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Hakuryuen : un jardin secret à Kyoto

Hakuryuen

Kyoto abrite de nombreux endroits célèbres pour les belles couleurs d’automne, mais il est difficile de profiter de la sérénité naturelle dans des sites populaires en raison de l’afflux de touristes.

Hakuryuen situé dans le village Ninose, près de Kurama à Kyoto, c’est un jardin japonais très joli mais peu connu. Il est ouvert au public, mais seulement pendant une certaine période de printemps et d’automne. Ce jardin n’est pas entouré de murs. On a l’impression de se trouver en pleine nature avec des montagnes en arrière-plan.

Paysage découpé

De l’intérieur d’un pavillon, on peut admirer un paysage découpé comme une peinture encadré. Cela représente un sens traditionnel japonais, teioku-ichinyo qui signifie « harmonie parfaite du bâtiment et du jardin ».

Le moelleux tapis de mousses est méticuleusement entretenu. Le contraste des couleurs rouges des feuilles avec les couleurs vertes des mousses est impressionnant.

Il y a aussi des astuces ludiques conçues par des jardiniers. Des mousses en forme de cœur, des fleurs variées placées dans un bassin de pierre… Elles flattent les yeux.

La réouverture du temple Koto-in

Temple Koto-in

Koto-in, un des sous-temples de Daitoku-ji est le site serein où je peux me détendre complètement chaque fois que je visite. Il était fermé en raison des travaux de restauration depuis l’été 2017, mais il a finalement été rouvert.

Voie d’accès au temple

La voie d’accès au temple recouverte d’un pavage de pierre, c’est ce que je vous conseille de voir absolument. Entourée par des érables et des bambous, elle s’étale tout droit au temple. Vous y ressentirez une ambiance paisible, éloignée du tumulte de la ville. Cette année, le rougissement des feuilles d’érables japonais est retardé… On pourra l’admirer peut-être à la fin novembre.

Son jardin surnommé le jardin des érables est modeste et de bon goût. Il n’y a pas de thèmes difficiles à comprendre, tels que la légende chinoise ou le monde du bouddhisme, etc. Vous ne vous lasserez pas de le contempler.

Horin-ji, le temple des daruma

Plein de darumas

Savez-vous ce que c’est, un daruma ? C’est une figurine en papier mâché, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Coloré en rouge de bon augure à l’exception du visage, le daruma est inspiré de la position de méditation du moine indien Bodhidharma qui a fondé le bouddhisme zen. Selon la légende, Bodhidharma a médité pendant neuf ans face au mur en pierre et a perdit l’usage des bras et des jambes. Le daruma qui revient à sa postion initiale même si on le renverse est le symbole de persévérance.

Horin-ji situé à l’ouest du centre-ville de Kyoto est un temple zen fondé au XVIIIème siècle. C’est un petit temple, mais vous y serez étonné d’un paysage unique. Il abrite 8 000 figurines daruma. De darumas d’environ 2 mètres de haut à ceux de taille de paume… Ce temple est plein de darumas.

Pas seulement des figurines. Il sera intéressant de trouver des motifs de daruma cachés qui sont éparpillés un peu partout dans l’enceinte.

Jardin zen

Le jardin zen situé au sud du bâtiment principal vous permettra de goûter la tranquillité. Ce sera un bon endroit pour la méditation.

Bouddha couché

Horin-ji abrite aussi une belle statue de bouddha couché. Elle dort sous la couette. On peut la toucher. Il est dit qu’elle accorde le bonheur, la vertu et la longévité.

À la recherche de la sérénité de la nature

Au temple Akishino-dera, la cachette située au nord-ouest du centre-ville de Nara.

Temple Akishino-dera

Il offre un paysage paisible et agréable avec un jardin couvert de mousse. La lumière du soleil qui passe entre les arbres sur la mousse veloutée est très jolie…

Ce temple abrite la statue de la déesse de l’art, Gigei-ten. Elle est autrement appelée « la muse orientale ». Beaucoup de gens sont émerveillés par son sourire gracieux. Sa tête et le reste du corps ont été créés à différentes époques, mais tout un ensemble crée une belle harmonie.

Déesse Gigei-ten

Le chemin Takisaka-no-Michi

Le chemin Takisaka-no-Michi est la première partie de la route de Yagyu qui relie Nara et Yagyu, le village des maîtres d’armes situé à l’est de Nara. Il s’étend du côté sud du sanctuaire shinto Kasuga Taisha au temple Enjyo-ji (environ 10 km de long). Une portion du chemin, pavée de pierres et aménagée à l’époque Edo dégage une ambiance mystique. Les escrimeurs de l’époque l’ont emprunté pour fréquenter la salle d’entraînement de Yagyu. Que diriez-vous d’y faire une randonnée pour une demi-jounée en profitant du murmure de la rivière et du vent dans la forêt ?

Le chemin Takisaka-no-Michi abrite aussi une multitude de bouddhas en pierre, sekibutsu qui sont les objets du culte bouddhique. Ces bouddhas anciens y ont vu passer un grand nombre de samouraïs.

Voici la maison de thé du col Ishikiri qui a une histoire de 180 ans. Dans le passé, les escrimeurs y ont laissé des sabres ou des lances en échange de boissons. Vous pourrez y prendre une petite pause. Mais faites attention. Elle est souvent fermée en semaine. Ce monsieur sur la photo est son patron.

Maison de thé du col Ishikiri

Cette randonnée se termine par la visite du temple Enjyo-ji qui se trouve à une heure de marche de la maison de thé. Il y a peu de touristes et une atmosphère calme règne dans son enceinte. La vue du jardin sera reposante.

La nouvelle verdure y est très jolie maintenant, mais il vaut mieux éviter d’y faire de la randonnée en été. Il y a un danger de rencontrer des vipères.

L’ancienne demeure Omuro

Cette demeure se trouve dans un quartier résidentiel calme, à 2 minutes à pied de la station de tram Omuro Ninna-ji. Elle a été construite il y a 80 ans.

Dans la grande salle, on peut admirer le reflet de la nouvelle verdure du jardin sur une table. Il est autrement appelé « miroir de jardin ».

L’ajour à motif du mont Fuji dans une imposte est aussi magnifique. J’ai été impressionnée par ce travail délicat.

Mont Fuji

Le jardin est aménagé en utilisant la pente d’une colline. De la salle de thé construite sur une hauteur, on a une belle vue sur le jardin. J’aimerais y prendre une tasse de thé.

Le jardin japonais

Le jardin japonais, très différent du jardin occidental est un des centres d’intérêt des touristes étrangers. Il est perçu comme un endroit où on trouve la tranquillité de l’esprit. Quelles sont les particularités du jardin japonais ? Premièrement, la belle harmonie avec la nature. Le jardin japonais est le miroir du respect de la nature et du sens esthétique japonais. Deuxièmement, la notion de mitate. Il s’agit de sens symbolique lié à la culture ou la religion japonaise. Il est intéressant de promener l’imagination sur les éléments du jardin (l’eau, les rochers, les graviers, les arbres, etc.) et de décoder des sens symboliques qui y sont éparpillés comme des messages secrets. Le jardin japonais est classé grosso mode en trois styles : le jardin « chisen », le jardin « karesansui » et le jardin « roji ».

-Le jardin « chisen »
Le jardin « chisen » reproduit la nature en miniature. Il est aménagé autour d’une pièce d’eau. Il peut être vu depuis l’intérieur d’un bâtiment ou depuis un chemin circulaire. Il est imprégné d’une ambiance zen, calme et sereine.

-Le jardin « karesansui »
Autrement appelé le jardin sec ou le jardin minéral, le jardin « karesansui » se caractérise par la représentation simple et abstraite de la nature. L’eau y est absente, mais elle est suggérée par les graviers où on voit des vagues tracées à l’aide d’un râteau. Ce style convient pour les espaces restreints.

-Le jardin « roji »
Le jardin « roji » est aménagé autour d’un passage au pavillon de thé. On y chasse des idées décousues et reprend le calme spirituel qui est nécessaire à la cérémonie du thé. Il évite tout caractère luxueux.

Une promenade autour d’une pièce d’eau ou une contemplation du paysage… Vous pourrez vous apercevoir que le jardin japonais montre des visages variés. Que diriez-vous de partir à la découverte de votre jardin préféré ?