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Kombu

Une expérience gustative autour du kombu

Avez-vous déjà entendu parler du dashi, qui joue un rôle clé dans la cuisine japonaise ?
La base des saveurs profondes et délicates de cette cuisine repose sur l’umami, une saveur extraite grâce au dashi, un bouillon pur élaboré à partir d’eau et d’ingrédients soigneusement sélectionnés. Ces derniers sont principalement l’algue kombu, les flocons de bonite séchée (katsuobushi), les petites sardines séchées (niboshi) et les champignons shiitake séchés. En particulier, le dashi à base de kombu et de bonite séchée, au goût délicat et raffiné, est indispensable à la cuisine japonaise. Il est d’ailleurs aussi utilisé dans la cuisine française comme ingrédient secret pour les sauces et les soupes.

Rausu-Kombu
Rausu-Kombu

En ce qui concerne le kombu, je sais que certains touristes étrangers n’apprécient pas particulièrement le goût ou l’odeur des algues. Pourtant, ceux qui aiment le thé vert gyokuro pourraient bien apprécier le dashi de kombu. En effet, les feuilles de gyokuro contiennent une grande quantité de théanine, un composant de l’umami dont la structure chimique est très proche de celle de l’acide glutamique, la composante responsable de l’umami dans le kombu. La principale région productrice de kombu au Japon est Hokkaido. Il y a trois principaux types de kombu : le Rishiri-Kombu, le Ma-Kombu et le Rausu-Kombu.

Rishiri-KombuMa-KombuRausu-Kombu
Région productriceDans le nord (les îles de Rishiri et de Rebun)Dans le sud (autour de Hakodate)Dans l’est (la péninsule de Shiretoko)
GoûtSubtile et raffinéDoux et riche en saveurRiche, puissant et aromatique
Couleur du dashiQuasiment transparenteLimpide et doréeJaunâtre
Plat idéalSoupe Suimono, Tofu chaud (Yudofu)Plats mijotés, KobujimeFondue, Oden, Soupe pour udon et soba

Itsutsuji no Kombu 五辻の昆布 × Kombu to Men Kiichi 昆布と麺 喜一

Itsutsuji no Kombu
Itsutsuji no Kombu

Fondé en 1902, Itsutsuji no Kombu est un magasin spécialisé dans le kombu situé dans le quartier de Nishijin, à Kyoto. Il propose une large gamme de produits, allant du kombu pour le dashi jusqu’au kombu pour le tsukudani (plat mijoté) ou pour le grignotage, et est apprécié par les habitants depuis de nombreuses années. Dans le cadre d’une nouvelle initiative, le magasin propose un ramen unique qui met en valeur le kombu. Mais pourquoi le ramen ? Ces dernières années, les assaisonnements instantanés et faciles à utiliser se sont multipliés et on constate un certain désamour pour le dashi de kombu traditionnel. Afin de faire mieux connaître cette algue, en particulier auprès de la jeune génération, ce magasin a donc eu l’idée d’associer le ramen — un plat très populaire chez les jeunes — et le kombu.

Ramen

La base de ce bouillon est un assemblage de Ma-Kombu, Rausu-Kombu et Rishiri-Kombu, infusé à froid avec des fruits de mer, de la bonite fraîchement râpée de Makurazaki, du calmar séché, des coquillages, des fruits à coque, des feuilles de thé et de la tomate séchée.
Sans aucun additif, viande ni assaisonnement kaeshi (sauce d’assaisonnement). C’est un bouillon si pénétrant et savoureux qu’on peut le boire jusqu’à la dernière goutte.

Cependant, il ne s’agit pas simplement de déguster un ramen au bouillon de kombu. C’est une véritable expérience culinaire autour du kombu, comprenant la dégustation comparative de trois sortes de dashi préparés à partir de différentes variétés de kombu, la dégustation d’une petite boule de riz garnie de kombu mijoté, et enfin une démonstration d’oboro-kombu (kombu râpé en de fines lanières). Cela vous permet de découvrir tout le potentiel et la richesse de cette algue emblématique de la cuisine japonaise.

Itsutsuji no Kombu
  • Où
    À cinq minutes à pied de l’arrêt de bus de Senbon-Imadegawa
  • Jours et horaires d’ouverture
    De 9h00 à 18h00 (ouvert tous les jours, sauf les trois premiers jours du Nouvel An)
  • Dégustation
    Le ramen au bouillon de kombu est proposé à l’étage du magasin
    , Kombu to Men Kiichi
Kombu to Men Kiichi
  • Horaires
    3 sessions par jour à 11h00, 12h00 et 13h00 (durée : 45 minutes par session).
  • Réservation
    Sur réservation uniquement
  • Jours de fermeture
    Variables
  • Tarif
    1 520 yens + achat d’au moins un article dans le magasin Itsutsuji no Kombu
  • Condition d’accès
    Interdit aux enfants de moins de 5 ans
  • Remarque
    Pour les touristes étrangers effectuant une réservation ou venant seuls, un formulaire dédié est disponible. Les tarifs sont également différents.
Nouvelles feuilles de thé

Escapade culturelle autour du thé d’Uji

La région de Yamashiro, située dans le sud de la préfecture de Kyoto, est célèbre pour sa production de thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Elle bénéficie d’un sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. À Wazuka, Ujitawara et Minami-Yamashiro, les champs de thé s’étendent à perte de vue.

L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIᵉ siècle, lorsqu’un moine a introduit des graines de théier auprès des villageois d’Uji, centre de la région de Yamashiro, à son retour de Chine. Ainsi, on pense souvent que le thé d’Uji est uniquement fabriqué à partir de feuilles de thé récoltées dans les environs de la ville d’Uji. En réalité, le thé d’Uji est une marque de thé vert élaboré à partir de feuilles produites dans quatre préfectures — Kyoto et les préfectures voisines de Shiga, Nara et Mie — selon la méthode de fabrication traditionnelle de la région d’Uji.

Autour du quartier de grossistes en thé
Autour du quartier de grossistes en thé

La région de Yamashiro jouait un rôle important non seulement dans la production du thé, mais aussi dans sa distribution. Récemment, l’exportation du thé japonais s’est développée à la suite du boom du matcha. Cependant, de la fin de l’époque d’Edo à l’ère Meiji (1868-1912), le sencha (thé vert infusé) a été exporté en grande quantité comme thé de consommation courante, notamment aux États-Unis. La rivière Kizugawa, qui coule dans cette région, constituait un nœud de transport fluvial ; autour du quartier de Kamikoma, situé au cœur de ce réseau, un quartier de grossistes en thé s’est formé, devenant ainsi un haut lieu de la distribution et du commerce extérieur.

Fukujuen Yamashiro-kan

Parmi la vingtaine de grossistes en thé qui subsistent dans ce quartier, Fukujuen, fondé sur place en 1790, est le plus important. En 2025, la maison a ouvert un nouvel établissement qui retrace l’histoire et la culture du thé de la région de Yamashiro. On y découvre le passage de la fabrication artisanale du thé à sa mécanisation, ainsi que d’anciennes machines à thé. De plus, il est possible d’y fabriquer son propre matcha en moulant du tencha à l’aide d’une meule en pierre, puis de le déguster.
Le tencha est obtenu en cuisant à la vapeur de jeunes pousses de thé cultivées à l’ombre, puis en les séchant sans les malaxer. Après en avoir retiré les tiges et les nervures, on les broie à l’aide d’une meule en pierre pour obtenir du matcha.
Dans certaines boutiques de thé, vous pourrez parfois observer la fabrication du matcha à l’aide d’une machine. La méthode traditionnelle à la meule en pierre, quant à elle, demande du temps car il faut broyer le thé minutieusement, en conservant une vitesse, une force et une direction constantes. C’est grâce à cela que l’on obtient un matcha plus doux et aérien.
C’est une expérience un peu fatigante, mais en broyant environ 4 à 5 grammes de tencha, on peut préparer deux tasses de matcha. En général, on accompagne le matcha d’une pâtisserie japonaise, mais ici, vous pourrez déguster un gâteau opéra au matcha. C’est délicieux !

  • Fukujuen Yamashiro-kan est situé à 9 minutes à pied au sud-ouest de la gare JR de Kamikoma.
  • L’activité ci-dessus coûte 2 750 yens (30 minutes) par personne. La réservation préalable est obligatoire.
Au sommet du mont Wakakusa

Coucher de soleil et vue nocturne depuis le sommet du mont Wakakusa

Situé à l’extrémité est du parc de Nara — célèbre pour ses nombreux daims considérés comme des messagers divins (on en compte 1 687 cette année !) —, le mont Wakakusa, d’une altitude de 342 mètres, offre de douces pentes entièrement recouvertes d’herbe.

Son accès est ouvert du printemps au début de l’hiver, ce qui en fait une randonnée facile d’environ 40 minutes aller. Bien qu’on hésite à y monter en été à cause de la chaleur, la vue sur le coucher de soleil et le paysage nocturne depuis le sommet vaut vraiment le détour. C’est aussi une belle occasion de photographier des daims se découpant sur le soleil couchant (ils y semblent d’ailleurs un peu plus paisibles que ceux restés au bas de la montagne).

Chaque samedi et dimanche du mois d’août, un bus circule depuis les gares JR Nara et Kintetsu Nara pour s’adapter à l’heure du coucher du soleil. Il vous emmène jusqu’au sommet, où vous disposez d’une heure sur place. Une excellente idée pour garder un souvenir inoubliable de votre voyage à Nara.

Informations sur la navette (sans réservation, premiers arrivés, premiers servis)

  • Période : Tous les samedis et dimanches du 1ᵉʳ au 30 août 2026 (attention : aucun service en semaine).
  • Itinéraire Aller :
    Gare JR Nara (sortie Est, arrêt n°4) : 17h45
    Gare Kintetsu Nara (arrêt n°20) : 17h50
    Arrivée au sommet du mont Wakakusa : 18h15
    Itinéraire Retour :
    Départ du sommet du mont Wakakusa : 19h15
    Kencho-mae (devant la préfecture) : 19h38
    Gare Kintetsu Nara : 19h40
    Gare JR Nara : 19h45
  • Tarif (aller-retour) : 1 000 yens pour les adultes (500 yens pour les enfants de niveau primaire et moins).

Plus d’infos concernant l’événement d’été à Nara :

Du 5 au 14 août, le parc de Nara accueille le festival Tokae, une tradition estivale où brille une multitude de bougies. Profitez de ces belles nuits d’été, illuminées par leur douce lueur et les éclairages aux alentours.

Immersion artistique au teamLab Biovortex Kyoto

teamLab est un collectif d’artistes composé de différents spécialistes : artistes, programmeurs, ingénieurs, animateurs 3D, mathématiciens ou encore architectes.
Grâce aux technologies de pointe, ils créent un art numérique immersif et somptueux, où la lumière et les images s’animent et évoluent en permanence au contact du public et des autres œuvres. En 2025, le plus grand musée permanent de teamLab au Japon, « teamLab Biovortex Kyoto », a ouvert ses portes à Kyoto, réunissant plus de 50 œuvres d’art. Prévoyez au moins deux heures (et plutôt trois heures si vous souhaitez prendre votre temps), tant cette expérience artistique fait perdre la notion du temps.

Avec son espace ludique où petits et grands peuvent bouger leur corps et stimuler leur esprit, c’est aussi une sortie idéale en famille. Une activité parfaite pour se rafraîchir et s’émerveiller à l’abri de la canicule estivale de Kyoto.

  • teamLab Biovortex Kyoto est situé à 7 minutes à pied depuis la sortie Hachijo-guchi de la gare JR de Kyoto.
  • Les billets doivent être achetés à l’avance sur le site officiel. Pour les billets horodatés (Entrance Pass), les tarifs varient selon le jour et l’heure de la visite.
Hortensias du temple Yoshimine-dera

Le temple Yoshimine-dera, la pépite aux hortensias de Kyoto

Comme fleurs qui embellissent la saison des pluies au Japon, on peut citer l’iris ensata, la rose trémière, l’hortensia, le nénuphar ou encore le hangesho. La fleur que les Japonais aiment le plus admirer pendant cette période est sans doute l’hortensia. Dans les rues, les jardins ou les parcs… ils sont omniprésents. Il existe aussi un peu partout au Japon des « temples aux hortensias ». Certes, on voit souvent cette fleur star de la saison des pluies dans les temples japonais, mais pourquoi ? En réalité, l’hortensia est une plante étroitement liée au bouddhisme au Japon depuis bien longtemps.

Au Japon, la saison des pluies marque une période de transition saisonnière. Autrefois, à l’époque où la médecine était encore rudimentaire, ce changement de climat causait de nombreux décès. Comme l’hortensia est facile à cultiver et à entretenir, il était alors offert en hommage aux défunts.
Aujourd’hui, pour continuer à attirer les touristes après la saison des fleurs de printemps, les temples japonais rivalisent d’ingéniosité pour séduire sur Instagram. On y aligne de nombreux hortensias en pot, on fait flotter des fleurs dans le bassin de purification, ou on y installe même des parapluies colorés… Certes, cela ne manque pas de charme, mais pour ceux qui préfèrent simplement contempler la beauté naturelle des hortensias, ce décor peut sembler un peu trop chargé, voire distrayant. À cet égard, je pense que le temple Yoshimine-dera est un lieu précieux, où l’on peut admirer la beauté naturelle des hortensias tout en profitant de l’atmosphère paisible d’un temple.

Temple Yoshimine-dera
Temple Yoshimine-dera

Fondé au XIe siècle, le temple Yoshimine-dera est l’un des 33 temples du pèlerinage de Kannon dans la région du Kansai. Niché à la périphérie de Kyoto, à flanc de montagne, son accès se mérite. Son domaine étant particulièrement vaste, la visite s’apparente à une petite randonnée. Cependant, votre fatigue sera vite oubliée face à la vue panoramique sur Kyoto et aux éclats colorés de chaque saison.En ce moment, le site est embelli par de magnifiques dégradés de couleurs d’hortensias.

Un autre joyau du temple se dresse devant la pagode : le Yuryu-no-matsu, un pin à cinq aiguilles âgé de plus de 600 ans. Ses branches s’étirent horizontalement sur 37 mètres, évoquant la silhouette d’un dragon qui joue dans la nature. Un spectacle saisissant à ne pas manquer.

  • Le temple Yoshimine-dera est situé à environ 20 minutes en taxi de la gare JR de Mukomachi.
  • Le tarif d’entrée est de 500 yens.

Un lieu méconnu pour admirer l’ukiyo-e de près à Osaka

Musée de l'Ukiyo-e d'Osaka
Musée de l’Ukiyo-e d’Osaka

L’une des questions que mes clients me posent le plus souvent est la suivante : « J’aimerais voir (ou acheter) des estampes ukiyo-e, auriez-vous un endroit à me recommander ? »

Bien que certains musées organisent des expositions temporaires, je vous suggère vivement le Musée de l’Ukiyo-e d’Osaka. C’est un établissement à taille humaine, idéal pour une visite intimiste.

L’ukiyo-e serait apparu à Kyoto vers la fin du XVIe siècle, dépeignant alors la vie quotidienne, avant de devenir une culture populaire majeure à Edo (l’actuelle Tokyo) au XVIIIe siècle. On distingue deux types d’œuvres :
Nikuhitsu Ukiyo-e : des peintures originales réalisées à la main par l’artiste
Ukiyo-e Hanga : des estampes gravées sur bois, la forme la plus célèbre de cet art.

La création d’une estampe était un véritable travail d’équipe, impliquant l’éditeur (Hanmoto), l’artiste (Eshi), le graveur (Horishi) et l’imprimeur (Surishi). Grâce à cette collaboration, les œuvres pouvaient être produites en grande quantité à un prix abordable, assurant leur succès populaire.

Exposition actuelle
Exposition actuelle

Si Hokusai ou Hiroshige sont mondialement célèbres, les artisans de l’ombre (graveurs et imprimeurs) sont rarement cités. Ce musée offre une proximité rare avec les œuvres, permettant d’apprécier la finesse technique de ces artisans méconnus.
Jusqu’au dimanche 26 juillet, ce musée présente une sélection d’œuvres du XIXe au début du XXe siècle, célébrant l’élégance et la beauté intérieure des femmes japonaises. Pourquoi ne pas vous immerger dans le monde fascinant de l’ukiyo-e, loin du tumulte de la ville ?

  • Le Musée de l’Ukiyo-e d’Osaka est situé à 5 minutes à pied au sud de la sortie 6 de la station de métro Shinsaibashi. Il se trouve au deuxième étage d’un immeuble de l’arcade Shinsaibashi-suji. Attention : l’établissement ne dispose ni d’ascenseur, ni d’escalier mécanique.
  • Le tarif d’entrée est de 1 000 yens.
  • La boutique attenante au musée propose des estampes originales de l’époque d’Edo ainsi que des répliques d’œuvres célèbres.
Sonezaki Shinju Monogatari

Le spectacle de Kabuki au théâtre Minami-za de Kyoto

Théâtre Minami-za
Théâtre Minami-za

Le kabuki est l’un des arts du spectacle les plus emblématiques du Japon et a vu le jour à l’époque d’Edo avec une femme nommée Izumo no Okuni. Elle a créé un spectacle moderne pour l’époque. Elle s’habillait en homme et dansait sur des musiques populaires, ce qui a séduit les gens ordinaires de l’époque. En raison de son style original et excentrique, on a appelé sa danse kabuki, ce qui signifie être original. Par la suite, des troupes de femmes ont commencé à pratiquer des danses collectives. Mais le gouvernement de l’époque (le shogunat Tokugawa) a interdit les femmes sur scène, les accusant de corrompre les mœurs. C’est ainsi que les hommes ont commencé à jouer tous les rôles. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, le kabuki est joué uniquement par des hommes.

Sonezaki Shinju Monogatari
Sonezaki Shinju Monogatari

L’année dernière, grâce au succès du film Kokuho (Le maître du Kabuki), cet art a également séduit les jeunes générations. La pièce intitulée L’Histoire des suicides d’amour à Sonezaki (Sonezaki Shinju Monogatari) constitue d’ailleurs le point culminant de ce film. Les représentations de cette œuvre en mars au Minami-za connaissent actuellement un immense succès. L’originalité de cette mise en scène est assez impressionnante : Nakamura Kazutaro et Onoe Ukon interprètent les deux protagonistes, Ohatsu et Tokube’e, en échangeant leurs rôles d’homme et de femme au cours d’une même journée.

ARTISTS’ FAIR KYOTO Resonance exhibition au temple Tofuku-ji

ARTISTS’ FAIR KYOTO (AFK) est un salon d’art unique en son genre, centré sur les artistes eux-mêmes. Contrairement aux foires classiques où les galeries sélectionnent les exposants, l’AFK repose sur un concept original : ce sont des artistes contemporains de renom qui choisissent les jeunes talents à suivre de près.

Pour cette 9ème édition en 2026, l’exposition dédiée aux jeunes artistes au Musée National de Kyoto est déjà terminée ; en revanche, les œuvres d’artistes confirmés sont exposées au temple Tofuku-ji jusqu’au 1er mars.

Le Tofuku-ji est un temple zen célèbre pour ses couleurs d’automne, mais en ce début de printemps, une atmosphère de sérénité absolue règne sur son vaste domaine. Le temple abrite également les jardins secs créés par Mirei Shigemori (paysagiste du XXe siècle) en 1939. On y ressent une fusion parfaite entre la simplicité du zen et l’abstraction de l’art moderne.

Si l’idée d’exposer de l’art contemporain dans un temple ancien peut surprendre, la présence de ces jardins si modernes permet de s’immerger naturellement dans l’univers des artistes.

Okuno-in

Une excursion d’une journée au mont Koya : la cité religieuse céleste au départ de Kyoto

Mont Koya
Mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, est un site incontournable pour les voyageurs en quête d’une expérience spirituelle au Japon. Ce site attire particulièrement les voyageurs occidentaux, notamment les Français, qui y sont les plus nombreux. L’atmosphère mystique de cette cité religieuse vivante les fascine.

Situé dans la préfecture de Wakayama, à environ 100 kilomètres au sud d’Osaka, son accès reste complexe. Le trajet habituel nécessite plusieurs changements de train (notamment depuis Kyoto), suivis d’un funiculaire puis d’un bus. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’y passer la nuit dans l’un des nombreux temples shukubo qui offrent l’hébergement aux visiteurs. L’expérience de la participation à la prière matinale et la dégustation de la cuisine végétarienne des moines font du mont Koya un lieu unique.

Cependant, si vous préférez opter pour une excursion d’une journée au mont Koya depuis Kyoto, pourquoi ne pas emprunter le bus direct reliant ces deux sites ? Vous pourrez ainsi rejoindre cette prestigieuse cité religieuse en seulement 3 heures de route, sans vous soucier des correspondances compliquées.

Pour l’année 2026, ce bus circulera tous les jours, du vendredi 10 avril au dimanche 29 novembre inclus. Les horaires restent inchangés par rapport à l’année dernière (voir détails ci-dessous).
Les informations de circulation du bus direct

En revanche, les tarifs ont été modifiés comme suit :

Aller simple3 000 yens (d’avril à septembre)
3 200 yens (octobre et novembre)
Aller-retour5 200 yens (d’avril à septembre)
5 600 yens (octobre et novembre)

Un petit aperçu du mont Koya

Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, a été fondé par le moine Kukai (Kobo Daishi) il y a plus de 1 200 ans. En réalité, il n’existe pas de montagne nommée Koya. Il s’agit d’un plateau entouré par huit montagnes, qui s’étend d’est en ouest sur six kilomètres. Les moines représentant un tiers de sa population, le mont Koya est une véritable cité religieuse. Ses incontournables, notamment le Danjo Garan (lieu dédié aux pratiques spirituels), le Kongobu-ji (temple principal du mont Koya) et l’Okuno-in (une nécropole nichée dans une forêt de cèdres géants) sont concentrés sur ce plateau et sont facilement accessibles à pied.

Incontournables du mont Koya

La porte Daimon

La plupart des touristes ne s’arrêtent pas ici, pourtant cette imposante porte à deux étages, qui abrite une paire de statues de gardiens, marque l’entrée du mont Koya. Son architecture magnifique d’un rouge vermillon vous impressionnera. Le Danjo Garan se trouve à seulement 10 minutes à pied de là. C’est donc le point de départ idéal pour une exploration du mont Koya.

Le Danjo Garan 

Le Danjo Garan, lieu dédié aux pratiques spirituelles du bouddhisme ésotérique Shingon, s’étend dans la partie ouest du mont Koya. Ce complexe réunit de nombreux édifices religieux, dont sa célèbre grande pagode vermillon qui contraste magnifiquement avec le ciel bleu. Ne manquez pas non plus la pagode ouest, qui se dresse paisiblement au cœur d’une forêt de cèdres.

Le temple Kongobu-ji

Situé à seulement cinq minutes à l’est du Danjo Garan, le Kongobu-ji est le temple principal du mont Koya. Il abrite le plus grand jardin de pierres du Japon, où une paire de dragons semble surgir d’une mer de nuages. Bien que ce type de jardin évoque traditionnellement l’esthétique des temples zen, il est fascinant de trouver le plus vaste d’entre eux ici même, au mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon.

Le chemin vers l’entrée de l’Okuno-in

L’entrée de l’Okuno-in se trouve à environ 15 minutes de marche du temple Kongobu-ji. Ces dernières années, de nombreux cafés charmants ont ouvert leurs portes, mais on y trouve toujours de petites boutiques à l’atmosphère d’antan. Profitez de cette balade agréable : vous croiserez même un sanctuaire Inari, dont l’allée est bordée de portiques torii vermillon.

L’Okuno-in 

Le cœur de la visite du mont Koya réside dans la découverte de l’Okuno-in, qui occupe une vaste partie de l’est du plateau. Cette nécropole s’étend sur deux kilomètres, du pont Ichi-no-hashi jusqu’au mausolée de Kukai. Plus de 200 000 pierres tombales et pagodes de toutes époques s’y alignent au milieu de cèdres millénaires. Entre le bruissement du vent dans les cimes, la lumière filtrant à travers les branches et les stèles couvertes de mousse… l’ambiance sereine et mystique qui y règne vous saisira à coup sûr.

Qu’est-ce que le goshuin ?

Où peut-on obtenir un goshuin ? C’est l’une des questions que l’on me pose souvent lorsque je guide mes clients dans les sanctuaires shinto et les temples bouddhistes.

Le goshuin est un sceau sacré remis aux visiteurs des sanctuaires shinto et des temples bouddhistes au Japon. À l’origine, il s’agissait d’une preuve remise en échange d’un sutra copié à la main et offert au temple. Composé d’un tampon rouge et du nom du lieu et d’une divinité calligraphiés à l’encre de Chine sumi, il symbolise le lien spirituel tissé entre le visiteur et le site.

Goshuin du temple Unryu-in, Kyoto
Goshuin du temple Unryu-in, Kyoto

Pour le recevoir, il est nécessaire de posséder un goshuin-cho, un carnet spécifique en papier japonais washi. On peut s’en procurer dans les papeteries ou directement sur place. Bien que de nombreux touristes souhaitent en obtenir un en souvenir de leur passage, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une simple collecte de tampons touristiques. Par conséquent, il est impossible de le demander sur un carnet de timbres ordinaire ou sur de simples feuilles de notes.

Goshuin
Goshuin

Certains lieux ne proposent pas de calligraphie réalisée en direct ; dans ce cas, ils délivrent des feuilles déjà préparées kakioki. En règle générale, on demande le goshuin après avoir prié. Cependant, dans les sites très fréquentés comme le Ginkaku-ji ou le Ryoan-ji à Kyoto, on peut confier son carnet à l’entrée pour le récupérer à la fin de la visite afin de gagner du temps.

Enfin, sachez que la photographie et la vidéo sont généralement interdites pendant la réalisation du goshuin. Si vous avez la chance d’assister à sa réalisation, je vous invite à observer attentivement le mouvement fluide et élégant du pinceau.