Situé à l’extrémité est du parc de Nara — célèbre pour ses nombreux daims considérés comme des messagers divins (on en compte 1 687 cette année !) —, le mont Wakakusa, d’une altitude de 342 mètres, offre de douces pentes entièrement recouvertes d’herbe.
Son accès est ouvert du printemps au début de l’hiver, ce qui en fait une randonnée facile d’environ 40 minutes aller. Bien qu’on hésite à y monter en été à cause de la chaleur, la vue sur le coucher de soleil et le paysage nocturne depuis le sommet vaut vraiment le détour. C’est aussi une belle occasion de photographier des daims se découpant sur le soleil couchant (ils y semblent d’ailleurs un peu plus paisibles que ceux restés au bas de la montagne).
Des humains vus par un daim…
Chaque samedi et dimanche du mois d’août, un bus circule depuis les gares JR Nara et Kintetsu Nara pour s’adapter à l’heure du coucher du soleil. Il vous emmène jusqu’au sommet, où vous disposez d’une heure sur place. Une excellente idée pour garder un souvenir inoubliable de votre voyage à Nara.
Informations sur la navette (sans réservation, premiers arrivés, premiers servis)
Période : Tous les samedis et dimanches du 1ᵉʳ au 30 août 2026 (attention : aucun service en semaine).
Itinéraire Aller : Gare JR Nara (sortie Est, arrêt n°4) : 17h45 Gare Kintetsu Nara (arrêt n°20) : 17h50 Arrivée au sommet du mont Wakakusa : 18h15 Itinéraire Retour : Départ du sommet du mont Wakakusa : 19h15 Kencho-mae (devant la préfecture) : 19h38 Gare Kintetsu Nara : 19h40 Gare JR Nara : 19h45
Tarif (aller-retour) : 1 000 yens pour les adultes (500 yens pour les enfants de niveau primaire et moins).
Plus d’infos concernant l’événement d’été à Nara :
Du 5 au 14 août, le parc de Nara accueille le festival Tokae, une tradition estivale où brille une multitude de bougies. Profitez de ces belles nuits d’été, illuminées par leur douce lueur et les éclairages aux alentours.
Grande porte sud du temple Todai-jiFestival TokaeLueur des bougies
Après un mois de juin un peu plus frais que d’habitude, la saison des pluies a rapidement laissé place à une chaleur étouffante. C’est le moment de sortir l’ombrelle et le mini-ventilateur ! Mais même sous cette chaleur écrasante, la beauté pure du lotus offre une vraie bouffée de fraîcheur.
Au temple Kiko-jiFleur de lotusFleur de lotus
Cela dit, le réceptacle de la fleur, une fois fanée, est assez particulier. C’est un peu comme une pomme d’arrosoir, voire un brin étrange… On croirait voir une multitude de petits yeux, mais ce sont en fait ses graines. J’aime manger le rhizome du lotus, mais il paraît que ses graines sont aussi bonnes, cuites à l’eau salée. Une fois séché, ce réceptacle en forme de nid d’abeilles est très utilisé dans l’art floral ikebana. On en trouve souvent dans les bassins de purification des temples et des sanctuaires, au milieu d’autres fleurs d’été. Ouvrez l’œil lors de vos visites !
Réceptacle de la fleurForme de nid d’abeillesAu bassin de purification
Un temple singulier situé à l’ouest du centre-ville de Nara … Ce lieu chargé d’histoire est dédié au Bouddha de la médecine. Au printemps comme en automne, il attire également les visiteurs par la beauté de ses roses. Son jardin de roses a été créé en 1957 à l’initiative du supérieur du temple. Ayant vécu la Seconde Guerre mondiale, il souhaitait que les visiteurs ressentent une paix intérieure en admirant les roses. C’est un peu surprenant d’admirer des roses dans un temple traditionnel, mais ce lieu est un spot de roses, très prisé des locaux.
Ce fameux jardin de roses se trouve à droite, juste après avoir franchi le portique torii qui se dresse à l’entrée du temple. Un torii à l’entrée d’un temple ? S’agirait-il alors d’un sanctuaire shinto ? Non, c’est bel et bien un temple bouddhiste. Il n’est pas rare au Japon de trouver un torii dans un temple bouddhiste, témoignage fascinant du syncrétisme religieux shinto-bouddhiste. À l’origine, le torii fait office de frontière spirituelle, marquant la séparation entre le monde sacré et le monde profane. Au temple Ryosen-ji, Benzaiten — une divinité protectrice du bouddhisme issue de l’Inde ancienne — y est profondément vénérée au même titre que le Bouddha de la médecine. C’est pourquoi ce portique s’élève à l’entrée. Le domaine du temple est vaste, ce qui vous permettra de vous ressourcer en pleine nature, au cœur d’une atmosphère paisible pendant cette période de nouvelle verdure.
Portique torii du Ryosen-jiHuit statues de BouddhaAtmosphère paisiblePavillon principal
Pour vous rendre au temple Ryosen-ji, prenez le bus n° 50 depuis la gare de Tomio (ligne Kintetsu Nara) et descendez à l’arrêt « Ryosen-ji » (environ 7 minutes de trajet).
Le tarif d’entrée du temple est de 1 000 yens pendant la saison des roses.
Tout comme le bodhisattva Jizo, Kannon — le bodhisattva de la compassion — est l’une des divinités les plus populaires et les plus vénérées du bouddhisme japonais. Cela s’explique par le fait que Kannon reste dans ce monde pour nous aider à nous libérer de la souffrance, même s’il a atteint l’éveil nécessaire pour devenir Bouddha. Les touristes étrangers qui visitent pour la première fois Kyoto ou Nara, les anciennes capitales du pays, se rendent souvent dans des temples bouddhistes qui, dans la plupart des cas, sont consacrés à Kannon, même s’ils ne s’en rendent pas compte.
Une caractéristique commune à de nombreux temples consacrés à Kannon réside dans leur style architectural unique : les bâtiments principaux sont souvent construits en surplomb sur des pentes raides. Cette architecture vise à représenter le paradis où réside Kannon qui, selon une légende bouddhiste, se trouve sur une montagne escarpée.
Temple Kiyomizu-dera
Le temple Kiyomizu-dera de Kyoto est l’exemple architectural le plus représentatif des temples consacrés à Kannon. Son bâtiment principal est doté d’une vaste terrasse soutenue sans aucun clou par d’imposants piliers en bois de zelkova et des traverses encastrées. Ce type de terrasse a été ajouté pour accueillir les nombreux pèlerins venus chercher le salut auprès de Kannon. Celle de Kiyomizu-dera, très ouverte, semble flotter dans les airs. Tout comme le Kinkaku-ji et le sanctuaire Fushimi Inari Taisha, Kiyomizu-dera est un site incontournable à Kyoto, ce qui explique pourquoi le site est souvent bondé. Toutefois, l’enceinte du temple est vaste : prenez le temps de contempler son architecture sous différents angles.
Pavillon Nigatsu-do
À Nara, vous visiterez certainement le temple Todai-ji. Moins connu que la salle du Grand Bouddha, le pavillon Nigatsu-do, situé sur les hauteurs, est un bâtiment consacré à Kannon. De sa terrasse, vous pourrez profiter d’une belle vue sur Nara. Lors de la cérémonie bouddhiste de repentance du Shuni-e, qui se déroule pendant deux semaines en mars, cette terrasse devient un théâtre rituel sacré où sont brandies de grandes torches.
Même s’il s’agit d’un temple consacré à Kannon, on ne peut pas toujours voir la statue originale. Au Kiyomizu-dera, par exemple, ce que l’on voit habituellement n’est qu’une copie. Quant au Nigatsu-do du Todai-ji, ses statues de Kannon sont si sacrées et secrètes que personne n’est autorisé à les voir.
Temple Hase-dera
Temple Hase-dera
Le temple Hase-dera, situé dans les environs de Nara, est donc un site idéal pour admirer une statue originale de Kannon et s’imprégner d’une atmosphère empreinte de sa miséricorde. En empruntant un long escalier couvert, on atteint le bâtiment principal perché en hauteur. J’aime beaucoup cette approche. Au printemps et en automne, on peut prier en touchant directement les pieds de Kannon pour implorer sa bienveillance.
Temple Ishiyama-dera
Enfin, je vous présente l’Ishiyama-dera, le temple de la montagne rocheuse, situé à Otsu dans la préfecture de Shiga. De nombreux bâtiments religieux s’y dressent sur des affleurements de wollastonite. Comme son nom l’indique, ses paysages rocheux sont spectaculaires. Le bodhisattva Kannon, que l’on dit résider sur des montagnes escarpées, est également étroitement associé aux rochers sacrés. En ce sens, ce temple incarne, lui aussi, la demeure véritable de Kannon.
Cette année, on peut profiter des couleurs d’automne un peu plus tôt que l’automne dernier. Bien que certaines feuilles aient été desséchées et brûlées à cause de la canicule, la baisse de température matinale et nocturne de ces derniers jours leur apporte de belles couleurs. Les sites célèbres de Kyoto sont tous bondés de touristes, j’ai donc choisi de profiter de l’automne dans mon voisinage. L’automne, ma saison préférée, me semble devenir de plus en plus court car la chaleur estivale persiste plus longtemps ces dernières années. Ces endroits où je peux admirer le changement des couleurs en toute tranquillité sont particulièrement précieux.
Le temple Joruri-ji, Kizugawa
Temple Joruri-ji
Joruri-ji est un lieu empreint d’une atmosphère de sérénité rustique. Le jardin traditionnel de style représentant la Terre pure est aménagé autour d’un étang. À l’ouest se dresse le pavillon abritant neuf statues d’Amida Bouddha, symbole de la Terre pure occidentale qui promet le bonheur dans l’au-delà. À l’est se trouve la pagode qui abrite le Bouddha de la Médecine, symbole de la Terre pure orientale qui soulage les souffrances de ce monde. Ce temple ne présente aucune des installations visant à l’attrait « Instagrammable » que l’on trouve souvent dans les temples de Kyoto de nos jours, et il est très rarement illuminé. Je pense que c’est un endroit exceptionnel où l’on peut véritablement faire l’expérience d’une atmosphère naturelle et paisible.
Le temple Konbu-in, Nara
Temple Konbu-in
Konbu-in est un couvent bouddhiste de la ville de Nara qui n’ouvre ses portes au public que pour trois jours exceptionnels en novembre. Bien qu’il se trouve en pleine ville, il est niché sur une petite colline, ce qui donne l’impression d’entrer dans un temple de montagne dès que l’on pénètre dans son vaste domaine. Quand on pense aux temples de Nara, la première image qui vient à l’esprit est Todai-ji, célèbre pour sa magnifique architecture bouddhiste et son Grand Bouddha. J’apprécie cette atmosphère majestueuse, mais j’aime aussi les lieux comme Konbu-in, où règne une tranquillité réconfortante et apaisante.
Le sabre japonais, le katana, l’un des symboles de l’esthétique japonaise, est très apprécié comme œuvre d’art dans le monde entier. Il est encore forgé selon un savoir-faire ancestral.
Je constate que les initiations de samouraïs et les démonstrations d’iaigiri — qui consiste à trancher obliquement un bambou d’un seul coup de katana — sont très prisées des touristes étrangers aujourd’hui. Mais il est dommage que l’aspect du katana comme simple arme soit ainsi le seul mis en avant.
Depuis longtemps le katana entretient un lien profond avec la vie quotidienne des Japonais. À l’origine, il était bien plus qu’une simple arme : c’était un objet précieux transmis de génération en génération, un talisman protégeant son propriétaire des mauvais esprits, ou encore la preuve de la volonté inébranlable de mener une vie dont on pourrait être fier. Ainsi, le katana reflète l’âme profonde des Japonais. Cette fois-ci, sur mon blog « Découvrir le Japon à travers les ateliers d’artisans », je vous invite à découvrir la forge de sabre japonais de Futsuno Masataka, installée à Tenri, en banlieue de Nara.
Saviez-vous qu’il est très difficile de vivre de cet artisanat ? Pour devenir forgeron, il faut suivre une formation non rémunérée d’au moins cinq ans auprès d’un maître. Même lorsque les apprentis sont qualifiés en tant que forgerons indépendants, il arrive qu’ils ne parviennent pas à ouvrir leur propre forge et qu’ils finissent par abandonner la fabrication des katanas. De ce fait, le nombre de forgerons qui parviennent à subsister grâce à cet art est en déclin, estimé aujourd’hui à seulement une trentaine.
Forge de sabre japonais de Futsuno Masataka
Le forgeron Futsuno forge ses katanas de manière traditionnelle à Tenri depuis 2005, perpétuant un savoir-faire ancestral. À sa forge, on peut observer une partie du processus de fabrication. Celui-ci consiste à chauffer le tamahagane (la matière première), brisé en morceaux, à environ 1 300 degrés Celsius, le marteler pour le souder, inciser les morceaux soudés, puis le forger successivement verticalement et horizontalement à maintes reprises afin de l’étirer. Le spectacle des étincelles qui jaillissent est impressionnant. Il profite également de ces moments pour présenter les étapes détaillées de la fabrication des katanas.
TamahaganeProcessus de fabricationCharbon de bois du pinForger
Après la démonstration, il est temps d’apprécier des katanas et des tachis. On en apprécie la beauté en observant la lumière se refléter sur la lame. La forme simple et épurée de la lame vous fera ressentir une tension. Le forgeron Futsuno vous explique comment tenir et apprécier la lame. Observez surtout le hamon (la ligne de trempe ondulée située sur le tranchant). Plus précisément, il existe deux types de hamon : le hamon « extérieur », parfait et créé par le polisseur tel un maquillage, et le hamon « intérieur », brut et énergique, façonné par le forgeron lui-même.
Le forgeron Futsuno fabrique avec passion des katanas. Son amour pour ces lames vous touchera profondément. Il sera également très agréable d’écouter ses réflexions et celles de son épouse, teinturière à l’indigo, sur leur passion commune pour l’artisanat.
La visite de la forge de sabres japonais de Futsuno Masataka Durée : Environ deux heures Tarif : 3 500 yens par personne (minimum de 14 000 yens, même pour moins de quatre personnes)
Savez-vous ce qu’est une machiya ? C’est une maison traditionnelle japonaise en bois, qui servait à la fois de résidence et de lieu de commerce. Elle se caractérise par sa façade étroite et son intérieur profond, ce qui lui a valu le surnom de « lit d’anguille ». À Kyoto, on l’appelle communément « Kyo machiya ».
Les machiya de Kyoto en voie de disparition
Aujourd’hui, on voit souvent les machiya rénovées en restaurants, cafés, boutiques ou hébergements pour les touristes. Cependant, il est aussi vrai que de nombreuses machiya disparaissent ou sont menacées de destruction. À Kyoto, il est difficile de donner un chiffre exact, car le terme inclut non seulement les machiya traditionnelles mais aussi toutes les maisons en bois construites avant 1950. Néanmoins, en raison de leur vétusté et des difficultés d’entretien, plus de 700 machiya sont démolies chaque année en moyenne. Entre 2008 et 2009, il y avait environ 47 000 machiya, mais ce nombre est tombé à environ 34 000 en 2024, soit une diminution de près de 30 %. Parmi elles, l’une des machiya les plus anciennes et les plus historiques de la ville a été perdue en 2018. Bien qu’il reste des machiya habitées à Kyoto, elles sont souvent disséminées entre des immeubles modernes, et à l’exception de quelques quartiers comme Gion, l’ancien paysage urbain n’est plus vraiment préservé. Beaucoup de touristes occidentaux viennent à Kyoto en s’attendant à une ville imprégnée d’un charme traditionnel et historique, mais après quelques jours, certains d’entre eux réalisent que, si la ville est propre, son architecture historique n’est pas très bien conservée. Je suis tout à fait d’accord avec ce constat. On dit que les Japonais valorisent l’harmonie, mais en ce qui concerne la préservation du paysage urbain, on observe malheureusement un manque de cohérence et d’unité.
Dans le cas des petits bâtiments en milieu urbain, la décision de les préserver, quelle que soit leur valeur historique, appartient souvent au propriétaire et non à l’État ou aux autorités locales. Malheureusement, non seulement à Kyoto, mais partout au Japon, un environnement où la conservation des bâtiments historiques est difficile s’est mis en place, malgré le fait que les bâtiments détruits et perdus ne reviennent jamais…
La Machiya Imazushi, Nara
La situation est similaire à Nara, qui était la capitale du Japon avant Kyoto. Dans le quartier de Naramachi, réputé pour ses paysages historiques, environ 60 % des machiya ont disparu entre 1985 et 2020, remplacées par de nouvelles constructions, des parkings ou des terrains vacants. Comme à Kyoto, la plupart des machiya restantes ont été rénovées en restaurants, boutiques ou hébergements, et très peu sont encore habitées.
Machiya Imazushi
La machiya de Nara que je vous présente dans cet article de blog, la Machiya Imazushi est la maison de mes beaux-parents. Mon beau-père est issu d’une vieille famille qui fabriquait et vendait le nara-sarashi, un tissu de chanvre de haute qualité principalement utilisé pour les vêtements de cérémonie des samouraïs. À l’origine, cette maison se situait sur la place devant la gare de Kintetsu-Nara, là où se trouve aujourd’hui la statue du moine Gyōki. Elle a été déplacée à son emplacement actuel, dans le quartier d’Imazushi, en 1914, suite à l’ouverture de la ligne de train Kintetsu. Dans ce quartier aussi, la plupart des machiya qui existaient autrefois ont disparu. Il est triste de constater que seule cette maison semble avoir traversé le temps, conservant l’atmosphère d’antan et témoignant de l’histoire du quartier.
Pièce de réception
Découvrez l’essence de l’authentique culture japonaise au cœur de la Machiya Imazushi
De nos jours, beaucoup de programmes d’expériences culturelles japonaises sont offerts aux touristes étrangers. Parmi ceux-ci, la cérémonie du thé est sans doute l’expérience la plus fréquemment proposée, car elle représente un art complet qui réunit diverses traditions culturelles japonaises. La cérémonie du thé est aussi étroitement liée à la culture zen. Cependant, avec l’engouement actuel pour le matcha, je regrette de constater que les expériences se limitent souvent à la simple action de boire ou de préparer le matcha soi-même avec des explications superficielles et que l’essence même de la cérémonie du thé soit négligée. Les expériences de cérémonie du thé durent généralement environ 45 minutes, et sont souvent partagées avec d’autres participants. Cela peut convenir à ceux qui cherchent une brève immersion dans la culture japonaise entre deux visites touristiques, mais je trouve que ces expériences rapides sont insuffisantes pour ceux qui souhaitent toucher à la partie essentielle de la cérémonie du thé. Il en va de même pour d’autres expériences culturelles.
Cérémonie du thé Expérience sensorielle et spirituelle
À Machiya Imazushi, nous voulons aller au-delà de la simple expérience. Nous aimerions vous plonger au cœur de la culture japonaise, en explorant son riche contexte historique et sa profonde spiritualité, et en vous permettant d’interagir avec les personnes passionnées qui la font vivre. Nara est souvent considérée comme une des destinations de l’excursion d’une journée depuis Kyoto. Beaucoup de touristes se contentent de visiter le Grand Bouddha et de rencontrer les daims du parc. Mais cette ancienne capitale du pays regorge de cultures traditionnelles méconnues qui sont enracinées dans son histoire. Nous vous invitons à prolonger votre séjour pour explorer autrement cette ville et découvrir ses charmes cachés.
Pour en savoir plus sur ce projet, rendez-vous sur le site web de mon partenaire : Machiya Imazushi
Les glycines, les pivoines, les rhododendrons, les azalées… Après la floraison des cerisiers, les autres fleurs prennent le relais. Et le vert tendre des jeunes feuilles est magnifique à regarder. Les temples situés dans les montagnes de Nara sont particulièrement beaux à cette période de l’année. Laissez-vous séduire par leur atmosphère sereine.
Temple Muro-ji
Près de la porte d’entréeAlignement des statues en pierrePavillon Kon-do
Niché dans un village cerné par de profondes montagnes et des vallées, le temple Muro-ji vous accueille avec son charme paisible et gracieux. Loin de se limiter au Grand Bouddha et aux daims, les attraits de Nara se découvrent aussi dans ses temples de montagne, appelés yamadera, et Muro-ji est l’un de ces joyaux.
Pagode à cinq étagesRhododendronsPagode dans les cèdres
Les différents bâtiments, disséminés dans le silence d’anciens cèdres, sont chacun empreints d’une atmosphère sereine, contrastant avec les temples plus fréquentés par les touristes. L’harmonie entre sa belle pagode à cinq étages et les rhododendrons en fleurs, de fin avril à début mai, est un spectacle à ne pas manquer.
Pont vermillon Mumyo-bashiChemin menant à Oku-no-inMont Koya pour femmes
Mais si vos jambes vous le permettent, je vous recommande vivement de monter jusqu’à Oku-no-in, situé au fond de l’enceinte. L’histoire du Muro-ji remonte à la fin du VIIIe siècle. On l’appelle aussi le « Mont Koya pour femmes », car il a toujours accueilli les femmes venant prier, contrairement au Mont Koya qui leur interdisait l’accès jusqu’au début du XXe siècle. Bien que le Mont Koya demeure un lieu spécial en tant que cité monastique, l’aspect quelque peu touristique de ses monastères ces dernières années est un peu regrettable. En revanche, le quartier qui entoure le Muro-ji préserve une atmosphère sereine que je trouve particulièrement agréable.
Temple Hase-dera
Couloir menant au pavillon principalPavillon dédié à KannonTerrasse du Hase-dera
Ce temple, l’un des plus importants lieux de pèlerinage dédiés à Kannon, la déesse de la miséricorde, accueille les pèlerins depuis les temps anciens. Son bâtiment principal, perché en hauteur, possède une terrasse soutenue par des piliers en bois. C’est une architecture traditionnelle pour les édifices dédiés à Kannon, dont la demeure se situe au sommet du mont Potalaka. Cette terrasse permet d’accueillir davantage de pèlerins venus implorer le salut de Kannon.
Vue sur le pavillon principalPivoines le long du couloirSouffle vert
Le Kiyomizu-dera de Kyoto, également un temple de pèlerinage de Kannon, est plus célèbre et a cette même architecture pour son bâtiment principal. Mais il est aujourd’hui très fréquenté par les touristes, ce qui fait que l’aspect religieux du lieu passe souvent inaperçu. Si vous voulez ressentir la véritable atmosphère d’un lieu de culte, le Hase-dera est vivement recommandé. Les prières des moines résonnent dans sa vaste enceinte, vous permettant de vous immerger dans une ambiance majestueuse.
PivoinesTemaribana en pleine floraisonVue sur la pagode
Aujourd’hui, il est populaire sur instagram comme un temple orné de fleurs tout au long de l’année, mais ne vous contentez pas de prendre des photos. Prenez le temps de profiter de l’ensemble du temple, niché dans un magnifique écrin de nature.
Ce mois de mars a été marqué par de brusques variations de température. Mais enfin, le vrai printemps, la saison des cerisiers sakura, est là. Les cerisiers en fleurs du Japon attirent de nombreux touristes étrangers. Mais saviez-vous qu’il existe de nombreuses variétés de cerisiers ?
Somei Yoshino
Somei Yoshino
En tant que cerisier le plus typique du Japon, le Somei Yoshino est la star du hanami. L’éclosion des fleurs rose pâle des Somei Yoshino annonce l’arrivée du printemps. On voit le Somei Yoshino un peu partout : au bord de l’eau, dans les parcs, dans les écoles, etc.
SewariteiCerisiers au coucher du soleilAu bord de la rivière Saho
Shidarezakura
Shidarezakura
L’élégance des branches pleureuses des Shidarezakura et la danse de leurs pétales dans le vent sont d’une beauté à couper le souffle. C’est comme sous une cascade de fleurs.
Au sanctuaire Suika Tenman-guAu jardin Yoko-enAu parc Kyoto-gyoenAu parc Kyoto-gyoen
Cerisiers à floraison précoce, tardive, et différente autre variété
KawazuzakuraOkamezakuraOeshikizakura
En tant que cerisiers à floraison précoce précédant le Somei Yoshino, on trouve le Kawazu-zakura et l’Okame-zakura. Leurs fleurs aux couleurs vives et éclatantes attirent particulièrement le regard. La saison de floraison des cerisiers est généralement courte, mais certaines variétés fleurissent d’octobre au printemps. L’Oeshikizakura commence à fleurir en automne et l’on peut admirer ses fleurs pendant une longue période. Il atteint son pic de floraison vers le 8 avril, date anniversaire de la naissance de Bouddha.
Yamazakura
Yamazakura
À la différence du Somei Yoshino, chez cette espèce, les jeunes feuilles d’un brun rougeâtre émergent simultanément avec les fleurs. Le mont Yoshino couvert de Yamazakura en fleurs, c’est mon paysage de cerisiers préféré.
Le village de Tsukigase, situé à environ 30 km à l’est du centre-ville de Nara, est réputé pour ses pruniers en fleurs. Habituellement, la floraison du prunier commence à la mi-février, mais cette année, le froid persistant a retardé l’éclosion. Finalement, les pruniers de Tsukigase sont maintenant en pleine floraison, et le parfum enivrant des fleurs embaume tout le village.
Presque chaque année, je vais admirer les pruniers en fleurs au village de Tsukigase avec ma famille, et cette année, c’était la meilleure visite de toutes. On trouve à Tsukigase plus de 10 000 pruniers de variétés diverses. Ce village est devenu un lieu prisé des touristes (principalement japonais, les étrangers se faisant rares) grâce aux réseaux sociaux qui le présentent comme un site exceptionnel pour admirer les pruniers en fleurs dans la région du Kansai, mais il conserve son charme nostalgique et poétique.
Le sentier est parsemé de petits cafés-restaurants charmants, offrant aux promeneurs la double joie d’admirer les fleurs de prunier et de profiter d’une vue spectaculaire. Si le mot hanami vous évoque souvent la contemplation des cerisiers en fleurs, sachez que pique-niquer sous les pruniers en fleurs est tout aussi magnifique.
Botan-nabe
Pour le déjeuner à Tsukigase, Miharashi-so Bekkan est l’endroit idéal. Leur spécialité, le botan-nabe, un ragoût de sanglier préparé avec des légumes locaux, est un véritable régal. Vous pourrez savourer ce plat dans une ambiance chaleureuse et décontractée.