Un temple singulier situé à l’ouest du centre-ville de Nara … Ce lieu chargé d’histoire est dédié au Bouddha de la médecine. Au printemps comme en automne, il attire également les visiteurs par la beauté de ses roses. Son jardin de roses a été créé en 1957 à l’initiative du supérieur du temple. Ayant vécu la Seconde Guerre mondiale, il souhaitait que les visiteurs ressentent une paix intérieure en admirant les roses. C’est un peu surprenant d’admirer des roses dans un temple traditionnel, mais ce lieu est un spot de roses, très prisé des locaux.
Ce fameux jardin de roses se trouve à droite, juste après avoir franchi le portique torii qui se dresse à l’entrée du temple. Un torii à l’entrée d’un temple ? S’agirait-il alors d’un sanctuaire shinto ? Non, c’est bel et bien un temple bouddhiste. Il n’est pas rare au Japon de trouver un torii dans un temple bouddhiste, témoignage fascinant du syncrétisme religieux shinto-bouddhiste. À l’origine, le torii fait office de frontière spirituelle, marquant la séparation entre le monde sacré et le monde profane. Au temple Ryosen-ji, Benzaiten — une divinité protectrice du bouddhisme issue de l’Inde ancienne — y est profondément vénérée au même titre que le Bouddha de la médecine. C’est pourquoi ce portique s’élève à l’entrée. Le domaine du temple est vaste, ce qui vous permettra de vous ressourcer en pleine nature, au cœur d’une atmosphère paisible pendant cette période de nouvelle verdure.
Portique torii du Ryosen-jiHuit statues de BouddhaAtmosphère paisiblePavillon principal
Pour vous rendre au temple Ryosen-ji, prenez le bus n° 50 depuis la gare de Tomio (ligne Kintetsu Nara) et descendez à l’arrêt « Ryosen-ji » (environ 7 minutes de trajet).
Le tarif d’entrée du temple est de 1 000 yens pendant la saison des roses.
Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, est un site incontournable pour les voyageurs en quête d’une expérience spirituelle au Japon. Ce site attire particulièrement les voyageurs occidentaux, notamment les Français, qui y sont les plus nombreux. L’atmosphère mystique de cette cité religieuse vivante les fascine.
Situé dans la préfecture de Wakayama, à environ 100 kilomètres au sud d’Osaka, son accès reste complexe. Le trajet habituel nécessite plusieurs changements de train (notamment depuis Kyoto), suivis d’un funiculaire puis d’un bus. C’est pourquoi il est souvent recommandé d’y passer la nuit dans l’un des nombreux temples shukubo qui offrent l’hébergement aux visiteurs. L’expérience de la participation à la prière matinale et la dégustation de la cuisine végétarienne des moines font du mont Koya un lieu unique.
Cependant, si vous préférez opter pour une excursion d’une journée au mont Koya depuis Kyoto, pourquoi ne pas emprunter le bus direct reliant ces deux sites ? Vous pourrez ainsi rejoindre cette prestigieuse cité religieuse en seulement 3 heures de route, sans vous soucier des correspondances compliquées.
Pour l’année 2026, ce bus circulera tous les jours, du vendredi 10 avril au dimanche 29 novembre inclus. Les horaires restent inchangés par rapport à l’année dernière (voir détails ci-dessous). Les informations de circulation du bus direct
En revanche, les tarifs ont été modifiés comme suit :
Aller simple
3 000 yens (d’avril à septembre) 3 200 yens (octobre et novembre)
Aller-retour
5 200 yens (d’avril à septembre) 5 600 yens (octobre et novembre)
Un petit aperçu du mont Koya
Le mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon, a été fondé par le moine Kukai (Kobo Daishi) il y a plus de 1 200 ans. En réalité, il n’existe pas de montagne nommée Koya. Il s’agit d’un plateau entouré par huit montagnes, qui s’étend d’est en ouest sur six kilomètres. Les moines représentant un tiers de sa population, le mont Koya est une véritable cité religieuse. Ses incontournables, notamment le Danjo Garan (lieu dédié aux pratiques spirituels), le Kongobu-ji (temple principal du mont Koya) et l’Okuno-in (une nécropole nichée dans une forêt de cèdres géants) sont concentrés sur ce plateau et sont facilement accessibles à pied.
Incontournables du mont Koya
La porte Daimon
Porte DaimonStatues de gardiens
La plupart des touristes ne s’arrêtent pas ici, pourtant cette imposante porte à deux étages, qui abrite une paire de statues de gardiens, marque l’entrée du mont Koya. Son architecture magnifique d’un rouge vermillon vous impressionnera. Le Danjo Garan se trouve à seulement 10 minutes à pied de là. C’est donc le point de départ idéal pour une exploration du mont Koya.
Le Danjo Garan
Pagode Konpon DaitoLanternes du Mie-doPagode ouestAtmosphère calme et paisible
Le Danjo Garan, lieu dédié aux pratiques spirituelles du bouddhisme ésotérique Shingon, s’étend dans la partie ouest du mont Koya. Ce complexe réunit de nombreux édifices religieux, dont sa célèbre grande pagode vermillon qui contraste magnifiquement avec le ciel bleu. Ne manquez pas non plus la pagode ouest, qui se dresse paisiblement au cœur d’une forêt de cèdres.
Le temple Kongobu-ji
Cerisiers du templeEntrée spéciale du templeJardin Banryu-teiCuisine
Situé à seulement cinq minutes à l’est du Danjo Garan, le Kongobu-ji est le temple principal du mont Koya. Il abrite le plus grand jardin de pierres du Japon, où une paire de dragons semble surgir d’une mer de nuages. Bien que ce type de jardin évoque traditionnellement l’esthétique des temples zen, il est fascinant de trouver le plus vaste d’entre eux ici même, au mont Koya, haut lieu du bouddhisme ésotérique Shingon.
Le chemin vers l’entrée de l’Okuno-in
Petites boutiquesSanctuaire Inari du mont Koya
L’entrée de l’Okuno-in se trouve à environ 15 minutes de marche du temple Kongobu-ji. Ces dernières années, de nombreux cafés charmants ont ouvert leurs portes, mais on y trouve toujours de petites boutiques à l’atmosphère d’antan. Profitez de cette balade agréable : vous croiserez même un sanctuaire Inari, dont l’allée est bordée de portiques torii vermillon.
L’Okuno-in
Entrée de l’Okuno-inOkuno-inStèles de cinq niveauxJizo
Le cœur de la visite du mont Koya réside dans la découverte de l’Okuno-in, qui occupe une vaste partie de l’est du plateau. Cette nécropole s’étend sur deux kilomètres, du pont Ichi-no-hashi jusqu’au mausolée de Kukai. Plus de 200 000 pierres tombales et pagodes de toutes époques s’y alignent au milieu de cèdres millénaires. Entre le bruissement du vent dans les cimes, la lumière filtrant à travers les branches et les stèles couvertes de mousse… l’ambiance sereine et mystique qui y règne vous saisira à coup sûr.
Où peut-on obtenir un goshuin ? C’est l’une des questions que l’on me pose souvent lorsque je guide mes clients dans les sanctuaires shinto et les temples bouddhistes.
Le goshuin est un sceau sacré remis aux visiteurs des sanctuaires shinto et des temples bouddhistes au Japon. À l’origine, il s’agissait d’une preuve remise en échange d’un sutra copié à la main et offert au temple. Composé d’un tampon rouge et du nom du lieu et d’une divinité calligraphiés à l’encre de Chine sumi, il symbolise le lien spirituel tissé entre le visiteur et le site.
Goshuin du temple Unryu-in, Kyoto
Pour le recevoir, il est nécessaire de posséder un goshuin-cho, un carnet spécifique en papier japonais washi. On peut s’en procurer dans les papeteries ou directement sur place. Bien que de nombreux touristes souhaitent en obtenir un en souvenir de leur passage, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une simple collecte de tampons touristiques. Par conséquent, il est impossible de le demander sur un carnet de timbres ordinaire ou sur de simples feuilles de notes.
Goshuin
Certains lieux ne proposent pas de calligraphie réalisée en direct ; dans ce cas, ils délivrent des feuilles déjà préparées kakioki. En règle générale, on demande le goshuin après avoir prié. Cependant, dans les sites très fréquentés comme le Ginkaku-ji ou le Ryoan-ji à Kyoto, on peut confier son carnet à l’entrée pour le récupérer à la fin de la visite afin de gagner du temps.
Enfin, sachez que la photographie et la vidéo sont généralement interdites pendant la réalisation du goshuin. Si vous avez la chance d’assister à sa réalisation, je vous invite à observer attentivement le mouvement fluide et élégant du pinceau.
Les origines du shintoïsme, la religion propre au Japon, remontent à une période très ancienne. Les lieux dédiés aux divinités kami existaient déjà dans l’Antiquité, mais ils n’avaient pas la forme des bâtiments comme les sanctuaires que nous connaissons aujourd’hui. Initialement, les montagnes, les grandes rochers ou les abres majestueux étaient considérés comme des lieux sacrés habités par les kami. Des sites de culte temporaires ont été ensuite établis, et pour protéger ces lieux du vent et de la pluie, les sanctuaires shinto jinja tels qu’ils sont aujourd’hui ont été construits.
Power spot céleste à Shiga
Le sanctuaire shinto Aga-jinja situé dans la ville de Higashiōmi, préfecture de Shiga, est l’un de ces sanctuaires chargés d’une très longue histoire. Il se dresse sur le mont Akagami qui culmine à 350 mètres d’altitude et qui est vénéré depuis toujours comme une montagne sacrée habitée par le kami. Il est dédié au premier fils d’Amaterasu Ōkami du grand sanctuaire d’Ise, un kami qui accorde la victoire et le bonheur. Ici, la victoire recherchée n’est pas celle sur un adversaire, mais bien celle que l’on obtient en se surpassant. Bien qu’il soit d’origine shinto, son culte particulier s’est établi en intégrant le bouddhisme et le shugendo (ascétisme de montagne).
Aga-jinjaMarches en pierre
Aga-jinja est plus connu sous le nom de Tarōbō-gū. Selon la légende, Tarōbō est le nom du tengu qui protégeait le kami du sanctuaire en pratiquant des ascèses sur le mont Akagami. Les bâtiments principaux du sanctuaire sont perchés sur la montagne et plus de 740 marches en pierre mènent au sanctuaire principal. (Il y a un parking à mi-pente de la montagne, d’où il reste environ 260 marches jusqu’au sanctuaire principal.)
Torii en bois brutAlignement des torii
Jusqu’au début du XXᵉ siècle, plus d’un millier de torii étaient alignés sur la voie d’accès au sanctuaire. Bien qu’ils soient peut-être moins impressionnants que les célèbres torii vermillon du sanctuaire Fushimi Inari à Kyoto, les torii en bois brut, qui semblent avoir été offerts récemment, sont magnifiquement alignés.
Rocher des Époux
Devant le bâtiment principal s’élève un énorme rocher appelé le « Rocher des Époux » (Meoto-iwa). Le chemin qui passe entre les deux rochers n’est large que de 80 centimètres. On dit que si l’on formule un souhait en le traversant, il se réalisera, mais que les menteurs se feront coincer par les rochers. J’ai donc traversé moi aussi, non sans une certaine appréhension.
Sanctuaire principalSanctuaire perché sur la montagnePlateforme Rochers abrupts
Le sanctuaire principal est construit sur la paroi rocheuse. On peut profiter d’une vue panoramique depuis la plateforme en contrebas. Les piliers de cette plateforme sont eux aussi fixés dans les rochers abrupts, ce qui est un peu effrayant quand on y est…
Pour vous rendre au sanctuaire Aga-jinja depuis Kyoto, prenez la ligne Biwako du JR jusqu’à la gare d’Omi-Hachiman. Là, changez pour la ligne Omi-Tetsudo et descendez à la gare de Tarōbō-gū mae. Le sanctuaire est ensuite à 20 minutes à pied.
C’est un lieu que les touristes étrangers connaissent peu, ce qui en fait une destination parfaite pour une petite excursion au départ de Kyoto. Mais attention : les marches sont très fatigantes ! Dépassez-vous et obtenez les bienfaits du kami.
Situé à l’est du sanctuaire shinto Kitano Tenman-gu, Kamishichiken est le plus ancien quartier de geishas de Kyoto. Il doit son nom aux sept maisons de thé qui ont été construites au XVe siècle en utilisant les matériaux restants de la reconstruction du sanctuaire. Plus petit que Gion, le quartier de geishas le plus célèbre de Kyoto, Kamishichiken vous permet de profiter d’une atmosphère plus paisible.
Sanctuaire du quartierThéâtre de danse du quartier
Certains lieux du quartier ont été utilisés pour le tournage de Kokuho, un film qui rencontre actuellement un grand succès au Japon. C’est un film sur l’histoire de deux jeunes hommes qui ont consacré leur jeunesse à perfectionner l’art du kabuki.
En été, le bâtiment du quartier, qui abrite le théâtre de danse, s’illumine de lampions et se transforme en un lieu de fraîcheur : Le Beer Garden. Chaque soir, quatre geiko et maiko en yukata y accueillent les visiteurs. Si ce quartier est habituellement réservé à une clientèle de fidèles, cet événement estival est ouvert à tous. Le Beer Garden permet ainsi de découvrir l’ambiance unique des quartiers de geishas.
Ambiance joyeusePrès du parapet du pontEntréeIlluminé de lampions
L’année dernière, je disais déjà à mes clients : «L’été au Japon est tellement chaud et humide que de nombreux touristes étrangers ont du mal à s’y habituer. Surtout à Kyoto, la chaleur estivale est insupportable pour les Occidentaux.» Mais la chaleur est encore plus intense cette année que l’année dernière.
Certains clients m’ont dit : «Nous sommes habitués à la chaleur, il y a eu des vagues de chaleur en Europe aussi.» Mais je pense que l’humidité moite que l’on ressent au Japon leur est très désagréable. Cette année, j’ai remarqué que beaucoup de mes clients utilisaient des ombrelles, des ventilateurs portables et des serviettes rafraîchissantes pour se protéger de la chaleur extrême, à la manière des Japonais. Concernant les ombrelles (la plupart sont aussi efficaces contre la pluie), ces dernières années, même les enfants et les hommes les utilisent aussi au Japon. Il faut particulièrement se méfier des malaises liés aux coups de chaleur (necchusho en japonais). L’été au Japon, et en particulier à Kyoto, ville située dans une cuvette entourée de montagnes, la chaleur et l’humidité sont souvent écrasantes, même à l’ombre. Il est donc crucial de vous hydrater constamment, même si vous ne ressentez pas la soif.
Au bord de l’eauAu temple Tenju-anAu temple Byodo-inLotus, symbole du mérite de Bouddha
La canicule de cet été à Kyoto est vraiment difficile à supporter, mais la vue du bord de l’eau donne une sensation de fraîcheur. La beauté pure des lotus qui fleurissent le matin fait oublier la chaleur un instant. Cependant, la température de l’eau est plus élevée cette année et j’ai l’impression que les carpes koi, d’habitude si gourmandes, manquent d’énergie…
Sur l’avenue Shijo-doriChar NaginatabokoDéfilé de chars du 24 juilletChar de clôture du défilé
Le festival de Gion, l’un des symboles de l’été à Kyoto, est une scène caractéristique que j’apprécie particulièrement. Lié au sanctuaire shinto Yasaka-jinja, ce festival aurait débuté il y a plus de 1 000 ans comme un rituel pour chasser les épidémies. J’aime la vue nocturne de ses chars illuminés de lampions et l’ambiance animée de la procession. De plus en plus, les étés sont étouffants et voir le défilé des chars dans la foule est épuisant. Malgré cela, ce festival riche d’une si longue histoire continue d’attirer les gens avec son charme.
Les cerisiers sakura sont vraiment emblématiques du Japon et attirent de nombreux touristes étrangers. À Kyoto, les cerisiers ont commencé à fleurir presque à la date habituelle cette année. D’habitude, les fleurs de cerisier ne durent qu’une semaine, mais grâce au froid, nous avons pu les admirer pendant une période assez longue.
Kyoto abrite de nombreux sites célèbres pour leurs cerisiers en fleurs, mais dans cet article, je vais vous présenter des endroits relativement calmes et appréciés des habitants.
Jardin botanique de Kyoto
Le Jardin botanique de Kyoto a été créé en 1924, devenant ainsi le premier jardin public du Japon. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été brièvement occupé par l’armée américaine et a traversé une période difficile avant de rouvrir ses portes en 1961. On y trouve environ 500 cerisiers de 180 variétés différentes, ce qui permet aux visiteurs d’admirer une grande diversité de ces arbres en fleurs pendant une longue période, allant des variétés à floraison précoce à celles à floraison tardive. Mes clients me disent souvent que les fleurs de cerisier du Japon sont blanches. Pourtant, ici, on peut admirer de magnifiques nuances de couleurs, allant du rose pâle au rose profond. Et ce n’est pas tout ! La forme des fleurs aussi est très variée, des petites fleurs délicates aux grosses fleurs en forme de boule d’une beauté éclatante.
Jardin botanique de Kyoto
Quand j’ai visité ce jardin, d’autres fleurs comme les tulipes étaient aussi en pleine floraison, embellissant le printemps. En ce moment, la situation mondiale est vraiment confuse, mais ici, on peut admirer les cerisiers en fleurs tranquillement et voir les enfants courir joyeusement. Cela me fait sentir l’importance de la paix.
Où Tout près de la sortie 3 de la station Kitayama sur la ligne de métro Karasuma
Prix du billet d’entrée 500 yens
Chemin Nakaragi
Chemin NakaragiRive opposéeCerisiers pleureurs aux fleurs rose pâle
Les cerisiers en fleurs au bord de l’eau sont aussi un spectacle à ne pas manquer. À l’ouest du jardin botanique de Kyoto, la rivière Kamo traverse la ville. Le chemin Nakaragi est une très belle promenade qui se trouve sur la rive est de cette rivière. Sur environ 800 mètres, s’alignent 70 magnifiques cerisiers pleureurs aux fleurs rose pâle. Sur la rive opposée, on trouve de nombreux Somei Yoshino (cerisier le plus populaire). Ces cerisiers pleureurs fleurissent après la pleine floraison des Somei Yoshino, ce qui permet de profiter des cerisiers en fleurs plus longtemps.
Du pont Kitayama-Ohashi au sanctuaire shinto Kamigamo-jinja
Cerisiers au bord de l’eauSanctuaire Kamigamo-jinja
Après le chemin Nakaragi, vous pouvez continuer une agréable promenade vers le nord jusqu’au sanctuaire Kamigamo-jinja. Sur ce chemin aussi, vous pourrez admirer la belle harmonie entre les cerisiers en fleurs et le paysage de l’eau. Un peu éloigné du centre-ville, cet endroit est surtout apprécié par les habitants du coin qui veulent profiter du hanami tranquillement. La promenade est peut-être un peu longue, mais la beauté élégante des cerisiers du Kamigamo-jinja récompensera votre fatigue.
Ce mois de mars a été marqué par de brusques variations de température. Mais enfin, le vrai printemps, la saison des cerisiers sakura, est là. Les cerisiers en fleurs du Japon attirent de nombreux touristes étrangers. Mais saviez-vous qu’il existe de nombreuses variétés de cerisiers ?
Somei Yoshino
Somei Yoshino
En tant que cerisier le plus typique du Japon, le Somei Yoshino est la star du hanami. L’éclosion des fleurs rose pâle des Somei Yoshino annonce l’arrivée du printemps. On voit le Somei Yoshino un peu partout : au bord de l’eau, dans les parcs, dans les écoles, etc.
SewariteiCerisiers au coucher du soleilAu bord de la rivière Saho
Shidarezakura
Shidarezakura
L’élégance des branches pleureuses des Shidarezakura et la danse de leurs pétales dans le vent sont d’une beauté à couper le souffle. C’est comme sous une cascade de fleurs.
Au sanctuaire Suika Tenman-guAu jardin Yoko-enAu parc Kyoto-gyoenAu parc Kyoto-gyoen
Cerisiers à floraison précoce, tardive, et différente autre variété
KawazuzakuraOkamezakuraOeshikizakura
En tant que cerisiers à floraison précoce précédant le Somei Yoshino, on trouve le Kawazu-zakura et l’Okame-zakura. Leurs fleurs aux couleurs vives et éclatantes attirent particulièrement le regard. La saison de floraison des cerisiers est généralement courte, mais certaines variétés fleurissent d’octobre au printemps. L’Oeshikizakura commence à fleurir en automne et l’on peut admirer ses fleurs pendant une longue période. Il atteint son pic de floraison vers le 8 avril, date anniversaire de la naissance de Bouddha.
Yamazakura
Yamazakura
À la différence du Somei Yoshino, chez cette espèce, les jeunes feuilles d’un brun rougeâtre émergent simultanément avec les fleurs. Le mont Yoshino couvert de Yamazakura en fleurs, c’est mon paysage de cerisiers préféré.
Le mochibana est une décoration japonaise traditionnelle évoquant les fleurs, préparée habituellement pour le 15 janvier. Avec cette décoration, on prie pour la bonne récolte de l’année. Le mochibana est généralement composé de branches de saule ornées de gâteaux de riz mochi en forme de petites boules blanches et rouges.
Mochibana pour le 15 janvier
Cependant, la forme de cette décoration varie selon les régions. Au sanctuaire Saganaka-jinja, un sanctuaire local de ma ville, on célèbre la fête mochibana le premier février. On peut alors voir une variété unique de mochibana.
Mochibana en forme de grosse boule
Les offrandes de mochibana, faites par les habitants du quartier pour prier pour une récolte abondante, sont composées de gâteaux de riz mochi en forme de grosses boules enfilées sur des brochettes de bambou. L’aspect des brochettes de bambou, dont le bout est courbé par le poids des mochi, évoque des épis de riz.
Sanctuaire Saganaka-jinjaKomainuComme des épis de rizOffrandes de mochibana
Malheureusement, ce type de fête est également touché par la baisse de la population et sa taille tend à diminuer. Cependant, j’espère que cette tradition sera maintenue malgré les difficultés.
Kamigamo-jinja est l’un des plus anciens sanctuaires shinto du Japon. Il est situé sur les rives de la rivière Kamo au nord de Kyoto. Situé à l’écart de l’agitation du centre-ville, il offre une atmosphère paisible. J’aime le paysage serein du ruisseau qui serpente gracieusement à travers son enceinte. En été, le murmure de ses eaux limpides est particulièrement rafraîchissant.
À Kamigamo-jinja, le cheval est vénéré comme un messager divin. Chaque année, le 5 mai, une course équestre est organisée après des prières pour la paix et une bonne récolte. Il y a une écurie de cheval sacré, shinme. Ce cheval est présent les dimanches et jours fériés (9h30-15h). On peut lui offrir des carottes.
Cheval Koyama-go
Parmi les sanctuaires annexes qui parsèment sa vaste enceinte, le sanctuaire Kataoka est le plus connu. Vous y trouverez de nombreux ex-voto suspendus à motif de Murasaki-Shikibu, femme de lettres et poète de l’époque de Heian. Il est dit qu’elle l’a fréquenté pour prier un mariage heureux. Le sanctuaire Futabahime-Inari est une autre visite incontournable. Moins connu des touristes, son allée de torii rappelle en miniature celle du célèbre sanctuaire Fushimi-Inari Taisha. En automne, le contraste entre le vermillon des torii et le jaune d’or des feuilles d’érable est magnifique.
Sanctuaire KataokaSanctuaire Futabahime-Inari
À Kamigamo-jinja, un marché artisanal se tient tous les quatrièmes dimanches du mois. Le long du ruisseau Nara no ogawa, à l’est de l’enceinte, on compte environ 200 stands d’artisanat. C’est un endroit idéal pour dénicher des pièces uniques et échanger quelques mots avec les créateurs.
Marché artisanalAu bord de l’eau
Bonnes adresses pour déjeuner et petite-pause
Jinba-do 神馬堂
Après la visite du sanctuaire, pourquoi ne pas déguster un yakimochi ? Ce gâteau de riz grillé fourré de pâte de haricots rouges sucrés est une spécialité locale. C’est un délice à savourer chaud.
Jinba-doYakimochi
Où Près de l’arrêt de bus Kamigamo-jinja mae
Heures et jours d’ouverture Tous les jours de 7h à 16h, sauf les mardis après-midi et les mercredis Fermeture dès épuisement du stock
Prix Yakimochi : 130 yens
Reabon 一膳飯屋りぃぼん
Niché dans une vieille maison rénovée avec soin, ce restaurant vous invite à découvrir la cuisine yoshoku, une cuisine japonaise d’inspiration occidentale. Dans une ambiance chaleureuse, savourez le tonjiru (soupe miso aux légumes et fines tranches de porc), le steak haché mijoté garni de légumes, etc.
Reabon
Où 3 minutes à pied de Kamigamo-jinja
Heures et jours d’ouverture Tous les jours sauf les mercredis Déjeuner : 11h30-15h (dernières commandes à 13h30) Dîner : 17h-21h (dernières commandes à 20h)