Le kumihimo, c’est l’art du tressage traditionnel japonais. On crée des cordons en entrelaçant plusieurs faisceaux de fil de soie. Depuis longtemps, ces cordons tressés ont été largement utilisés pour les accessoires des rituels shinto et bouddhiste, pour les casques d’armure de samouraïs et les lanières d’épée, etc. Ils sont également utilisés en tant qu’obijime, cordon décoratif pour fixer l’obi, la ceinture de kimono.
Shouen Kumihimo
Accessoires de kumihimo
Shouen Kumihimo, atelier traditionnel de kumihimo fondé en 1948, se trouve dans la ville d’Uji, à environ 20 minutes en train de la gare JR de Kyoto. Il vous propose une large gamme de produits kumihimo pour les bijoux et la décoration d’intérieur.
Atelier de création
Il y a aussi l’atelier de création de kumihimo à la main pour les débutants. On crée un cordon pour un phone-strap, un bijou de sac ou un bracelet à l’aide de support carré en bois muni de bobines de fil, tama (environ 1h, réservation nécessaire, 2 500 yens). Un peu difficile au début, mais une fois qu’on s’habitue au rythme ça marche.
Où La ville d’Uji, dans la préfecture de Kyoto À 8 minutes à pied de la gare JR d’Uji ou à 12 minutes à pied de la gare d’Uji sur la ligne Keihan, près de la rue commerçante Ujibashi-dori
Heure et jours d’ouverture 10h-17h (tous les jours sauf mardi)
Parmi les sites incontournables à ne pas manquer à Kyoto, Arashiyama connu pour sa bambouseraie figure dans les principaux. Il est difficile de goûter son ambiance sereine en raison d’une masse de touristes ces derniers temps, mais il reste encore autour de ce site touristique des endroits magnifiques hors des sentiers battus. Il existe un Kyoto calme et bucolique à quelques pas de l’agitation touristique.
Quartier de Saga Toriimoto
Saga Toriimoto
Paisible
Situé au nord-ouest d’Arashiyama, le quartier de Saga Toriimoto a été à l’origine un hameau formé autour du premier portique du sanctuaire Atago au XVème siècle. Autrement appelé Atago-kaido (chemin du sanctuaire Atago), il a accueilli de nombreux pèlerins du sanctuaire Atago situé au sommet du mont Atago pendant l’époque d’Edo. Il est bordé de maisons aux toits de chaume semblables aux fermes et de machiya, maison traditionnelle en bois.
Gio-ji
Adashino-Nenbutsu-ji
Chemin bordé de bambous
Le quartier de Saga Toriimoto est à environ 20 minutes à pied de la bambouseraie d’Arashiyama. En chemin, il y a des temples modestes et méconnus tels que Nison-in, Gio-ji, Adashino-Nenbutsu-ji, etc.
Portique du sanctuaire Atago
Ayuchaya Hirano-ya
Il sera aussi agréable de profiter d’un moment de pause dans le resto Ayuchaya Hirano-ya à côté du portique en goûtant l’ambiance paisible de ce quartier. Cumulant le commerce de gros de l’éperlan d’eau douce ayu pêché dans la rivière Hozu, il sert des plats de ce poisson incontournable de l’été au Japon.
Parfum d’autrefois
Peau de yuzu confit au sucre
Depuis 400 ans, il sert également des boulettes dango à base de farine de riz aux pèlerins du sanctuaire Atago. Le bâtiment garde encore son apparence traditionnelle et nous donne l’illusion du saut temporel à l’époque d’Edo. En hiver, la peau de yuzu confit au sucre est proposée à la place du dango (880 yens avec un thé matcha). Le yuzu provenant de village de Mizuo y est utilisé.
Mizuo, un petit village du yuzu
Village de Mizuo
Yuzu de Mizuo
Le yuzu, un agrume japonais récolté à la fin de l’automne, est apprécié pour son arôme raffiné et sa saveur rafraîchissante. C’est un ingrédient indispensable aux plats divers japonais en saison froide et est également à la mode à l’étranger ces temps-ci. La préfecture de Kochi est célèbre pour la production du yuzu au Japon, mais le saviez-vous ? C’est Mizuo, un petit village de Kyoto, qui est le berceau du yuzu japonais. Mizuo est situé au pied sud du mont Atago. Depuis longtemps, on y cultive le yuzu en profitant d’un climat montagneux avec un écart entre les températures du jour et de la nuit. Le yuzu est un arbre à croissance lente. En général, il est greffé sur le citronnier épineux, ce qui favorise une croissance rapide. Au bout de 4 à 5 ans, on peut récolter des fruits. Mais le yuzu de Mizuo est principalement cultivé à partir de graines. Il met 15 à 18 ans avant de donner ses premiers fruits. Il se caractérise par son arôme élégant et son goût profond par rapport au yuzu issu d’un arbre greffé et est très prisé par les grands cuisiniers de Kyoto.
Chez Marugen
Sukiyaki de poulet
De fin octobre à avril, on peut déguster la fondue de poulet mizutaki ou le sukiyaki de poulet chez les fermiers de yuzu à Mizuo (réservation nécessaire). Le plat sur la photo est le sukiyaki servi chez Marugen (まる源). On fait cuire des ingrédients tels que des tranches de poulet, des légumes locaux, des pâtes de soja, des champignons, etc dans une poêle de fonte avec de la sauce de soja, du sucre et du jus de yuzu. On mange en trempant ces ingrédients cuits dans le radis blanc râpé au jus de yuzu. C’est délicieux. Ici, on peut prendre aussi le bain au yuzu, un bain chaud dans lequel flottent les fruits de yuzu entiers ou coupés et enveloppés dans des filets. C’est une expérience exceptionnelle.
Sanctuaire Seiwa tenno-sha
Voici le sanctuaire dédié au 56ème empereur Seiwa (850-881). Le paysage calme et sereine de Mizuo aurait aussi soulagé le chagrin de cet empereur qui s’est laissé entraîner dans la lutte politique. Il se dresse tranquillement dans ce petit village enveloppé par la senteur du yuzu.
Mizuo n’est pas très loin d’Arashiyama, mais ce petit village isolé n’est pas bien desservi. Pour s’y rendre depuis Arashiyama, prenez le train JR pour Sonobe/Kameoka depuis la gare de Saga-Arashiyama et descendez à la prochaine gare Hozukyo (4 min, 190 yens). Mizuo est à 10 minutes de trajet en bus (250 yens, il n’y a que 5 correspondances par jour) ou à une heure de marche de cette gare.
Savez-vous ce que c’est le kogei-gashi ? Il s’agit de confiseries japonaises créées de manière à servir d’ornement. Bien qu’elles ne sont pas faites pour être mangées, elles sont réalisées à partir d’une pâte faite en mélangeant des ingrédients de confiserie et expriment les quatre saisons du Japon et les beautés de la nature. On dit que l’origine du kogei-gashi vient de la confiserie offerte au quartier résidentiel du château d’Edo réservé aux femmes de l’entourage du shogun. Les techniques utilisées pour créer le kogei-gashi montrent le niveau très élevé de compétence et de créativité des artisans confiseurs.
Le bonsaï de cerisier japonais ? Non, c’est fait avec des ingrédients de confiserie. Il est exposé au musée de l’artisanat et du design de Kyoto.
Le kogei-gashi (Prunier pleureur à fleurs rouges) pour la décoration des vitrines à Tsuruya-Yoshinobu, confiserie japonaise fondée à Kyoto. Pouvez-vous également remarquer deux rossignols perchés ?
Le kogei-gashi (Boule de fleurs de camélia) pour la décoration d’intérieur à Tsuruya-Yoshinobu. Il utilise une pâte faite en mélangeant le sucre et la poudre de riz gluant. Les pétales sont faits à la main un à un par des artisans confiseurs de Tsuruya-Yoshinobu. Quelle tâche laborieuse !
Au Japon, il existe plusieurs sortes de donburi (plat de bol de riz). Le donburi est un plat traditionnel composé d’un grand bol de riz chaud recouvert de différentes garnitures. Les donburi les plus populaires sont : L’oyako-don : bol de riz avec du poulet et des œufs Le gyu-don : bol de riz avec des lamelles de bœuf Le ten-don : bol de riz avec des tempura (beignets de fruits de mer ou de légumes) Le katsu-don : bol de riz avec des tonkatsu (des tranches de porc pané frit) Le kaisen-don : bol de riz avec des tranches de fruits de mer frais L’una-don : bol de riz avec des tranches d’anguilles grillées Le mot donburi est souvent abrégé en don.
Shirakawa Kyotomi
Shirakawa Kyotomi est un restaurant de tempura et de ten-don situé dans le quartier d’Okazaki, Kyoto. À deux pas de la station Higashiyama, mais légèrement en retrait de l’avenue Sanjo, c’est un bon restaurant pour une pause calme.
Ten-don aux crevettes et congres
Je vous recommande le menu ten-don aux crevettes et aux congres pour le déjeuner ici (1 680 yens). Ce ten-don est accompagné de tempura de légumes (aubergines, piments japonais shishito, rhizome de lotus, tranches de potiron). On l’arrose de sauce à tempura servie avec une garniture de radis blanc et gingembre râpés dans un bol séparé. Ce menu comprend également l’omelette roulée japonaise dashimaki assaisonnée au bouillon dashi, une soupe miso rouge, quelques pickles japonais et un petit sorbet au yuzu. Ce ten-don est léger, croustillant et très savoureux. Vous pouvez également commander du riz et des tempura séparément.
Sanctuaire Mitani-inari
Après une pause, que diriez-vous de faire une balade le long de la rivière Shirakawa jusqu’au sanctuaire Heian-jingu, symbole du quartier d’Okazaki ? Vous trouverez un mini sanctuaire en chemin. Il y avait autrefois une usine de polissage d’orge. Elle moulait de l’orge avec un moulin à eau alimenté par le canal du lac Biwa. Ce sanctuaire dédié à la divinité de l’eau aurait été construit pour prier pour la sécurité de la voie navigable et du quartier.
Où Le quartier d’Okazaki À 1 minute à pied de la station Higashiyama Prenez la sortie 1 à gauche et tournez à la première rue à gauche
Heures et jours d’ouverture Tous les jours sauf lundi et le 2ème mardi 11h-14h30 (dernière commande 14h) 17h30-20h (dernière commande 19h)
On fête le setsubun le 3 février au Japon. Le mot setsubun désigne à l’origine la veille de l’arrivée d’une nouvelle saison selon l’ancien calendrier lunaire. Il y avait autrefois quatre setsubun. Aujourd’hui, on fête seul le setsubun qui marque l’arrivée du printemps. Les rituels variés sont organisés dans les temples et sanctuaires pour chasser des démons, oni et attirer le bonheur. On lance des haricots de soja grillés en criant alternativement « Oni wa soto ! Fuku wa uchi ! ». Cela signifie « Dehors les démons ! Dedans le bonheur ! ».
Temple Horin-ji
Pavillon Daruma-do
Si vous voulez profiter d’une ambiance un peu singulière, le temple Horin-ji situé à l’ouest du centre-ville de Kyoto est recommandé. C’est un petit temple zen fondé au XVIIIème siècle. La fête du setsubun avec des daruma dans le rôle principal s’y tient.
Savez-vous ce que c’est, un daruma ? C’est une figurine en papier mâché, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Coloré en rouge de bon augure à l’exception du visage, le daruma est inspiré de la position de méditation du moine indien Bodhidharma qui a fondé le bouddhisme zen. Selon une légende, Bodhidharma a médité pendant neuf ans face au mur en pierre et a perdit l’usage des bras et des jambes. Le daruma qui revient à sa position initiale même si on le renverse est le symbole de persévérance.
Daruma de Horin-ji
Plein de daruma
Tuiles à motif de daruma
On fait un vœux
Horin-ji abrite 8 000 daruma. Ils ont été consacrés par les habitants de Kyoto dans l’espoir de la renaissance du pays après la Seconde Guerre mondiale. De daruma d’environ 2 mètres de haut à ceux de taille de paume… Ce temple est plein de daruma. Il est aussi intéressant de trouver des motifs de daruma cachés qui sont éparpillés un peu partout dans l’enceinte. Pendant la fête du setsubun, son enceinte est décorée avec des figurines de daruma. On colle un petit morceau de papier avec des vœux écrits sur ces daruma et prie pour qu’ils soient exaucés.
Une belle boutique-atelier des accessoires de tsumami-zaiku (boutique au rez-de-chaussée et atelier au premier étage).
Qu’est-ce que le tsumami-zaiku ? C’est un artisanat traditionnel japonais qui consiste à pincer et plier de petits morceaux carrés de tissus en soie à l’aide de pinces fines pour former les pétales. Ceux-ci sont ensuite assemblés pour former les fleurs. Cette technique est utilisée depuis l’époque d’Edo pour fabriquer les épingles à cheveux pour femmes, kanzashi portés dans les cheveux lorsqu’on porte un kimono. Ces accessoires de tsumami-zaiku agrémentent les coiffures des filles en kimono lors de Shichi-Go-San (festival pour célébrer la bonne croissance des enfants de 7, 5 et 3 ans) ou de Seijin-shiki (cérémonie marquant le passage à l’âge adulte). Ils peuvent également être utilisés comme broches.
C’est ma fille. Elle s’est fait prendre en photo en kimono avant la cérémonie Seijin-shiki.
La boutique vous propose aussi une expérience de tsumami-zaiku pour créer votre propre ornement de cheveux (3 300 yens par personne).
Où Juste en face de la porte de Daitoku-ji, un célèbre temple zen du quartier de Murasakino À 2 minutes à pied de l’arrêt de bus Daitokuji-mae
Heures et jours d’ouverture 10h-17h (tous les jours sauf mercredi)
Installé dans une machiya (maison traditionnelle en bois) construite il y a plus de 100 ans, ce restaurant vous propose de délicieuses brochettes yakitori grillées sur la braise. Il sert également des brochettes de légumes de Kyoto, de bœuf ou de porc.
Yakitori-teishoku
Pour le déjeuner, je vous recommande le yakitori-teishoku (1 780 yens). Il est composé d’un bol de riz, d’une soupe miso, de 5 brochettes yakitori, d’un petit plat de légumes et de tsukemono (légumes marinés au vinaigre).
Cinq brochettes
Voici cinq brochettes yakitori (de droite à gauche). –tebasaki (ailes de poulet) –sasami (blanc de poulet avec la sauce aux prunes et des feuilles de shiso coupées finement en julienne) –momo (cuisse de poulet) –reba (foie) –negima (les morceaux de poulet sont intercalés sur la brochette avec de la ciboule japonaise, negi)
Au comptoir
Jardin intérieur
L’architecture de machiya se caractérise par sa façade étroite et son intérieur tout en longueur. Elle dispose également d’un jardin intérieur. Vous pouvez manger soit au comptoir tout en regardant les cuisiniers préparer des plats, soit dans les salles à tatamis en profitant d’une ambiance reposante malgré sa position au cœur de la ville.
Où Angle la rue Oike-dori et la rue Takakura-dori À 3 minutes à pied de la station Karasumaoike
Heures et jours d’ouverture Tous les jours 11h30-14h30 (dernière commande 14h) 17h-22h30 (dernière commande 21h45)
Prix Menu de 1 000 yens à 1 860 yens (déjeuner) Menu de 2 500 yens~(dîner)
Le shintoïsme et le bouddhisme sont les deux principales religions au Japon. En fait, les Japonais ne sont pas religieux. Les deux sont considérés comme des notions essentielles liées à la vie quotidienne des Japonais. Quant au christianisme, il fait partie des croyances minoritaires chez nous. Les chrétiens représentent moins de 1 % de la population, mais la culture chrétienne fait partie du quotidien comme le shintoïsme et le bouddhisme. Par exemple, Noël et la Saint-Valentin n’ont rien à voir avec la religion, mais sont plutôt des charmants événements spéciaux pour la grande majorité des Japonais.
Le christianisme a été introduit au Japon par les missionnaires jésuites en 1549 et s’est propagé notamment dans la région de Kyushu. Étonnamment, Kyoto, l’ancienne capitale du pays, a également un lien profond avec le christianisme. Il y avait des églises appelées nanban-dera et des quartiers chrétiens. Mais environ 60 ans plus tard, le christianisme a été interdit par le shogunat des Tokugawa. Il craignait que le christianisme n’empêche l’unification du pays sous l’autorité féodale. Cette interdiction a engendré beaucoup de martyrs à Nagasaki, Edo et Kyoto.
Notre Dame de Miyako
Voici la statue nommée « Notre Dame de Miyako ». Elle a été créée en 1864 par les missions étrangères de Paris avec le souhait de construire une église à Kyoto. Elle a été enterrée sous une colline surplombant la ville de Kyoto et a été déterrée par un prêtre français en 1879 après le rétablissement de la liberté religieuse. Cela signifie le début d’une nouvelle histoire du christianisme à Kyoto. Peu connue, elle est installée aujourd’hui dans une petite chapelle au sous-sol de l’église catholique Kawaramachi située au cœur de la ville.
Église catholique Kawaramachi
Petite chapelle
Kyoto est célèbre pour ses temples et ses sanctuaires, mais vous pouvez également y voir l’architecture chrétienne historique.
Kyoto abrite de nombreux endroits célèbres pour leurs belles couleurs d’automne. Mais sortons des sentiers battus pour échapper à la foule et découvrir un joyau caché. Le jardin Hakuryu-en est situé dans le village Ninose, près de Kibune/Kurama. Il n’est ouvert au public que pendant une certaine période de printemps et d’automne.
Appartenant à une entreprise de vêtements pour enfants, Hakuryu-en n’est pas la création d’un célèbre paysagiste. Son histoire remonte à 1962, lorsque le fondateur de cette entreprise a acheté une forêt abandonnée à Ninose, qui aurait été à l’origine un lieu spirituel. Depuis lors, avec ses employés, il l’a défrichée, choisi des éléments végétaux et construit des marches en pierre et des pavillons pour faire revivre ce lieu sacré et créer un « havre de paix ». Ils ont tout fait eux-mêmes.
Pavillon Saiun-tei
Pavillon Seifu-tei
Pavillon Uguisu-tei
Au fond du jardin, il y a aussi un sanctuaire dédié au dieu de la longévité et au dieu de la prospérité des affaires. Il y règne une atmosphère sereine.
Portique du sanctuaire
Pont Taikobashi
Ce jardin n’est pas entouré de murs. On a l’impression de se trouver en pleine nature avec des montagnes en arrière-plan. Il y a cinq pavillons, chacun avec son propre charme. Depuis l’intérieur, on peut admirer un paysage découpé comme une peinture encadré. Une tradition de l’habitat japonais, teioku-ichinyo qui signifie l’harmonie exquise entre le bâtiment et le jardin est représentée ici.
Paysage découpé
Ce qui est le plus impressionnant à Hakuryu-en, c’est le tapis de mousse entretenu avec soin. Les pavés et les marches en pierre sont recouverts de jolie mousse. Les feuilles rouges d’érables et les mousses vertes produisent un contraste saisissant en automne.
Tapis de mousse
Avec des baies rouges du manryo
Beau contraste
Hakuryu-en est à environ 7 minutes à pied de la gare Ninose sur la ligne Eizan-Railway. La réservation à l’avance est nécessaire pour la visite.
Fondé à la fin du XIVème siècle, Komyo-in est un des temples annexes du temple zen Tofuku-ji. C’est un endroit peu connu et pourtant très agréable pour ceux qui veulent admirer le jardin japonais tranquillement.
Jardin de Komyo-in
Son jardin sec nommé Hashin-tei a été conçu en 1939 par Shigemori Mirei (1896-1975). Considéré comme un des plus grands paysagistes japonais du XXème siècle, Shigemori a fait souffler un vent nouveau dans la conception du jardin sec en alliant la tradition avec le modernisme. Le jardin du temple Tofuku-ji est connu comme son chef-d’œuvre. Ces deux jardins ont été créés la même année mais ont des goûts différents.
Avec les azalées taillées en arrière-plan
Le thème du jardin Hashin-tei est la lumière émise par le Bouddha, comme le nom du temple l’indique. Trois ensembles de sanzon-seki (la triade de pierres représentant le Bouddha et deux disciples) sont placés dans le jardin afin que le Bouddha puisse être vu sous n’importe quel angle. De nombreuses pierres dressées sont disposées en diagonale à partir de chaque sanzon-seki pour représenter la lumière émise par le Bouddha.
Plage dans le jardin sec
Depuis la fenêtre
Remarquons aussi les autres éléments qui constituent ce jardin. Le gravier blanc représentant la mer est bordé de mousse aux belles courbes représentant la plage, suhama. Une partie de la mousse est parsemée de galets, illustrant le clapotis des vagues qui frappent la plage. Simple mais imprégné d’une beauté pittoresque… Ce jardin invite toujours à la sérénité et à la méditation.