui embellissent la saison des pluies au Japon, on peut citer l’iris ensata, la rose trémière, l’hortensia, le nénuphar ou encore le hangesho. La fleur que les Japonais aiment le plus admirer pendant cette période est sans doute l’hortensia. Dans les rues, les jardins ou les parcs… ils sont omniprésents. Il existe aussi un peu partout au Japon des « temples aux hortensias ». Certes, on voit souvent cette fleur star de la saison des pluies dans les temples japonais, mais pourquoi ? En réalité, l’hortensia est une plante étroitement liée au bouddhisme au Japon depuis bien longtemps.

Au Japon, la saison des pluies marque une période de transition saisonnière. Autrefois, à l’époque où la médecine était encore rudimentaire, ce changement de climat causait de nombreux décès. Comme l’hortensia est facile à cultiver et à entretenir, il était alors offert en hommage aux défunts.
Aujourd’hui, pour continuer à attirer les touristes après la saison des fleurs de printemps, les temples japonais rivalisent d’ingéniosité pour séduire sur Instagram. On y aligne de nombreux hortensias en pot, on fait flotter des fleurs dans le bassin de purification, ou on y installe même des parapluies colorés… Certes, cela ne manque pas de charme, mais pour ceux qui préfèrent simplement contempler la beauté naturelle des hortensias, ce décor peut sembler un peu trop chargé, voire distrayant. À cet égard, je pense que le temple Yoshimine-dera est un lieu précieux, où l’on peut admirer la beauté naturelle des hortensias tout en profitant de l’atmosphère paisible d’un temple.

Temple Yoshimine-dera
Temple Yoshimine-dera

Fondé au XIe siècle, le temple Yoshimine-dera est l’un des 33 temples du pèlerinage de Kannon dans la région du Kansai. Niché à la périphérie de Kyoto, à flanc de montagne, son accès se mérite. Son domaine étant particulièrement vaste, la visite s’apparente à une petite randonnée. Cependant, votre fatigue sera vite oubliée face à la vue panoramique sur Kyoto et aux éclats colorés de chaque saison.En ce moment, le site est embelli par de magnifiques dégradés de couleurs d’hortensias.

Un autre joyau du temple se dresse devant la pagode : le Yuryu-no-matsu, un pin à cinq aiguilles âgé de plus de 600 ans. Ses branches s’étirent horizontalement sur 37 mètres, évoquant la silhouette d’un dragon qui joue dans la nature. Un spectacle saisissant à ne pas manquer.

  • Le temple Yoshimine-dera est situé à environ 20 minutes en taxi de la gare JR de Mukomachi.
  • Le tarif d’entrée est de 500 yens.
Cerisiers le long de la rivière Tamagawa

Les cerisiers dans un paysage champêtre, un moment de détente

Il existe de nombreux lieux célèbres pour admirer les cerisiers en fleurs au Japon. Cependant, ces endroits sont souvent bondés de touristes, ce qui peut s’avérer un peu fatigant. Heureusement, on peut apprécier les cerisiers un peu partout : dans les parcs locaux, au détour d’une promenade ou le long des rivières… Voici les cerisiers du bourg d’Ide, situé près de la ville de Kizugawa où j’habite. C’est un instant de détente absolue, loin de l’agitation quotidienne.

Au-delà de cette rangée de cerisiers se trouve le temple Jizo Zen-in. On peut y admirer un cerisier pleureur tricentenaire. Trônant sur les hauteurs, il offre une vue magnifique sur les villages paisibles du sud de la préfecture de Kyoto. On dit de lui qu’il est l’« oncle » du célèbre cerisier pleureur de Gion, l’arbre emblématique du parc Maruyama à Kyoto. Bien qu’il décline en raison de son grand âge, il se tient toujours debout et nous transmet toute son énergie.

Okuno-in

Une excursion d’une journée au mont Koya : la cité religieuse céleste au départ de Kyoto

Mont Koya
Mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, est un site incontournable pour les voyageurs en quête d’une expérience spirituelle au Japon. Ce site attire particulièrement les voyageurs occidentaux, notamment les Français, qui y sont les plus nombreux. L’atmosphère mystique de cette cité religieuse vivante les fascine.

Situé dans la préfecture de Wakayama, à environ 100 kilomètres au sud d’Osaka, son accès reste complexe. Le trajet habituel nécessite plusieurs changements de train (notamment depuis Kyoto), suivis d’un funiculaire puis d’un bus. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’y passer la nuit dans l’un des nombreux temples shukubo qui offrent l’hébergement aux visiteurs. L’expérience de la participation à la prière matinale et la dégustation de la cuisine végétarienne des moines font du mont Koya un lieu unique.

Cependant, si vous préférez opter pour une excursion d’une journée au mont Koya depuis Kyoto, pourquoi ne pas emprunter le bus direct reliant ces deux sites ? Vous pourrez ainsi rejoindre cette prestigieuse cité religieuse en seulement 3 heures de route, sans vous soucier des correspondances compliquées.

Pour l’année 2026, ce bus circulera tous les jours, du vendredi 10 avril au dimanche 29 novembre inclus. Les horaires restent inchangés par rapport à l’année dernière (voir détails ci-dessous).
Les informations de circulation du bus direct

En revanche, les tarifs ont été modifiés comme suit :

Aller simple3 000 yens (d’avril à septembre)
3 200 yens (octobre et novembre)
Aller-retour5 200 yens (d’avril à septembre)
5 600 yens (octobre et novembre)

Un petit aperçu du mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, a été fondé par le moine Kukai (Kobo Daishi) il y a plus de 1 200 ans. En réalité, il n’existe pas de montagne nommée Koya. Il s’agit d’un plateau entouré par huit montagnes, qui s’étend d’est en ouest sur six kilomètres. Les moines représentant un tiers de sa population, le mont Koya est une véritable cité religieuse. Ses incontournables, notamment le Danjo Garan (lieu dédié aux pratiques spirituels), le Kongobu-ji (temple principal du mont Koya) et l’Okuno-in (une nécropole nichée dans une forêt de cèdres géants) sont concentrés sur ce plateau et sont facilement accessibles à pied.

Incontournables du mont Koya

La porte Daimon

La plupart des touristes ne s’arrêtent pas ici, pourtant cette imposante porte à deux étages, qui abrite une paire de statues de gardiens, marque l’entrée du mont Koya. Son architecture magnifique d’un rouge vermillon vous impressionnera. Le Danjo Garan se trouve à seulement 10 minutes à pied de là. C’est donc le point de départ idéal pour une exploration du mont Koya.

Le Danjo Garan 

Le Danjo Garan, lieu dédié aux pratiques spirituelles du bouddhisme ésotérique Shingon, s’étend dans la partie ouest du mont Koya. Ce complexe réunit de nombreux édifices religieux, dont sa célèbre grande pagode vermillon qui contraste magnifiquement avec le ciel bleu. Ne manquez pas non plus la pagode ouest, qui se dresse paisiblement au cœur d’une forêt de cèdres.

Le temple Kongobu-ji

Situé à seulement cinq minutes à l’est du Danjo Garan, le Kongobu-ji est le temple principal du mont Koya. Il abrite le plus grand jardin de pierres du Japon, où une paire de dragons semble surgir d’une mer de nuages. Bien que ce type de jardin évoque traditionnellement l’esthétique des temples zen, il est fascinant de trouver le plus vaste d’entre eux ici même, au mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon.

Le chemin vers l’entrée de l’Okuno-in

L’entrée de l’Okuno-in se trouve à environ 15 minutes de marche du temple Kongobu-ji. Ces dernières années, de nombreux cafés charmants ont ouvert leurs portes, mais on y trouve toujours de petites boutiques à l’atmosphère d’antan. Profitez de cette balade agréable : vous croiserez même un sanctuaire Inari, dont l’allée est bordée de portiques torii vermillon.

L’Okuno-in 

Le cœur de la visite du mont Koya réside dans la découverte de l’Okuno-in, qui occupe une vaste partie de l’est du plateau. Cette nécropole s’étend sur deux kilomètres, du pont Ichi-no-hashi jusqu’au mausolée de Kukai. Plus de 200 000 pierres tombales et pagodes de toutes époques s’y alignent au milieu de cèdres millénaires. Entre le bruissement du vent dans les cimes, la lumière filtrant à travers les branches et les stèles couvertes de mousse… l’ambiance sereine et mystique qui y règne vous saisira à coup sûr.

Vue sur le lac Biwa

LAGO Otsu Taneya LAGO大津たねや, Shiga

LAGO Otsu Taneya
LAGO Otsu Taneya

LAGO Otsu est un espace café relaxant qui a ouvert au printemps 2025. Il a été conçu par Taneya, une maison de confiserie fondée il y a plus de 150 ans dans la préfecture de Shiga, réputée pour ses pâtisseries japonaises et occidentales. Ce lieu invite à la communion avec la nature et le lac Biwa, le plus grand et le plus ancien lac du Japon. De nombreux jeunes arbres sont actuellement plantés autour de l’établissement. Ce projet vise à recréer, au fil des années, une forêt et un satoyama favorisant la biodiversité.

Bien sûr, vous pouvez profiter d’une vue magnifique sur le lac Biwa depuis l’intérieur, mais il est tout aussi agréable de prendre un café et un gâteau à emporter pour se promener sur le domaine, là où l’on se sent en parfaite harmonie avec le lac.


  • Yumihama, la ville d’Otsu, 10 minutes en voiture de la gare JR d’Otsu
    On peut profiter d’une croisière de 15 minutes au départ du port d’Otsu vers l’embarcadère de Nionohama, opérée par le seul chantier naval de Shiga (week-ends et jours fériés). LAGO Otsu est ensuite à 5 minutes à pied.

  • Jours et heures d’ouverture
    Ouvert de 9h à 18h (dernière commande à 17h), tous les jours sauf le 1er janvier et le jour du grand feu d’artifice du lac Biwa

Temple Joruri-ji

La chasse aux feuilles d’automne en toute sérénité

Cette année, on peut profiter des couleurs d’automne un peu plus tôt que l’automne dernier. Bien que certaines feuilles aient été desséchées et brûlées à cause de la canicule, la baisse de température matinale et nocturne de ces derniers jours leur apporte de belles couleurs. Les sites célèbres de Kyoto sont tous bondés de touristes, j’ai donc choisi de profiter de l’automne dans mon voisinage. L’automne, ma saison préférée, me semble devenir de plus en plus court car la chaleur estivale persiste plus longtemps ces dernières années. Ces endroits où je peux admirer le changement des couleurs en toute tranquillité sont particulièrement précieux.

Le temple Joruri-ji, Kizugawa
Temple Joruri-ji
Temple Joruri-ji

Joruri-ji est un lieu empreint d’une atmosphère de sérénité rustique. Le jardin traditionnel de style représentant la Terre pure est aménagé autour d’un étang. À l’ouest se dresse le pavillon abritant neuf statues d’Amida Bouddha, symbole de la Terre pure occidentale qui promet le bonheur dans l’au-delà. À l’est se trouve la pagode qui abrite le Bouddha de la Médecine, symbole de la Terre pure orientale qui soulage les souffrances de ce monde. Ce temple ne présente aucune des installations visant à l’attrait « Instagrammable » que l’on trouve souvent dans les temples de Kyoto de nos jours, et il est très rarement illuminé. Je pense que c’est un endroit exceptionnel où l’on peut véritablement faire l’expérience d’une atmosphère naturelle et paisible.

Le temple Konbu-in, Nara
Temple Konbu-in
Temple Konbu-in

Konbu-in est un couvent bouddhiste de la ville de Nara qui n’ouvre ses portes au public que pour trois jours exceptionnels en novembre. Bien qu’il se trouve en pleine ville, il est niché sur une petite colline, ce qui donne l’impression d’entrer dans un temple de montagne dès que l’on pénètre dans son vaste domaine. Quand on pense aux temples de Nara, la première image qui vient à l’esprit est Todai-ji, célèbre pour sa magnifique architecture bouddhiste et son Grand Bouddha. J’apprécie cette atmosphère majestueuse, mais j’aime aussi les lieux comme Konbu-in, où règne une tranquillité réconfortante et apaisante.

Aga-jinja

Aga-jinja : Un « power spot » céleste à Shiga

Les origines du shintoïsme, la religion propre au Japon, remontent à une période très ancienne. Les lieux dédiés aux divinités kami existaient déjà dans l’Antiquité, mais ils n’avaient pas la forme des bâtiments comme les sanctuaires que nous connaissons aujourd’hui. Initialement, les montagnes, les grandes rochers ou les abres majestueux étaient considérés comme des lieux sacrés habités par les kami. Des sites de culte temporaires ont été ensuite établis, et pour protéger ces lieux du vent et de la pluie, les sanctuaires shinto jinja tels qu’ils sont aujourd’hui ont été construits.

Power spot céleste à Shiga
Power spot céleste à Shiga

Le sanctuaire shinto Aga-jinja situé dans la ville de Higashiōmi, préfecture de Shiga, est l’un de ces sanctuaires chargés d’une très longue histoire. Il se dresse sur le mont Akagami qui culmine à 350 mètres d’altitude et qui est vénéré depuis toujours comme une montagne sacrée habitée par le kami. Il est dédié au premier fils d’Amaterasu Ōkami du grand sanctuaire d’Ise, un kami qui accorde la victoire et le bonheur. Ici, la victoire recherchée n’est pas celle sur un adversaire, mais bien celle que l’on obtient en se surpassant. Bien qu’il soit d’origine shinto, son culte particulier s’est établi en intégrant le bouddhisme et le shugendo (ascétisme de montagne).

Aga-jinja est plus connu sous le nom de Tarōbō-gū. Selon la légende, Tarōbō est le nom du tengu qui protégeait le kami du sanctuaire en pratiquant des ascèses sur le mont Akagami. Les bâtiments principaux du sanctuaire sont perchés sur la montagne et plus de 740 marches en pierre mènent au sanctuaire principal. (Il y a un parking à mi-pente de la montagne, d’où il reste environ 260 marches jusqu’au sanctuaire principal.)

Jusqu’au début du XXᵉ siècle, plus d’un millier de torii étaient alignés sur la voie d’accès au sanctuaire. Bien qu’ils soient peut-être moins impressionnants que les célèbres torii vermillon du sanctuaire Fushimi Inari à Kyoto, les torii en bois brut, qui semblent avoir été offerts récemment, sont magnifiquement alignés.

Rocher des Époux
Rocher des Époux

Devant le bâtiment principal s’élève un énorme rocher appelé le « Rocher des Époux » (Meoto-iwa). Le chemin qui passe entre les deux rochers n’est large que de 80 centimètres. On dit que si l’on formule un souhait en le traversant, il se réalisera, mais que les menteurs se feront coincer par les rochers. J’ai donc traversé moi aussi, non sans une certaine appréhension.

Le sanctuaire principal est construit sur la paroi rocheuse. On peut profiter d’une vue panoramique depuis la plateforme en contrebas. Les piliers de cette plateforme sont eux aussi fixés dans les rochers abrupts, ce qui est un peu effrayant quand on y est…

Pour vous rendre au sanctuaire Aga-jinja depuis Kyoto, prenez la ligne Biwako du JR jusqu’à la gare d’Omi-Hachiman. Là, changez pour la ligne Omi-Tetsudo et descendez à la gare de Tarōbō-gū mae. Le sanctuaire est ensuite à 20 minutes à pied.

C’est un lieu que les touristes étrangers connaissent peu, ce qui en fait une destination parfaite pour une petite excursion au départ de Kyoto. Mais attention : les marches sont très fatigantes ! Dépassez-vous et obtenez les bienfaits du kami.

Pumpkin

La Triennale de Setouchi 2025 : Focus sur l’île de Naoshima

Île de Naoshima
Île de Naoshima

Naoshima, une île de 8 ㎢ abritant environ 3 000 habitants, est le site phare de l’art contemporain dans les îles de la mer intérieure de Seto. La zone sud de l’île, où une nature luxuriante est préservée, incarne parfaitement la fusion entre la nature et l’art contemporain. Partout sur l’île, on peut apprécier les œuvres d’art tout en profitant des expressions changeantes de la nature au fil du temps.
L’île de Naoshima possède trois grandes zones artistiques :

-La zone de Miyanoura, située près de l’embarcadère des ferries et des bateaux rapides

-La zone de la Benesse House qui regroupe, entre autres, le musée d’art de Chichu et le musée Lee Ufan, et où l’on peut découvrir des œuvres en plein air en se déplaçant à pied

-La zone de Honmura, où les vieilles rues et l’art s’entremêlent parfaitement. 

Pour ma troisième visite à Naoshima, cet article de blog est consacré aux lieux que j’ai découverts pour la toute première fois dans les zones de la Benesse House et de Honmura.

Valley Gallery
Valley Gallery
Valley Gallery

La Valley Gallery, aménagée en face du musée Lee Ufan, entre la Benesse House et le Musée d’art de Chichu, est composée d’une construction architecturale inspirée d’un sanctuaire et de sa zone extérieure environnante. L’intérieur du bâtiment dégage une atmosphère d’introspection. Cependant, le fait qu’il soit ouvert sur le semi-extérieur permet de ressentir directement les mouvements de l’environnement, tels que la lumière, le vent et les sons ambiants.

L’œuvre de Yayoi Kusama, « Narcissus Garden » (une installation de sphères), est exposée à l’intérieur et à l’extérieur de ce bâtiment conçu par Tadao Ando. Les multiples sphères qui flottent sur l’eau sont bercées par le vent, produisant parfois un son léger et cristallin. Le spectateur fait face en permanence à son propre reflet dans les sphères. L’œuvre de Tsuyoshi Ozawa, “Slag Buddha 88” est réalisée à partir de scories, un matériau issu de l’incinération des déchets industriels illégalement déversés sur l’île de Teshima, une des îles de la mer intérieure de Seto. S’inspirant du célèbre pèlerinage des 88 temples de Shikoku, elle prend pour motif des statues de Bouddha installées en divers endroits de l’île de Naoshima au début de l’époque d’Edo. C’est une œuvre qui reflète ainsi l’histoire particulière de la région de Setouchi.

Hiroshi Sugimoto Gallery : Time Corridors
Hiroshi Sugimoto Gallery
Hiroshi Sugimoto Gallery

Cette galerie, unique au monde, présente en permanence les œuvres majeures de Hiroshi Sugimoto : photographies, designs et sculptures. Son thème, « Time Corridors », fait écho à l’architecture en circuit de Tadao Ando, à la quête de Sugimoto sur le temps et à la relation profonde qu’entretiennent les deux artistes avec l’île de Naoshima. L’objectif de la galerie est d’offrir aux visiteurs une expérience sensible des changements de la nature et du flux du temps, les invitant à une profonde réflexion sur l’histoire et l’existence.

Dans le lounge de la galerie, il est possible de savourer un thé et une pâtisserie japonaise face au pavillon de thé en verre installé à l’extérieur. Celui-ci utilise la mer intérieure de Seto comme décor. Son atmosphère, à la fois ouverte et introspective, invite les visiteurs à contempler les changements de la nature et le passage du temps. Il faut également porter attention aux tables du lounge. Elles ont été sculptées dans le bois de trois vieux arbres d’âges différents, et transmettent, elles aussi, l’histoire et le fil du temps.

The Naoshima Plan

Cette œuvre d’art est une rénovation partielle d’une ancienne maison traditionnelle, vieille d’environ 200 ans. Elle met en valeur le vent et l’eau, des éléments dynamiques autrefois omniprésents dans le quartier historique de Honmura. Les visiteurs peuvent s’asseoir sur une terrasse en bois donnant sur un bassin d’eau et y tremper leurs pieds. Grâce à cette œuvre, ils sont invités à redécouvrir la beauté et l’importance de ces éléments en mouvement.

Le nouveau musée d’art de Naoshima
Nouveau musée d'art de Naoshima
Nouveau musée d’art de Naoshima

Un musée d’art a ouvert ses portes au printemps 2025 sur une colline près du quartier de Honmura à Naoshima. C’est le dixième bâtiment conçu par l’architecte Tadao Ando sur l’île. Ce musée est le premier à avoir été construit dans le quartier de Honmura. Il se distingue par des éléments de design qui évoquent l’histoire et la vie des habitants de Naoshima, tels que son mur extérieur en crépi noir de style yakisugi (planche de cèdre brûlé) et son mur de petits galets empilés inspirée des habitations locales. Les galeries du musée s’étendent sur un étage en surface et deux niveaux en sous-sol.

L’exposition inaugurale met en lumière 12 artistes ou groupes d’artistes de renom ou émergents originaires de différents pays d’Asie (Japon, Chine, Corée du Sud, Indonésie, Thaïlande, Philippines, etc.), à travers des œuvres récentes ou emblématiques, conçues ou adaptées spécifiquement pour ce lieu. L’œuvre qui m’a particulièrement impressionné est l’installation géante « Head On » de Cai Guo-Qiang. Elle représente 99 loups en pleine course se jetant sur un mur transparent situé au fond. La hauteur de ce mur est la même que celle du Mur de Berlin. Cette œuvre nous rappelle les conflits et les luttes de l’humanité à travers l’histoire, tout en exprimant que ce type de murs, même invisibles, existe toujours dans le monde et que les gens luttent encore pour les surmonter.

Amuse-bouche froid à base de plantes sauvages

Yama no Table 山のテーブル, Village de Minamiyamashiro, Kyoto

À Minamiyamashiro-mura, le seul village de la préfecture de Kyoto situé au carrefour des préfectures de Kyoto, Nara, Shiga et Mie, se trouve un restaurant unique : Yama no Table. Il est niché dans l’ancienne école maternelle du hameau de Dosenbo, accessible après une longue ascension en voiture dans la montagne.

Dosenbo est l’un des principaux hameaux de producteurs du fameux thé ujicha dans le village de Minamiyamashiro. Il est particulièrement réputé pour ses magnifiques champs de thé.

Le concept du restaurant est une expérience culinaire unique, celle d’un véritable paysage à déguster. Le restaurant propose un menu unique élaboré à partir de produits cultivés avec soin par les habitants du village et des hameaux voisins, ainsi que de plantes sauvages locales. Les plats, préparés et servis dans une ambiance de cuisine ouverte, sont non seulement délicieux, mais aussi d’une profondeur de saveur remarquable. Cette richesse est le reflet du terroir et de la passion des cultivateurs, magnifiquement exprimés dans chaque plat conçu par deux restaurateurs, à la fois chefs, designers et artistes.

Plat du juin

  • Hameau de Dosenbo, village de Minamiyamashiro
  • Jours et heures d’ouverture
    Les dimanches et lundis (11h- ou 14h- )
    Il s’agit d’un service unique avec un départ simultané pour tous les clients.
    La réservation à l’avance est obligatoire.
  • Fermetures saisonnières
    De janvier à mars et d’août à octobre
  • Prix
    6 600 yens