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Roulement de tambour d'Uemura Shoen

Le musée d’art Shohaku

Musée d'art Shohaku
Musée d’art Shohaku

Le musée d’art Shohaku situé à Nara abrite la collection des peintures et des croquis d’Uemura Shoen, Uemura Shoko et Uemura Atsushi.

Uemura Shoen est une femme peintre de la première moitié du XXème siècle. Elle se spécialisait dans le genre bijin-ga, les peintures de belles femmes. Jo-no-mai, le prélude d’une danse no est un de ses chefs-d’œuvre. À l’époque où l’art était considéré comme étant un domaine réservé aux hommes, elle se distinguait par sa manière délicate d’exprimer la beauté des femmes. Ses tableaux nous font ressentir non seulement l’élégance des femmes mais aussi leur force intérieure.

Uemura Shoko (fils de Shoen) et Uemura Atsushi (petit-fils de Shoen) sont des maîtres du genre kacho-ga qui se traduit littéralement par peinture de fleurs et oiseaux (ce genre comprend également des motifs tels que des animaux, des poissons et des insectes). Les genres sont différents, mais leur tableaux sont pleins de beauté raffinée.

Jardin de pins
Jardin de pins

Le musée est entouré d’un jardin de pins. Ce serait bien de s’y promener.

 

Station-relais, Seki-juku

Seki-juku, une des cinquante-trois stations de la route du Tokaido

Seki-juku qui était la quarante-septième des cinquante-trois stations de la route du Tokaido reliant Edo (actuel Tokyo) à Kyoto durant l’époque Edo. Tokaido longeant le littoral était la plus importante des cinq artères du Japon de l’époque. Les stations-relais appelées shukuba permettaient aux voyageurs de se reposer. Seki-juku était animée avec la procession des seigneurs féodaux, daimyos et les pèlerins se rendant au sanctuaire d’Ise. Elle fait partie de la série d’estampes japonaises, les cinquante-trois stations du Tokaido réalisées par Utagawa Hiroshige.

La plupart des shukuba du Tokaido ont bien changé, mais Seki-juku est la seule où la rangée de maisons historiques est bien conservée. Il y reste environ 200 vieilles maisons construites de la fin de l’époque Edo à l’époque Meiji. Il y a des dessins intéressants à voir.

À l’époque Edo, les shukuba offraient les auberges appelées hatago qui avaient des chambres et servaient les repas aux voyageurs ordinaires et aux samouraïs. Aizu-ya a été l’une des hatago représentatives de Seki-juku. Aujourd’hui, c’est un restaurant où on peut goûter la cuisine régionale.

Tama-ya qui a été une grande hatago de Seki-juku est ouverte au public comme musée. Les ustensiles de table et les documents exposés vous aideront à comprendre comment les voyageurs de l’époque ont passé dans les hatago. Les estampes japonaises, ukiyoe de Hiroshige sont à ne pas manquer.

Seki-juku se trouve dans la ville de Kameyama, préfecture de Mie. C’est à 10 minutes à pied de la gare de Seki de la ligne JR Kansai. Depuis Nara, c’est environ 1 heure et 40 minutes de trajet.

Coqs et poules

Le musée d’art Fukuda

Musée d'art Fukufa
Musée d’art Fukuda

Le musée d’art Fukuda situé à Arashiyama, le quartier de la banlieue ouest de Kyoto. Il abrite environ 1 500 œuvres d’artistes majeurs datant de l’époque Edo au début du XXème siècle.

Trois belles femmes
Trois belles femmes

Les trois belles femmes au bord de la rivière Sumida de Katsushika Hokusai (1760-1849) qui est un grand maître de l’ukiyo-e du XIXème siècle. La série « Trente-six vues du mont Fuji » est l’un de ses chefs-d’œuvre mais il a également laissé les bijin-ga, les peintures de belles femmes.

Coqs et poules
Coqs et poules

Les paravents pliants avec coqs et poules d’Ito Jakuchu (1716-1800), un grand peintre du XVIIIème siècle. Son pinceau flexible mais puissant est impressionnant.

Banquet
Banquet

Les paravents pliants de banquets de Yosa Buson, né la même année que Jakuchu. Il est connu comme poète du haïku, court poème japonais. Mais il est à la fois artiste-peintre représentatif du XVIIIème siècle.

Empereur Godaigo
Empereur Godaigo

L’empereur Godaigo de Hashimoto Kansetsu (1883-1945). Cette paire d’écrans à six panneaux représentant la scène de l’évasion de l’Empereur Godaigo est un chef-d’œuvre historique.

Intérieur
Intérieur

On peut prendre des photos dans ce musée sauf quelques tableaux. Ce serait bien de faire une pause sereine ici après une balade à Arashiyama (Fermé en ce moment à cause du Covid-19).

Collection d’estampes japonaises, ukiyo-e

Collectcion d’estampes japonaises

Jusqu’au 20 octobre, la collection d’estampes japonaises, ukiyo-e de Georges Leskowicz, collectionneur polonais installé à Paris est exposée au musée Hosomi situé près du sanctuaire shinto Heian-jingu à Kyoto. De nombreuses œuvres des grands maîtres tels que Utagawa Hiroshige, Katsushika Hokusai, Kitagawa Utamaro,etc. y sont présentées. Parmi ces œuvres précieuses, la série des soixante-neuf stations sur la route Kisokaido reliant Edo et Kyoto dessinée par Hiroshige et Keisai Eisen est la plus remarquable. Toutes les images qui constituent cette série sont les premiers tirages. Cette exposition sera une occasion unique de découvrir la beauté des ukiyo-e.

La collection de Leskowicz retourne en France après l’exposition à Kyoto. Elle sera exposée à l’Hôtel de Caumont-Centre d’Art à Aix-en-Provence à partir du 8 novembre.

Exposition sur la collection de l’estampe japonaise, ukiyo-e

Exposition sur ukiyo-e

Les estampes japonaises ukiyo-e recueillies par Mary Ainsworth (collectionneuse américaine) sont exposées au musée municipal des beaux-arts d’Osaka jusqu’au 29 septembre 2019.

Cette collection contient les chefs-d’œuvre de Katsushika Hokusai et de Utagawa Hiroshige qui ont acquis une haute réputation à l’étranger et qui ont exercé une influence sur les impressionnistes.

Des œuvres « primitives » sont rares et magnifiques. Vous pourrez pleinement profiter de l’histoire et du charme d’ukiyo-e.

Le musée municipal des beaux-arts d’Osaka est situé dans le parc de Tenno-ji, à l’est du quartier de Shinsekai.

La rentrée des peintures au temple Ryoan-ji

Les peintures du début du XVIIème siècle représentant le bananier du Japon sur les portes coulissantes, fusuma du temple Ryoan-ji. Elles ont quitté le temple Ryoan-ji en 1895 en raison de l’expulsion du bouddhisme menée par la politique de séparation du shintoïsme et du bouddhisme durant la restauration de Meiji, mais y sont enfin rentrées d’un long voyage fin 2018. Elles sont exposées jusqu’au 10 juin 2019.