Où peut-on obtenir un goshuin ? C’est l’une des questions que l’on me pose souvent lorsque je guide mes clients dans les sanctuaires shinto et les temples bouddhistes.
Le goshuin est un sceau sacré remis aux visiteurs des sanctuaires shinto et des temples bouddhistes au Japon. À l’origine, il s’agissait d’une preuve remise en échange d’un sutra copié à la main et offert au temple. Composé d’un tampon rouge et du nom du lieu et d’une divinité calligraphiés à l’encre de Chine sumi, il symbolise le lien spirituel tissé entre le visiteur et le site.
Goshuin du temple Unryu-in, Kyoto
Pour le recevoir, il est nécessaire de posséder un goshuin-cho, un carnet spécifique en papier japonais washi. On peut s’en procurer dans les papeteries ou directement sur place. Bien que de nombreux touristes souhaitent en obtenir un en souvenir de leur passage, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une simple collecte de tampons touristiques. Par conséquent, il est impossible de le demander sur un carnet de timbres ordinaire ou sur de simples feuilles de notes.
Goshuin
Certains lieux ne proposent pas de calligraphie réalisée en direct ; dans ce cas, ils délivrent des feuilles déjà préparées kakioki. En règle générale, on demande le goshuin après avoir prié. Cependant, dans les sites très fréquentés comme le Ginkaku-ji ou le Ryoan-ji à Kyoto, on peut confier son carnet à l’entrée pour le récupérer à la fin de la visite afin de gagner du temps.
Enfin, sachez que la photographie et la vidéo sont généralement interdites pendant la réalisation du goshuin. Si vous avez la chance d’assister à sa réalisation, je vous invite à observer attentivement le mouvement fluide et élégant du pinceau.
Tout comme le bodhisattva Jizo, Kannon — le bodhisattva de la compassion — est l’une des divinités les plus populaires et les plus vénérées du bouddhisme japonais. Cela s’explique par le fait que Kannon reste dans ce monde pour nous aider à nous libérer de la souffrance, même s’il a atteint l’éveil nécessaire pour devenir Bouddha. Les touristes étrangers qui visitent pour la première fois Kyoto ou Nara, les anciennes capitales du pays, se rendent souvent dans des temples bouddhistes qui, dans la plupart des cas, sont consacrés à Kannon, même s’ils ne s’en rendent pas compte.
Une caractéristique commune à de nombreux temples consacrés à Kannon réside dans leur style architectural unique : les bâtiments principaux sont souvent construits en surplomb sur des pentes raides. Cette architecture vise à représenter le paradis où réside Kannon qui, selon une légende bouddhiste, se trouve sur une montagne escarpée.
Temple Kiyomizu-dera
Le temple Kiyomizu-dera de Kyoto est l’exemple architectural le plus représentatif des temples consacrés à Kannon. Son bâtiment principal est doté d’une vaste terrasse soutenue sans aucun clou par d’imposants piliers en bois de zelkova et des traverses encastrées. Ce type de terrasse a été ajouté pour accueillir les nombreux pèlerins venus chercher le salut auprès de Kannon. Celle de Kiyomizu-dera, très ouverte, semble flotter dans les airs. Tout comme le Kinkaku-ji et le sanctuaire Fushimi Inari Taisha, Kiyomizu-dera est un site incontournable à Kyoto, ce qui explique pourquoi le site est souvent bondé. Toutefois, l’enceinte du temple est vaste : prenez le temps de contempler son architecture sous différents angles.
Pavillon Nigatsu-do
À Nara, vous visiterez certainement le temple Todai-ji. Moins connu que la salle du Grand Bouddha, le pavillon Nigatsu-do, situé sur les hauteurs, est un bâtiment consacré à Kannon. De sa terrasse, vous pourrez profiter d’une belle vue sur Nara. Lors de la cérémonie bouddhiste de repentance du Shuni-e, qui se déroule pendant deux semaines en mars, cette terrasse devient un théâtre rituel sacré où sont brandies de grandes torches.
Même s’il s’agit d’un temple consacré à Kannon, on ne peut pas toujours voir la statue originale. Au Kiyomizu-dera, par exemple, ce que l’on voit habituellement n’est qu’une copie. Quant au Nigatsu-do du Todai-ji, ses statues de Kannon sont si sacrées et secrètes que personne n’est autorisé à les voir.
Temple Hase-dera
Temple Hase-dera
Le temple Hase-dera, situé dans les environs de Nara, est donc un site idéal pour admirer une statue originale de Kannon et s’imprégner d’une atmosphère empreinte de sa miséricorde. En empruntant un long escalier couvert, on atteint le bâtiment principal perché en hauteur. J’aime beaucoup cette approche. Au printemps et en automne, on peut prier en touchant directement les pieds de Kannon pour implorer sa bienveillance.
Temple Ishiyama-dera
Enfin, je vous présente l’Ishiyama-dera, le temple de la montagne rocheuse, situé à Otsu dans la préfecture de Shiga. De nombreux bâtiments religieux s’y dressent sur des affleurements de wollastonite. Comme son nom l’indique, ses paysages rocheux sont spectaculaires. Le bodhisattva Kannon, que l’on dit résider sur des montagnes escarpées, est également étroitement associé aux rochers sacrés. En ce sens, ce temple incarne, lui aussi, la demeure véritable de Kannon.
Qu’est-ce que le mingei ? C’est la découverte de la « beauté » dans les objets du quotidien créés par des artisans anonymes, et la reconnaissance d’une nouvelle valeur en eux. Pour désigner ces objets du quotidien qui n’étaient pas destinés à être regardés, le terme « Mingei » (abréviation de Minshuteki kogei, l’artisanat populaire) a été inventé.
L’année 2025 marque le centenaire de la naissance de ce mot. L’exposition, qui s’est tenue du 13 septembre au 7 décembre au musée de Kyocera, était axée sur les débuts du mouvement mingei, né à Kyoto, et sur son expansion.
Le terme « Mingei » (art populaire) est né à la suite de la découverte des sculptures bouddhiques en bois réalisées par Mokujiki (1718-1810), un moine itinérant de la fin de l’époque d’Edo qui a voyagé à travers tout le Japon. Soetsu Yanagi (1889-1961), le fondateur du mouvement mingei, a été fasciné par ces statues sculptées. Il a entrepris alors, avec ses compagnons, des voyages d’étude sur l’œuvre de Mokujiki, ce qui a marqué le point de départ de leur découverte de la culture populaire.
Autoportrait, MokujikiStatue assise de SozukabaBodhisattva Jizo
Fondée en 1927 à Kamigamo, Kyoto, l’Association pour la production artisanale populaire servait de centre pour mettre en pratique le mouvement mingei. Inspirés par le modèle des guildes médiévales, ses membres ont produit des œuvres de teinture et de tissage, de menuiserie et de ferronnerie. Des expositions de leurs créations ont également été organisées à Kyoto. Même aujourd’hui, ces œuvres restent fascinantes.
Boîte incrustée de nacre avec motif manji
Boîte portable laquée Negoro avec ferrures en ferMiroir triptyque en laque rougeKimono à motifs d’iris japonais
Comme exemple d’espace de vie décoré d’objets mingei, on peut citer Mikuni-so. Ce pavillon avait été exposé sous le nom de « Musée Mingei » lors d’une exposition à Tokyo en 1928. Tamesaburo Yamamoto (1893-1966), le premier président d’Asahi Breweries, l’a acheté après et l’a déplacé à Mikuni, Osaka, sur le site de sa résidence. Mikuni-so a servi de salon et de lieu de rencontre pour les acteurs du mouvement mingei dans la région du Kansai. En plus d’articles utilitaires quotidiens collectés dans tout le pays, des œuvres d’artistes associés au mouvement mingei y étaient effectivement utilisées au quotidien. Yamamoto a été un mécène du mouvement mingei, et sa collection constitue aujourd’hui une partie fondamentale de celle du Musée d’Art Asahi Group Oyamazaki, situé en banlieue de Kyoto.
Bol à décor linéaire en slipsarePlaque à motif d’œil de chevalTapis de chiffons tisséTissu d’emballage à motif de pivoines
Les objets mingei, que Yanagi et les artistes associés au mouvement mingei ont collectionnés aux marchés aux puces (comme le Kobo-ichi ou le Tenjin-ichi) et dans diverses régions du Japon, étaient également exposés. À travers l’exposition, on constate que des objets mingei ont été collectionnés dans une grande variété de genres.
Bol dessiné au doigt à glaçure verteThéière non émaillée à motif de coulée noirCoffre de bateau
Otsu-e, Le Démon jouant du Shamisen
À Kyoto, le mouvement mingei s’est épanoui dès ses débuts. Kanjiro Kawai (1890-1966) a été une figure centrale de ce mouvement, s’impliquant non seulement dans la céramique/poterie, mais aussi dans la conception des espaces de vie, tels que l’architecture et le mobilier. De nombreuses œuvres de Kawai étaient également exposées lors de cette exposition. Si vous vous intéressez à ses œuvres, je vous recommande vivement de visiter le Musée commémoratif de Kanjiro Kawai, situé à Gojozaka. C’est son ancienne résidence, qu’il a conçue lui-même, et on peut y percevoir sa propre esthétique unique.
Ensemble d’outils d’écriture et de bureau (design)Ensemble de vaisselleMasque en bois sculptéÉtagère murale suspendue en bois (design)
Tatsuaki Kuroda (1904-1982), artisan laqueur et menuisier né à Gion, Kyoto, a également eu des liens étroits avec les débuts du mouvement mingei. Kyoto comptait de nombreux adhérents au mouvement mingei, dont le célèbre confiseur traditionnel de Gion, Kagizen Yoshifusa. Kuroda a conçu le mobilier et les ustensiles de Kagizen Yoshifusa, incarnant ainsi l’union de l’utilité et de la beauté. La photo ci-dessous montre des récipients incrustés de nacre pour le kuzukiri (un dessert à base de fécule de racine de kudzu, servi froid sous forme de nouilles avec de la mélasse noire), commandés par Kagizen Yoshifusa à Kuroda. Bien que sa décoration en nacre soit magnifique, il possédait également la praticité nécessaire pour servir ce dessert délicat aux clients tout en le maintenant au frais.
Service de kuzukiri en laque incrustée de nacre et Boîte de transport alimentaire
Kyoto est une ville où l’architecture et les œuvres d’art liées au mouvement mingei se fondent encore naturellement dans le paysage. Capitale millénaire, Kyoto a aussi été une ville de l’artisanat, tissée par de nombreux artisans. Je pense que Kyoto, où la philosophie du mingei était déjà profondément enracinée, a eu la générosité d’évaluer et de développer les œuvres et les activités créatives des artistes influencés par ce mouvement.
Cette année, on peut profiter des couleurs d’automne un peu plus tôt que l’automne dernier. Bien que certaines feuilles aient été desséchées et brûlées à cause de la canicule, la baisse de température matinale et nocturne de ces derniers jours leur apporte de belles couleurs. Les sites célèbres de Kyoto sont tous bondés de touristes, j’ai donc choisi de profiter de l’automne dans mon voisinage. L’automne, ma saison préférée, me semble devenir de plus en plus court car la chaleur estivale persiste plus longtemps ces dernières années. Ces endroits où je peux admirer le changement des couleurs en toute tranquillité sont particulièrement précieux.
Le temple Joruri-ji, Kizugawa
Temple Joruri-ji
Joruri-ji est un lieu empreint d’une atmosphère de sérénité rustique. Le jardin traditionnel de style représentant la Terre pure est aménagé autour d’un étang. À l’ouest se dresse le pavillon abritant neuf statues d’Amida Bouddha, symbole de la Terre pure occidentale qui promet le bonheur dans l’au-delà. À l’est se trouve la pagode qui abrite le Bouddha de la Médecine, symbole de la Terre pure orientale qui soulage les souffrances de ce monde. Ce temple ne présente aucune des installations visant à l’attrait « Instagrammable » que l’on trouve souvent dans les temples de Kyoto de nos jours, et il est très rarement illuminé. Je pense que c’est un endroit exceptionnel où l’on peut véritablement faire l’expérience d’une atmosphère naturelle et paisible.
Le temple Konbu-in, Nara
Temple Konbu-in
Konbu-in est un couvent bouddhiste de la ville de Nara qui n’ouvre ses portes au public que pour trois jours exceptionnels en novembre. Bien qu’il se trouve en pleine ville, il est niché sur une petite colline, ce qui donne l’impression d’entrer dans un temple de montagne dès que l’on pénètre dans son vaste domaine. Quand on pense aux temples de Nara, la première image qui vient à l’esprit est Todai-ji, célèbre pour sa magnifique architecture bouddhiste et son Grand Bouddha. J’apprécie cette atmosphère majestueuse, mais j’aime aussi les lieux comme Konbu-in, où règne une tranquillité réconfortante et apaisante.
Ce magasin, situé juste à côté du marché Nishiki, propose un grand nombre de celluloïds et de dessins originaux d’animes et de mangas tels que Ghibli, Dragon Ball, One Piece et Naruto.
Si vous souhaitez apprécier les animes et les mangas japonais comme de l’art, c’est l’endroit idéal. Ce magasin n’est pas très grand, mais vous pourrez vous y immerger pleinement dans l’univers de l’animation japonaise.
Japanime Art Gallery
Où La rue commerçante Teramachi-Kyogoku
Jours et heures d’ouverture Ouvert tous les jours, de 11h à 20h
Situé à l’est du sanctuaire shinto Kitano Tenman-gu, Kamishichiken est le plus ancien quartier de geishas de Kyoto. Il doit son nom aux sept maisons de thé qui ont été construites au XVe siècle en utilisant les matériaux restants de la reconstruction du sanctuaire. Plus petit que Gion, le quartier de geishas le plus célèbre de Kyoto, Kamishichiken vous permet de profiter d’une atmosphère plus paisible.
Sanctuaire du quartierThéâtre de danse du quartier
Certains lieux du quartier ont été utilisés pour le tournage de Kokuho, un film qui rencontre actuellement un grand succès au Japon. C’est un film sur l’histoire de deux jeunes hommes qui ont consacré leur jeunesse à perfectionner l’art du kabuki.
En été, le bâtiment du quartier, qui abrite le théâtre de danse, s’illumine de lampions et se transforme en un lieu de fraîcheur : Le Beer Garden. Chaque soir, quatre geiko et maiko en yukata y accueillent les visiteurs. Si ce quartier est habituellement réservé à une clientèle de fidèles, cet événement estival est ouvert à tous. Le Beer Garden permet ainsi de découvrir l’ambiance unique des quartiers de geishas.
Ambiance joyeusePrès du parapet du pontEntréeIlluminé de lampions
L’année dernière, je disais déjà à mes clients : « L’été au Japon est tellement chaud et humide que de nombreux touristes étrangers ont du mal à s’y habituer. Surtout à Kyoto, la chaleur estivale est insupportable pour les Occidentaux. » Mais la chaleur est encore plus intense cette année que l’année dernière.
Certains clients m’ont dit : « Nous sommes habitués à la chaleur, il y a eu des vagues de chaleur en Europe aussi. » Mais je pense que l’humidité moite que l’on ressent au Japon leur est très désagréable. Cette année, j’ai remarqué que beaucoup de mes clients utilisaient des ombrelles, des ventilateurs portables et des serviettes rafraîchissantes pour se protéger de la chaleur extrême, à la manière des Japonais. Concernant les ombrelles (la plupart sont aussi efficaces contre la pluie), ces dernières années, même les enfants et les hommes les utilisent aussi au Japon. Il faut particulièrement se méfier des malaises liés aux coups de chaleur (necchusho en japonais). L’été au Japon, et en particulier à Kyoto, ville située dans une cuvette entourée de montagnes, la chaleur et l’humidité sont souvent écrasantes, même à l’ombre. Il est donc crucial de vous hydrater constamment, même si vous ne ressentez pas la soif.
Au bord de l’eauAu temple Tenju-anAu temple Byodo-inLotus, symbole du mérite de Bouddha
La canicule de cet été à Kyoto est vraiment difficile à supporter, mais la vue du bord de l’eau donne une sensation de fraîcheur. La beauté pure des lotus qui fleurissent le matin fait oublier la chaleur un instant. Cependant, la température de l’eau est plus élevée cette année et j’ai l’impression que les carpes koi, d’habitude si gourmandes, manquent d’énergie…
Sur l’avenue Shijo-doriChar NaginatabokoDéfilé de chars du 24 juilletChar de clôture du défilé
Le festival de Gion, l’un des symboles de l’été à Kyoto, est une scène caractéristique que j’apprécie particulièrement. Lié au sanctuaire shinto Yasaka-jinja, ce festival aurait débuté il y a plus de 1 000 ans comme un rituel pour chasser les épidémies. J’aime la vue nocturne de ses chars illuminés de lampions et l’ambiance animée de la procession. De plus en plus, les étés sont étouffants et voir le défilé des chars dans la foule est épuisant. Malgré cela, ce festival riche d’une si longue histoire continue d’attirer les gens avec son charme.
À Minamiyamashiro-mura, le seul village de la préfecture de Kyoto situé au carrefour des préfectures de Kyoto, Nara, Shiga et Mie, se trouve un restaurant unique : Yama no Table. Il est niché dans l’ancienne école maternelle du hameau de Dosenbo, accessible après une longue ascension en voiture dans la montagne.
Champs de thé de DosenboNouvelles feuilles de thé Champs de thé de Dosenbo
Dosenbo est l’un des principaux hameaux de producteurs du fameux thé ujicha dans le village de Minamiyamashiro. Il est particulièrement réputé pour ses magnifiques champs de thé.
Le concept du restaurant est une expérience culinaire unique, celle d’un véritable paysage à déguster. Le restaurant propose un menu unique élaboré à partir de produits cultivés avec soin par les habitants du village et des hameaux voisins, ainsi que de plantes sauvages locales. Les plats, préparés et servis dans une ambiance de cuisine ouverte, sont non seulement délicieux, mais aussi d’une profondeur de saveur remarquable. Cette richesse est le reflet du terroir et de la passion des cultivateurs, magnifiquement exprimés dans chaque plat conçu par deux restaurateurs, à la fois chefs, designers et artistes.
Plat du juin
Tisane à base de plantes sauvages locales comme apéritif Amuse-bouche froid à base de plantes sauvagesSoupe de maïs et d’oignon primeur Brik de poulet fermier à la julienne de chou rouge Salade de daurade naturelle, prunes et courgettesPorc rôti au feu de bois, élevé par les élèves d’un lycée agricole, accompagné d’un risotto au komatsuna Yokan à l’abricot avec une tasse du premier thé de l’année de DosenboGlace au chocolat noyée dans un jus d’agrumes
Où Hameau de Dosenbo, village de Minamiyamashiro
Jours et heures d’ouverture Les dimanches et lundis (11h- ou 14h- ) Il s’agit d’un service unique avec un départ simultané pour tous les clients. La réservation à l’avance est obligatoire.
Fermetures saisonnières De janvier à mars et d’août à octobre
Savez-vous ce qu’est une machiya ? C’est une maison traditionnelle japonaise en bois, qui servait à la fois de résidence et de lieu de commerce. Elle se caractérise par sa façade étroite et son intérieur profond, ce qui lui a valu le surnom de « lit d’anguille ». À Kyoto, on l’appelle communément « Kyo machiya ».
Les machiya de Kyoto en voie de disparition
Aujourd’hui, on voit souvent les machiya rénovées en restaurants, cafés, boutiques ou hébergements pour les touristes. Cependant, il est aussi vrai que de nombreuses machiya disparaissent ou sont menacées de destruction. À Kyoto, il est difficile de donner un chiffre exact, car le terme inclut non seulement les machiya traditionnelles mais aussi toutes les maisons en bois construites avant 1950. Néanmoins, en raison de leur vétusté et des difficultés d’entretien, plus de 700 machiya sont démolies chaque année en moyenne. Entre 2008 et 2009, il y avait environ 47 000 machiya, mais ce nombre est tombé à environ 34 000 en 2024, soit une diminution de près de 30 %. Parmi elles, l’une des machiya les plus anciennes et les plus historiques de la ville a été perdue en 2018. Bien qu’il reste des machiya habitées à Kyoto, elles sont souvent disséminées entre des immeubles modernes, et à l’exception de quelques quartiers comme Gion, l’ancien paysage urbain n’est plus vraiment préservé. Beaucoup de touristes occidentaux viennent à Kyoto en s’attendant à une ville imprégnée d’un charme traditionnel et historique, mais après quelques jours, certains d’entre eux réalisent que, si la ville est propre, son architecture historique n’est pas très bien conservée. Je suis tout à fait d’accord avec ce constat. On dit que les Japonais valorisent l’harmonie, mais en ce qui concerne la préservation du paysage urbain, on observe malheureusement un manque de cohérence et d’unité.
Dans le cas des petits bâtiments en milieu urbain, la décision de les préserver, quelle que soit leur valeur historique, appartient souvent au propriétaire et non à l’État ou aux autorités locales. Malheureusement, non seulement à Kyoto, mais partout au Japon, un environnement où la conservation des bâtiments historiques est difficile s’est mis en place, malgré le fait que les bâtiments détruits et perdus ne reviennent jamais…
La Machiya Imazushi, Nara
La situation est similaire à Nara, qui était la capitale du Japon avant Kyoto. Dans le quartier de Naramachi, réputé pour ses paysages historiques, environ 60 % des machiya ont disparu entre 1985 et 2020, remplacées par de nouvelles constructions, des parkings ou des terrains vacants. Comme à Kyoto, la plupart des machiya restantes ont été rénovées en restaurants, boutiques ou hébergements, et très peu sont encore habitées.
Machiya Imazushi
La machiya de Nara que je vous présente dans cet article de blog, la Machiya Imazushi est la maison de mes beaux-parents. Mon beau-père est issu d’une vieille famille qui fabriquait et vendait le nara-sarashi, un tissu de chanvre de haute qualité principalement utilisé pour les vêtements de cérémonie des samouraïs. À l’origine, cette maison se situait sur la place devant la gare de Kintetsu-Nara, là où se trouve aujourd’hui la statue du moine Gyōki. Elle a été déplacée à son emplacement actuel, dans le quartier d’Imazushi, en 1914, suite à l’ouverture de la ligne de train Kintetsu. Dans ce quartier aussi, la plupart des machiya qui existaient autrefois ont disparu. Il est triste de constater que seule cette maison semble avoir traversé le temps, conservant l’atmosphère d’antan et témoignant de l’histoire du quartier.
Pièce de réception
Découvrez l’essence de l’authentique culture japonaise au cœur de la Machiya Imazushi
De nos jours, beaucoup de programmes d’expériences culturelles japonaises sont offerts aux touristes étrangers. Parmi ceux-ci, la cérémonie du thé est sans doute l’expérience la plus fréquemment proposée, car elle représente un art complet qui réunit diverses traditions culturelles japonaises. La cérémonie du thé est aussi étroitement liée à la culture zen. Cependant, avec l’engouement actuel pour le matcha, je regrette de constater que les expériences se limitent souvent à la simple action de boire ou de préparer le matcha soi-même avec des explications superficielles et que l’essence même de la cérémonie du thé soit négligée. Les expériences de cérémonie du thé durent généralement environ 45 minutes, et sont souvent partagées avec d’autres participants. Cela peut convenir à ceux qui cherchent une brève immersion dans la culture japonaise entre deux visites touristiques, mais je trouve que ces expériences rapides sont insuffisantes pour ceux qui souhaitent toucher à la partie essentielle de la cérémonie du thé. Il en va de même pour d’autres expériences culturelles.
Cérémonie du thé Expérience sensorielle et spirituelle
À Machiya Imazushi, nous voulons aller au-delà de la simple expérience. Nous aimerions vous plonger au cœur de la culture japonaise, en explorant son riche contexte historique et sa profonde spiritualité, et en vous permettant d’interagir avec les personnes passionnées qui la font vivre. Nara est souvent considérée comme une des destinations de l’excursion d’une journée depuis Kyoto. Beaucoup de touristes se contentent de visiter le Grand Bouddha et de rencontrer les daims du parc. Mais cette ancienne capitale du pays regorge de cultures traditionnelles méconnues qui sont enracinées dans son histoire. Nous vous invitons à prolonger votre séjour pour explorer autrement cette ville et découvrir ses charmes cachés.
Pour en savoir plus sur ce projet, rendez-vous sur le site web de mon partenaire : Machiya Imazushi
J’imaginais que les Japonais ne buvaient que du thé vert. Mais ils aiment aussi beaucoup le café, finalement… C’est le commentaire d’un de mes clients français. Moi aussi, j’aime autant le matcha et le sencha que le café. On a du mal à l’imaginer avec l’engouement actuel pour le matcha, mais il y a une vingtaine d’années, même ici à Kyoto, il n’y avait presque pas de salons de thé qui mettaient en avant le thé japonais. Bien sûr, il y avait des amami-dokoro (maisons de douceurs traditionnelles) qui servaient des wagashi (pâtisseries japonaises) avec du thé, mais le matcha était plutôt associé à la cérémonie du thé, et les autres thés comme le sencha ou le hojicha étaient considérés comme des boissons offertes gratuitement dans les restaurants pendant les repas. Quand j’y pense, je suis toujours un peu surprise de voir autant de salons de thé spécialisés dans le thé japonais aujourd’hui.
Contrairement à son image traditionnelle, Kyoto a étonnamment une forte consommation de café. On y voit beaucoup de cafés branchés, même si on trouve aussi des Starbucks un peu partout, il faut bien le dire. Dans cet article, je vous emmène à la découverte de mes coins préférés à Kyoto. Ce ne sont pas des adresses cachées, loin de là, mais l’ambiance de ces endroits est telle que je ne peux m’empêcher d’y aller régulièrement.
HARIO CAFE KYOTO ハリオ カフェ 京都
HARIO CAFEPause-caféJardin d’intérieurAccessoires en verre
Fondé en 1921 et fabricant d’ustensiles pour le café, HARIO possède un café en propre niché dans la ruelle Ishibe-koji, où l’on peut vraiment apprécier le charme de Kyoto. Le café propose également à la vente les accessoires en verre de la marque. Bien qu’il soit toujours possible de se promener dans Ishibe-koji, la prise de photos y est interdite en raison du surtourisme. C’est peut-être ce qui contribue à son atmosphère paisible et agréable. Le jour de ma visite, une fine pluie tombait, et il me semble que ce genre de ruelle kyotoïte tranquille se marie particulièrement bien avec le doux murmure de la pluie.
Où Dans la ruelle Ishibe-koji, à seulement 3 minutes à pied du temple Kodai-ji
Jours et horaires d’ouverture Ouvert de 10h à 17h, tous les jours sauf pendant les congés de fin d’année
Salon de thé FRANÇOIS フランソア喫茶室
Salon de thé FRANÇOISGâteau au fromage cru
Fondé en 1934, ce salon de thé est le premier de son genre à avoir été désigné bien culturel matériel national. Bien qu’arborant à l’époque une atmosphère moderne et élégante, son propriétaire souhaitait en faire un lieu de débat sur l’anti-guerre et l’art d’avant-garde, en résistance à une époque où la montée du militarisme rendait la liberté d’expression de plus en plus difficile. Ces dernières années, les cafés et salons de thé à l’ambiance rétro-moderne sont très prisés au Japon, et celui-ci ne fait pas exception. Pourtant, comparé à d’autres endroits, il conserve relativement une tranquillité, je trouve.
Où Dans la rue Nishi Kiyamachi-dori, au sud de l’avenue Shijo-dori, à 4 minutes à pied de la sortie 3 de la gare Gion-Shijo sur la ligne Keihan
Jours et horaires d’ouverture Ouvert de 11h à 22h, tous les jours sauf pendant les congés de fin d’année Dernière commande (à 20h pour les repas et à 21h30 pour les boissons et les gâteaux)
Saryo Housen 茶寮 宝泉
Saryo HousenIntérieurJardin japonais à l’entréeSoupe de haricots rouges sucrée
C’est le salon de thé de la maison Housen, fondée en 1952, réputée pour ses douceurs traditionnelles. Il est installé dans l’ancienne demeure d’un homme d’affaires. On y savoure notamment leurs fameux mochi fougère, de délicieux gâteaux frais de saison, et une exquise soupe de haricots rouges sucrée agrémentée de mochi grillés. Son beau jardin bien entretenu au fil des saisons vaut aussi le détour. En hiver, le jardin japonais est un peu triste, mais il n’en dégage pas moins un charme singulier. Les mousses du jardin sont délicatement recouvertes d’aiguilles de pin rouge tombées. C’est une tradition japonaise pour les protéger du gel.
Où À 3 minutes à pied de l’arrêt de bus Shimogamo Higashi Honmachi, et à 12 minutes à pied du sanctuaire Shimogamo-jinja
Jours et horaires d’ouverture Ouvert tous les jours de 10h à 17h, sauf le mercredi et le jeudi