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Pavillon Nigatsu-do

Le pavillon Nigatsu-do au crépuscule

Au pavillon Nigatsu-do, un des bâtiments du temple Todai-ji. Ce bâtiment sur pilotis est situé à l’est de la salle du Bouddha. Un rituel de repentance dédié au Bodhisattva de la compassion s’y déroule début mars. De sa terrasse, vous jouirez d’une belle vue sur Nara.

Le pavillon Nigatsu-do est ouvert pendant 24 heures sur 24. Un paysage calme et apaisant vous attend au crépuscule. Des lanternes suspendues sont éclairées.

Le chemin menant au Nigatsu-do est entouré de murs de terre aux vieilles tuiles. C’est recommandé pour ceux qui veulent se promener tranquillement.

Voyage dans le temps ?
Voyage dans le temps ?
Hameau de Tsukigase

Le hameau de Tsukigase enveloppé par la douce senteur du prunier

Le hameau de Tsukigase est situé à environ 30 kilomètres à l’est du centre de la ville de Nara. C’est un des meilleurs endroits pour apprécier les fleurs de prunier dans la région du Kansai au Japon. Le parfum des fleurs de prunier y flotte à l’approche du printemps.

À Tsukigase, il y a le seul fabricant d’ubai (prunes noires) au Japon. Il s’agit de prunes mûres saupoudrées de suie, cuites à la vapeur et séchées au soleil. Elles sont utilisées comme mordant pour la teinture traditionnelle au safran.

Ubai
ubai, prunes noires
Illumination de l'hiver à Nara

L’illumination de l’hiver à Nara

Illumination Rurié
Nara Rurié

Le « Nara Rurié », l’illumination de l’hiver a eu lieu dans une version limitée autour du parc de Nara.

Pavillon du Grand Bouddha
Pavillon du Grand Bouddha

Le pavillon du Grand Bouddha du temple Todai-ji illuminé. J’ai pu voir le visage du Grand Bouddha à travers la lucarne centrale du bâtiment.

Les deux statues en bois des gardiens, nio renfermées à l’intérieur de la grande porte du Sud du Todai-ji.

Franchement, je n’aime pas les illuminations chargées qui ont souvent lieu dans les temples de Kyoto ces jours-ci. Mais ces statues de nio éclairées étaient d’un air imposant à couper le souffle.

Paysage au temple Todai-ji

La flânerie au temple Todai-ji

La flânerie au temple Todai-ji le week-end dernier. À la suite de la campagne de promotion de voyage lancée par le gouvernement central, les sites touristiques sont bondés de monde…Il y avait énormément de monde au temple Todai-ji.

Mais le chemin menant au pavillon Nigatsu-do (derrière la salle du Bouddha), mon endroit préféré au temple Todai-ji, était calme. Au sanctuaire shinto Tamukeyama-hachimangu, les feuilles multicolores des érables ont flatté les yeux.

Roulement de tambour d'Uemura Shoen

Le musée d’art Shohaku

Musée d'art Shohaku
Musée d’art Shohaku

Le musée d’art Shohaku situé à Nara abrite la collection des peintures et des croquis d’Uemura Shoen, Uemura Shoko et Uemura Atsushi.

Uemura Shoen est une femme peintre de la première moitié du XXème siècle. Elle se spécialisait dans le genre bijin-ga, les peintures de belles femmes. Jo-no-mai, le prélude d’une danse no est un de ses chefs-d’œuvre. À l’époque où l’art était considéré comme étant un domaine réservé aux hommes, elle se distinguait par sa manière délicate d’exprimer la beauté des femmes. Ses tableaux nous font ressentir non seulement l’élégance des femmes mais aussi leur force intérieure.

Uemura Shoko (fils de Shoen) et Uemura Atsushi (petit-fils de Shoen) sont des maîtres du genre kacho-ga qui se traduit littéralement par peinture de fleurs et oiseaux (ce genre comprend également des motifs tels que des animaux, des poissons et des insectes). Les genres sont différents, mais leur tableaux sont pleins de beauté raffinée.

Jardin de pins
Jardin de pins

Le musée est entouré d’un jardin de pins. Ce serait bien de s’y promener.

 

Temple Hannya-ji

Le drapeau bouddhique, goshikimaku

Dans les temples bouddhistes, on voit le drapeau de cinq couleurs suspendu à l’entrée du bâtiment principal. C’est le drapeau bouddhique de la version japonaise appelé goshikimaku. Il représente le fondateur du bouddhisme Bouddha Shakyamuni et son enseignement. Chaque couleur a une signification.

Drapeau bouddhique de cinq couleurs
Drapeau bouddhique de cinq couleurs

Le bleu (ou le vert) est la couleur des cheveux du Bouddha, représentant l’état de méditation. Le jaune est la couleur du corps du Bouddha, pour la pensée inébranlable. Le rouge est la couleur du sang du Bouddha, pour la miséricorde et l’énergie spirituelle. Le blanc est la couleur des dents du Bouddha, pour la foi sereine. Le noir (ou le violet) est la couleur de la robe des moines, pour la maîtrise de la colère et la patience. Pour les écoles bouddhistes ésotériques comme shingon, ces cinq couleurs représentent les cinq bouddhas de sagesse.

Étang Sarusawa et Pagode

L’illumination de l’été à Nara

L’étang Sarusawa situé à l’ouest du parc de Nara. La pagode à cinq étages du temple Kofuku-ji reflétée sur l’eau fait partie de l’un des huit beaux paysages de Nara.

En août, l’étang est illuminé par des lanternes suspendues au bambous nains, sasa. C’est un des programmes qui se tiennent lors de l’événement « Flânerie à Naramachi ». Cette année, l’événement a été réduit au milieu de la COVID-19, mais j’ai pu admirer la vue fantastique de l’étang.

Qu’est-ce qu’un Jizo ?

Statuettes de Jizo
Statuettes de Jizo

Le Jizo est un bodhisattva qui reste dans ce monde pour sauver les hommes de la souffrance jusqu’à l’arrivée du futur Bouddha. Au Japon, il est également associé au croyance populaire et vous pourrez rencontrer souvent des statuettes de Jizo faites de pierre sculptée non seulement dans les temples mais aussi au coin des rues. Souvent représenté avec un visage enfantin, le Jizo est familier au Japonais en tant que protecteur des enfants et des voyageurs.

Jizo du temple Kiyomizu-dera
Jizo du temple Kiyomizu-dera

Il existe divers types de Jizo, mais la plupart des statuettes de Jizo sont habillées de bonnets et de bavoirs. Le Jizo du temple Kiyomizu-dera vous apporterait un mariage heureux. Pour que votre amour se réalise, vous n’auriez qu’à tourner sa tête dans la direction où est votre bien-aimé.

Il y a aussi des statuettes qui s’intègrent dans un paysage environnant. Trouver ces statuettes, c’est comme la chasse aux trésors. Leur pose mignonne sont intéressante à voir.

Vous pourrez parfois voir des statues de grande taille. Érigé dans un coin d’une rue de Nara au début du XVIème siècle, le Jizo « Soleil couchant » est près de 2 mètres de haut. Il serait découpé dans le soleil couchant… Dans la ville de Kizugawa où j’habite, une statue de Jizo d’environ 5 mètres de haut se dresse tranquillement dans un coin d’un quartier résidentiel. La salle qui l’abritait n’existe plus et sa tête et ses bras ont été restaurés au XVIIème siècle, mais elle y est assise à l’air libre depuis longtemps…

Monts Daifugendake, Kofugendake et Nihondake, de gauche à droite

La route Omine-Okugake

Route Omine-Okugake
Route Omine-Okugake

Des six routes de Kumano Kodo, la route Omine-Okugake est la plus ardue. Elle relie la région de Yoshino-Omine considérée comme le berceau du shugendo à Kumano. Selon une légende, elle aurait été ouverte par En-no-Gyoja, fondateur du shugendo au début du VIIIème siècle. Cette route pour la pratique ascétique s’étend sur environ 80 kilomètres le long des crêtes de la chaîne de montagnes Omine à plus de 1 000 mètres d’altitude. Depuis les temps anciens, les ascètes connus sous le nom de shugenja ont suit un dur entraînement pour développer le pouvoir spirituel en parcourant cette route escarpée.

Depuis l’antiquité, les montagnes ont été considérées au Japon comme lieu sacré où résident les divinités shintoïstes, kamis. Les Japonais profitaient de riches bienfaits apportés par les montagnes qui occupent 70 % du territoire. Aujourd’hui, l’alpinisme est pratiqué comme sport par des gens de différentes générations au Japon, toujours est-il que les montagnes sont l’objet du culte dans les esprits japonais, pas celui de la conquête. Le culte de la montagne sur lequel le shugendo se base essentiellement vient du sentiment de vénération mêlée de peur envers les montagnes.

Route ardue
Route ardue

La chaîne de montagnes Omine autrement appelée « Alpes Yamato » s’étend de la partie nord à la partie centrale des monts Kii. Ayant été ouverte à l’origine pour la pratique ascétique, la route Omine-Okugake est réservée aux randonneurs expérimentés.  Les femmes ne peuvent pas pénétrer dans l’enceinte sacrée du mont Sanjogatake, dit le mont Omine où s’entraînent les ascètes. Seuls les hommes peuvent donc parcourir la totalité de la route.

Le parcours complet prend environ une semaine mais on peut se contenter de quelques tronçons. En suivant le chemin ardu le long des crêtes, on peut admirer de belles vues sur la chaîne de montagnes Omine. Ici, la pluie abondante nourrit la végétation luxuriante.

Le shugendo est né de la fusion du culte de la montagne, du bouddhisme ésotérique et d’autres croyances. C’est pourquoi plusieurs montagnes qui constituent la chaîne des Omine portent les noms associés au bouddhisme tels que Fugen, Misen, Çakya, etc.

Sur la route, il reste 75 lieux de culte appelés nabiki où les ascètes effectuaient leurs rites. Chaque nabiki est numéroté. Aujourd’hui encore, les shugenja y font leurs prières et laissent, en témoignage de leurs ascèses, des plaquettes en bois où sont écrits leurs noms, la date de prière, etc.