LAGO Otsu est un espace café relaxant qui a ouvert au printemps 2025. Il a été conçu par Taneya, une maison de confiserie fondée il y a plus de 150 ans dans la préfecture de Shiga, réputée pour ses pâtisseries japonaises et occidentales. Ce lieu invite à la communion avec la nature et le lac Biwa, le plus grand et le plus ancien lac du Japon. De nombreux jeunes arbres sont actuellement plantés autour de l’établissement. Ce projet vise à recréer, au fil des années, une forêt et un satoyama favorisant la biodiversité.
Depuis l’intérieurMoules en boisLanternes de l’atelier Kojima, KyotoCastella de Taneya
Bien sûr, vous pouvez profiter d’une vue magnifique sur le lac Biwa depuis l’intérieur, mais il est tout aussi agréable de prendre un café et un gâteau à emporter pour se promener sur le domaine, là où l’on se sent en parfaite harmonie avec le lac.
Vue sur le mont HieiVue sur le lac BiwaVue sur le lac Biwa
Où Yumihama, la ville d’Otsu, 10 minutes en voiture de la gare JR d’Otsu On peut profiter d’une croisière de 15 minutes au départ du port d’Otsu vers l’embarcadère de Nionohama, opérée par le seul chantier naval de Shiga (week-ends et jours fériés). LAGO Otsu est ensuite à 5 minutes à pied.
Jours et heures d’ouverture Ouvert de 9h à 18h (dernière commande à 17h), tous les jours sauf le 1er janvier et le jour du grand feu d’artifice du lac Biwa
Cette année, on peut profiter des couleurs d’automne un peu plus tôt que l’automne dernier. Bien que certaines feuilles aient été desséchées et brûlées à cause de la canicule, la baisse de température matinale et nocturne de ces derniers jours leur apporte de belles couleurs. Les sites célèbres de Kyoto sont tous bondés de touristes, j’ai donc choisi de profiter de l’automne dans mon voisinage. L’automne, ma saison préférée, me semble devenir de plus en plus court car la chaleur estivale persiste plus longtemps ces dernières années. Ces endroits où je peux admirer le changement des couleurs en toute tranquillité sont particulièrement précieux.
Le temple Joruri-ji, Kizugawa
Temple Joruri-ji
Joruri-ji est un lieu empreint d’une atmosphère de sérénité rustique. Le jardin traditionnel de style représentant la Terre pure est aménagé autour d’un étang. À l’ouest se dresse le pavillon abritant neuf statues d’Amida Bouddha, symbole de la Terre pure occidentale qui promet le bonheur dans l’au-delà. À l’est se trouve la pagode qui abrite le Bouddha de la Médecine, symbole de la Terre pure orientale qui soulage les souffrances de ce monde. Ce temple ne présente aucune des installations visant à l’attrait «Instagrammable» que l’on trouve souvent dans les temples de Kyoto de nos jours, et il est très rarement illuminé. Je pense que c’est un endroit exceptionnel où l’on peut véritablement faire l’expérience d’une atmosphère naturelle et paisible.
Le temple Konbu-in, Nara
Temple Konbu-in
Konbu-in est un couvent bouddhiste de la ville de Nara qui n’ouvre ses portes au public que pour trois jours exceptionnels en novembre. Bien qu’il se trouve en pleine ville, il est niché sur une petite colline, ce qui donne l’impression d’entrer dans un temple de montagne dès que l’on pénètre dans son vaste domaine. Quand on pense aux temples de Nara, la première image qui vient à l’esprit est Todai-ji, célèbre pour sa magnifique architecture bouddhiste et son Grand Bouddha. J’apprécie cette atmosphère majestueuse, mais j’aime aussi les lieux comme Konbu-in, où règne une tranquillité réconfortante et apaisante.
Les origines du shintoïsme, la religion propre au Japon, remontent à une période très ancienne. Les lieux dédiés aux divinités kami existaient déjà dans l’Antiquité, mais ils n’avaient pas la forme des bâtiments comme les sanctuaires que nous connaissons aujourd’hui. Initialement, les montagnes, les grandes rochers ou les abres majestueux étaient considérés comme des lieux sacrés habités par les kami. Des sites de culte temporaires ont été ensuite établis, et pour protéger ces lieux du vent et de la pluie, les sanctuaires shinto jinja tels qu’ils sont aujourd’hui ont été construits.
Power spot céleste à Shiga
Le sanctuaire shinto Aga-jinja situé dans la ville de Higashiōmi, préfecture de Shiga, est l’un de ces sanctuaires chargés d’une très longue histoire. Il se dresse sur le mont Akagami qui culmine à 350 mètres d’altitude et qui est vénéré depuis toujours comme une montagne sacrée habitée par le kami. Il est dédié au premier fils d’Amaterasu Ōkami du grand sanctuaire d’Ise, un kami qui accorde la victoire et le bonheur. Ici, la victoire recherchée n’est pas celle sur un adversaire, mais bien celle que l’on obtient en se surpassant. Bien qu’il soit d’origine shinto, son culte particulier s’est établi en intégrant le bouddhisme et le shugendo (ascétisme de montagne).
Aga-jinjaMarches en pierre
Aga-jinja est plus connu sous le nom de Tarōbō-gū. Selon la légende, Tarōbō est le nom du tengu qui protégeait le kami du sanctuaire en pratiquant des ascèses sur le mont Akagami. Les bâtiments principaux du sanctuaire sont perchés sur la montagne et plus de 740 marches en pierre mènent au sanctuaire principal. (Il y a un parking à mi-pente de la montagne, d’où il reste environ 260 marches jusqu’au sanctuaire principal.)
Torii en bois brutAlignement des torii
Jusqu’au début du XXᵉ siècle, plus d’un millier de torii étaient alignés sur la voie d’accès au sanctuaire. Bien qu’ils soient peut-être moins impressionnants que les célèbres torii vermillon du sanctuaire Fushimi Inari à Kyoto, les torii en bois brut, qui semblent avoir été offerts récemment, sont magnifiquement alignés.
Rocher des Époux
Devant le bâtiment principal s’élève un énorme rocher appelé le « Rocher des Époux » (Meoto-iwa). Le chemin qui passe entre les deux rochers n’est large que de 80 centimètres. On dit que si l’on formule un souhait en le traversant, il se réalisera, mais que les menteurs se feront coincer par les rochers. J’ai donc traversé moi aussi, non sans une certaine appréhension.
Sanctuaire principalSanctuaire perché sur la montagnePlateforme Rochers abrupts
Le sanctuaire principal est construit sur la paroi rocheuse. On peut profiter d’une vue panoramique depuis la plateforme en contrebas. Les piliers de cette plateforme sont eux aussi fixés dans les rochers abrupts, ce qui est un peu effrayant quand on y est…
Pour vous rendre au sanctuaire Aga-jinja depuis Kyoto, prenez la ligne Biwako du JR jusqu’à la gare d’Omi-Hachiman. Là, changez pour la ligne Omi-Tetsudo et descendez à la gare de Tarōbō-gū mae. Le sanctuaire est ensuite à 20 minutes à pied.
C’est un lieu que les touristes étrangers connaissent peu, ce qui en fait une destination parfaite pour une petite excursion au départ de Kyoto. Mais attention : les marches sont très fatigantes ! Dépassez-vous et obtenez les bienfaits du kami.
Naoshima, une île de 8 ㎢ abritant environ 3 000 habitants, est le site phare de l’art contemporain dans les îles de la mer intérieure de Seto. La zone sud de l’île, où une nature luxuriante est préservée, incarne parfaitement la fusion entre la nature et l’art contemporain. Partout sur l’île, on peut apprécier les œuvres d’art tout en profitant des expressions changeantes de la nature au fil du temps. L’île de Naoshima possède trois grandes zones artistiques :
-La zone de Miyanoura, située près de l’embarcadère des ferries et des bateaux rapides
Red PumpkinPort de Miyanoura
-La zone de la Benesse House qui regroupe, entre autres, le musée d’art de Chichu et le musée Lee Ufan, et où l’on peut découvrir des œuvres en plein air en se déplaçant à pied
Musée d’art de ChichuPumpkinThree Squares Vertical DiagonalTime Exposed
-La zone de Honmura, où les vieilles rues et l’art s’entremêlent parfaitement.
Art House Project HaishaArt House Project Go’o ShrineQuartier de HonmuraRing of Fire
Pour ma troisième visite à Naoshima, cet article de blog est consacré aux lieux que j’ai découverts pour la toute première fois dans les zones de la Benesse House et de Honmura.
Valley Gallery
Valley Gallery
La Valley Gallery, aménagée en face du musée Lee Ufan, entre la Benesse House et le Musée d’art de Chichu, est composée d’une construction architecturale inspirée d’un sanctuaire et de sa zone extérieure environnante. L’intérieur du bâtiment dégage une atmosphère d’introspection. Cependant, le fait qu’il soit ouvert sur le semi-extérieur permet de ressentir directement les mouvements de l’environnement, tels que la lumière, le vent et les sons ambiants.
Narcissus GardenSlag Buddha88
L’œuvre de Yayoi Kusama, «Narcissus Garden» (une installation de sphères), est exposée à l’intérieur et à l’extérieur de ce bâtiment conçu par Tadao Ando. Les multiples sphères qui flottent sur l’eau sont bercées par le vent, produisant parfois un son léger et cristallin. Le spectateur fait face en permanence à son propre reflet dans les sphères. L’œuvre de Tsuyoshi Ozawa, “Slag Buddha 88” est réalisée à partir de scories, un matériau issu de l’incinération des déchets industriels illégalement déversés sur l’île de Teshima, une des îles de la mer intérieure de Seto. S’inspirant du célèbre pèlerinage des 88 temples de Shikoku, elle prend pour motif des statues de Bouddha installées en divers endroits de l’île de Naoshima au début de l’époque d’Edo. C’est une œuvre qui reflète ainsi l’histoire particulière de la région de Setouchi.
Hiroshi Sugimoto Gallery : Time Corridors
Hiroshi Sugimoto Gallery
Kegon FallsMaquette de Go’o ShrineCabot Street Cinema, MAConceptual Form 003
Cette galerie, unique au monde, présente en permanence les œuvres majeures de Hiroshi Sugimoto : photographies, designs et sculptures. Son thème, « Time Corridors », fait écho à l’architecture en circuit de Tadao Ando, à la quête de Sugimoto sur le temps et à la relation profonde qu’entretiennent les deux artistes avec l’île de Naoshima. L’objectif de la galerie est d’offrir aux visiteurs une expérience sensible des changements de la nature et du flux du temps, les invitant à une profonde réflexion sur l’histoire et l’existence.
Pavillon de thé en verre, Mondrian
Dans le lounge de la galerie, il est possible de savourer un thé et une pâtisserie japonaise face au pavillon de thé en verre installé à l’extérieur. Celui-ci utilise la mer intérieure de Seto comme décor. Son atmosphère, à la fois ouverte et introspective, invite les visiteurs à contempler les changements de la nature et le passage du temps. Il faut également porter attention aux tables du lounge. Elles ont été sculptées dans le bois de trois vieux arbres d’âges différents, et transmettent, elles aussi, l’histoire et le fil du temps.
The Naoshima Plan
Cette œuvre d’art est une rénovation partielle d’une ancienne maison traditionnelle, vieille d’environ 200 ans. Elle met en valeur le vent et l’eau, des éléments dynamiques autrefois omniprésents dans le quartier historique de Honmura. Les visiteurs peuvent s’asseoir sur une terrasse en bois donnant sur un bassin d’eau et y tremper leurs pieds. Grâce à cette œuvre, ils sont invités à redécouvrir la beauté et l’importance de ces éléments en mouvement.
Le nouveau musée d’art de Naoshima
Nouveau musée d’art de Naoshima
Un musée d’art a ouvert ses portes au printemps 2025 sur une colline près du quartier de Honmura à Naoshima. C’est le dixième bâtiment conçu par l’architecte Tadao Ando sur l’île. Ce musée est le premier à avoir été construit dans le quartier de Honmura. Il se distingue par des éléments de design qui évoquent l’histoire et la vie des habitants de Naoshima, tels que son mur extérieur en crépi noir de style yakisugi (planche de cèdre brûlé) et son mur de petits galets empilés inspirée des habitations locales. Les galeries du musée s’étendent sur un étage en surface et deux niveaux en sous-sol.
L’exposition inaugurale met en lumière 12 artistes ou groupes d’artistes de renom ou émergents originaires de différents pays d’Asie (Japon, Chine, Corée du Sud, Indonésie, Thaïlande, Philippines, etc.), à travers des œuvres récentes ou emblématiques, conçues ou adaptées spécifiquement pour ce lieu. L’œuvre qui m’a particulièrement impressionné est l’installation géante «Head On» de Cai Guo-Qiang. Elle représente 99 loups en pleine course se jetant sur un mur transparent situé au fond. La hauteur de ce mur est la même que celle du Mur de Berlin. Cette œuvre nous rappelle les conflits et les luttes de l’humanité à travers l’histoire, tout en exprimant que ce type de murs, même invisibles, existe toujours dans le monde et que les gens luttent encore pour les surmonter.
À Minamiyamashiro-mura, le seul village de la préfecture de Kyoto situé au carrefour des préfectures de Kyoto, Nara, Shiga et Mie, se trouve un restaurant unique : Yama no Table. Il est niché dans l’ancienne école maternelle du hameau de Dosenbo, accessible après une longue ascension en voiture dans la montagne.
Champs de thé de DosenboNouvelles feuilles de thé Champs de thé de Dosenbo
Dosenbo est l’un des principaux hameaux de producteurs du fameux thé ujicha dans le village de Minamiyamashiro. Il est particulièrement réputé pour ses magnifiques champs de thé.
Le concept du restaurant est une expérience culinaire unique, celle d’un véritable paysage à déguster. Le restaurant propose un menu unique élaboré à partir de produits cultivés avec soin par les habitants du village et des hameaux voisins, ainsi que de plantes sauvages locales. Les plats, préparés et servis dans une ambiance de cuisine ouverte, sont non seulement délicieux, mais aussi d’une profondeur de saveur remarquable. Cette richesse est le reflet du terroir et de la passion des cultivateurs, magnifiquement exprimés dans chaque plat conçu par deux restaurateurs, à la fois chefs, designers et artistes.
Plat du juin
Tisane à base de plantes sauvages locales comme apéritif Amuse-bouche froid à base de plantes sauvagesSoupe de maïs et d’oignon primeur Brik de poulet fermier à la julienne de chou rouge Salade de daurade naturelle, prunes et courgettesPorc rôti au feu de bois, élevé par les élèves d’un lycée agricole, accompagné d’un risotto au komatsuna Yokan à l’abricot avec une tasse du premier thé de l’année de DosenboGlace au chocolat noyée dans un jus d’agrumes
Où Hameau de Dosenbo, village de Minamiyamashiro
Jours et heures d’ouverture Les dimanches et lundis (11h- ou 14h- ) Il s’agit d’un service unique avec un départ simultané pour tous les clients. La réservation à l’avance est obligatoire.
Fermetures saisonnières De janvier à mars et d’août à octobre
Murs de protection contre le ventPort de Megijima Sea Gulls Parking Lot20th Century Recall
L’île de Megijima, qui compte environ 100 habitants, se trouve à seulement 20 minutes du port de Takamatsu. Il est facile de combiner sa visite avec celle de l’île d’Ogijima, située à 40 minutes de Takamatsu (en passant par Megijima). Contrairement à Ogijima avec de nombreuses pentes, les chemins de Megijima sont plats et agréables à parcourir. La plupart des œuvres d’art y sont installées dans le quartier principal autour du port et dans l’ancienne école primaire.
Il y a un siècle, une immense grotte, associée à la légende des oni (ogres du folklore japonais), a été découverte à Megijima. Des œuvres d’art y sont également exposées (malheureusement, je n’ai pas eu le temps de les visiter cette fois-ci). Cependant, les autres œuvres, parfaitement intégrées aux paysages de l’île, étaient absolument magnifiques.
Terrace Winds : Sur un ancien site de champs en terrasses, environ 400 blocs de céramique sont installés en courbes. Cette œuvre d’art est magnifiquement intégrée aux paysages de Megijima et à la mer au-delà.
Navigation System : Une boîte à musique est synchronisée avec une carte marine artisanale faite de coquillage et de brindilles, représentant un planétarium miniature. À l’intérieur de la pièce, un vent agréable souffle et le temps s’écoule lentement.
Colour Reading and Contexture : Une petite ville de couleurs et de formes est créée à partir d’objets carrés inutilisés de Megijima, tels que des livres, des carreaux et des boîtes en bois. Le processus collaboratif de collecte des matériaux auprès des habitants fait également partie de l’œuvre, qui est installée dans la piscine de l’ancienne école primaire.
The stones remember, and I listen : Aussi exposée dans l’ancienne école primaire, cette œuvre s’inspire des murs en pierre que l’on trouve à la fois sur l’île de Megijima et sur l’île néo-zélandaise où vivaient les ancêtres de l’artiste. Elle est réalisée avec des pierres de Megijima et de la terre de l’île natale de l’artiste, et elle contient les histoires de l’artiste elle-même, ainsi que celles des habitants de Megijima.
Meditating Swing, Rolling SceneryPing-Pong SeaGlass fishermanOld School Bookstore
Dans le cadre du projet Petites Boutiques sur l’île, neuf œuvres d’art créent chacune leur propre univers au sein d’un bâtiment qui était autrefois une chambre d’hôtes traditionnelle. Ce lieu n’est pas seulement un espace d’exposition pour les artistes ; il propose également des produits et des services concrets, offrant ainsi aux visiteurs une expérience amusante et interactive. Dans la salle Yoga Class sur la première photo ci-dessus, il y a une balançoire qui, lorsqu’on la pousse, fait retentir un instrument au-dessus de la tête et permet de faire rouler une sphère en verre devant soi. Le reflet du paysage est si beau que l’on a envie de se balancer indéfiniment. Ping-Pong Sea sur la deuxième photo est une œuvre composée de plusieurs tables de ping-pong originales et ludiques, où de nombreux visiteurs s’amusaient joyeusement.
La Triennale de Setouchi est un festival d’art contemporain qui se déroule tous les trois ans sur les îles de la mer intérieure de Seto. Lancé en 2010, il dure environ 100 jours et est divisé en sessions de printemps, d’été et d’automne. Cela permet aux visiteurs d’apprécier l’harmonie entre la nature et l’art dans la région de Setouchi à différentes saisons.
Chaque région, et les îles en particulier, possède ses propres ressources locales uniques (histoire, culture, mode de vie, nature, etc.), permettant de découvrir des œuvres spécifiques à chaque site et d’en faire l’expérience avec les cinq sens. La mer intérieure de Seto compte plus de 700 îles. Autrefois, c’était une voie maritime majeure pour l’ouest du Japon, reconnue pour son écosystème riche et ses paysages pittoresques. Cependant, avant de devenir un haut lieu de l’art contemporain, la région de Setouchi était plutôt confrontée à une grave pollution environnementale due au développement industriel. L’objectif de ce festival d’art est de redonner de la vitalité à la région de Setouchi, qui souffrait de problèmes tels que la baisse et le vieillissement de la population et une image négative. En combinant le paysage naturel existant avec l’art, le festival vise à y créer un nouvel attrait. Le déclin démographique et le vieillissement de la population sont des problèmes qui touchent l’ensemble de la société japonaise aujourd’hui, et dans les zones rurales, de nombreux villages disparaissent, et des cultures spécifiques sont en train d’être abandonnées. Ce festival d’art, qui n’est pas un événement éphémère, a eu un impact majeur sur la société japonaise et s’étend au-delà de la région de Setouchi.
Le port de Takamatsu
Port de Takamatsu Bâteau Meon
Le déplacement en bateau est l’un des charmes uniques de la Triennale de Setouchi. Le port de Takamatsu fonctionne comme la plaque tournante centrale de la Triennale.
Découvrez ma visite de la Triennale de Setouchi en plusieurs articles de blog. Aujourd’hui, cap sur l’île d’Ogijima.
L’île d’Ogijima
Île d’Ogijima
Ogijima, l’une des îles qui accueillent ce festival d’art, compte environ 160 habitants. Elle est située à 40 minutes du port de Takamatsu, via l’île de Megijima. Dès l’arrivée au port, le paysage unique de l’île se dévoile : peu de terrains plats, et des maisons qui s’étagent le long des pentes. Les œuvres d’art, souvent nichées au détour de ruelles complexes ou en haut d’une pente raide, transforment la visite en une véritable chasse au trésor. La vue sur la mer intérieure de Seto, que l’on admire par-dessus les tuiles des toits, est également magnifique. Même quand le festival d’art n’a pas lieu, on a envie de visiter ce lieu paisible.
Ogijima’s Soul
Le centre d’échange qui accueille les visiteurs de l’île. Son toit blanc en forme de coquillage est orné des caractères de huit langues différentes.
Takotsuboru
L’aire de jeux inspirée des pots de poulpe traditionnellement utilisés pour la pêche locale sur l’île.
Dreamland
Les visiteurs peuvent circuler librement à l’intérieur de l’œuvre et ressentir la sensation de légèreté générée par les effets visuels sensibles et vibrants de l’installation.
Akinorium
Une installation sonore mécanique, conçue dans l’écrin d’une maison ancienne. Une partie du bambou utilisé dans cette œuvre a été récoltée par les habitants sur la montagne de l’île d’Ogijima. Un espace apaisant, bercé par la douce musique de la nature.
Les glycines, les pivoines, les rhododendrons, les azalées… Après la floraison des cerisiers, les autres fleurs prennent le relais. Et le vert tendre des jeunes feuilles est magnifique à regarder. Les temples situés dans les montagnes de Nara sont particulièrement beaux à cette période de l’année. Laissez-vous séduire par leur atmosphère sereine.
Temple Muro-ji
Près de la porte d’entréeAlignement des statues en pierrePavillon Kon-do
Niché dans un village cerné par de profondes montagnes et des vallées, le temple Muro-ji vous accueille avec son charme paisible et gracieux. Loin de se limiter au Grand Bouddha et aux daims, les attraits de Nara se découvrent aussi dans ses temples de montagne, appelés yamadera, et Muro-ji est l’un de ces joyaux.
Pagode à cinq étagesRhododendronsPagode dans les cèdres
Les différents bâtiments, disséminés dans le silence d’anciens cèdres, sont chacun empreints d’une atmosphère sereine, contrastant avec les temples plus fréquentés par les touristes. L’harmonie entre sa belle pagode à cinq étages et les rhododendrons en fleurs, de fin avril à début mai, est un spectacle à ne pas manquer.
Pont vermillon Mumyo-bashiChemin menant à Oku-no-inMont Koya pour femmes
Mais si vos jambes vous le permettent, je vous recommande vivement de monter jusqu’à Oku-no-in, situé au fond de l’enceinte. L’histoire du Muro-ji remonte à la fin du VIIIe siècle. On l’appelle aussi le «Mont Koya pour femmes», car il a toujours accueilli les femmes venant prier, contrairement au Mont Koya qui leur interdisait l’accès jusqu’au début du XXe siècle. Bien que le Mont Koya demeure un lieu spécial en tant que cité monastique, l’aspect quelque peu touristique de ses monastères ces dernières années est un peu regrettable. En revanche, le quartier qui entoure le Muro-ji préserve une atmosphère sereine que je trouve particulièrement agréable.
Temple Hase-dera
Couloir menant au pavillon principalPavillon dédié à KannonTerrasse du Hase-dera
Ce temple, l’un des plus importants lieux de pèlerinage dédiés à Kannon, la déesse de la miséricorde, accueille les pèlerins depuis les temps anciens. Son bâtiment principal, perché en hauteur, possède une terrasse soutenue par des piliers en bois. C’est une architecture traditionnelle pour les édifices dédiés à Kannon, dont la demeure se situe au sommet du mont Potalaka. Cette terrasse permet d’accueillir davantage de pèlerins venus implorer le salut de Kannon.
Vue sur le pavillon principalPivoines le long du couloirSouffle vert
Le Kiyomizu-dera de Kyoto, également un temple de pèlerinage de Kannon, est plus célèbre et a cette même architecture pour son bâtiment principal. Mais il est aujourd’hui très fréquenté par les touristes, ce qui fait que l’aspect religieux du lieu passe souvent inaperçu. Si vous voulez ressentir la véritable atmosphère d’un lieu de culte, le Hase-dera est vivement recommandé. Les prières des moines résonnent dans sa vaste enceinte, vous permettant de vous immerger dans une ambiance majestueuse.
PivoinesTemaribana en pleine floraisonVue sur la pagode
Aujourd’hui, il est populaire sur instagram comme un temple orné de fleurs tout au long de l’année, mais ne vous contentez pas de prendre des photos. Prenez le temps de profiter de l’ensemble du temple, niché dans un magnifique écrin de nature.
Les cerisiers sakura sont vraiment emblématiques du Japon et attirent de nombreux touristes étrangers. À Kyoto, les cerisiers ont commencé à fleurir presque à la date habituelle cette année. D’habitude, les fleurs de cerisier ne durent qu’une semaine, mais grâce au froid, nous avons pu les admirer pendant une période assez longue.
Kyoto abrite de nombreux sites célèbres pour leurs cerisiers en fleurs, mais dans cet article, je vais vous présenter des endroits relativement calmes et appréciés des habitants.
Jardin botanique de Kyoto
Le Jardin botanique de Kyoto a été créé en 1924, devenant ainsi le premier jardin public du Japon. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été brièvement occupé par l’armée américaine et a traversé une période difficile avant de rouvrir ses portes en 1961. On y trouve environ 500 cerisiers de 180 variétés différentes, ce qui permet aux visiteurs d’admirer une grande diversité de ces arbres en fleurs pendant une longue période, allant des variétés à floraison précoce à celles à floraison tardive. Mes clients me disent souvent que les fleurs de cerisier du Japon sont blanches. Pourtant, ici, on peut admirer de magnifiques nuances de couleurs, allant du rose pâle au rose profond. Et ce n’est pas tout ! La forme des fleurs aussi est très variée, des petites fleurs délicates aux grosses fleurs en forme de boule d’une beauté éclatante.
Jardin botanique de Kyoto
Quand j’ai visité ce jardin, d’autres fleurs comme les tulipes étaient aussi en pleine floraison, embellissant le printemps. En ce moment, la situation mondiale est vraiment confuse, mais ici, on peut admirer les cerisiers en fleurs tranquillement et voir les enfants courir joyeusement. Cela me fait sentir l’importance de la paix.
Où Tout près de la sortie 3 de la station Kitayama sur la ligne de métro Karasuma
Prix du billet d’entrée 500 yens
Chemin Nakaragi
Chemin NakaragiRive opposéeCerisiers pleureurs aux fleurs rose pâle
Les cerisiers en fleurs au bord de l’eau sont aussi un spectacle à ne pas manquer. À l’ouest du jardin botanique de Kyoto, la rivière Kamo traverse la ville. Le chemin Nakaragi est une très belle promenade qui se trouve sur la rive est de cette rivière. Sur environ 800 mètres, s’alignent 70 magnifiques cerisiers pleureurs aux fleurs rose pâle. Sur la rive opposée, on trouve de nombreux Somei Yoshino (cerisier le plus populaire). Ces cerisiers pleureurs fleurissent après la pleine floraison des Somei Yoshino, ce qui permet de profiter des cerisiers en fleurs plus longtemps.
Du pont Kitayama-Ohashi au sanctuaire shinto Kamigamo-jinja
Cerisiers au bord de l’eauSanctuaire Kamigamo-jinja
Après le chemin Nakaragi, vous pouvez continuer une agréable promenade vers le nord jusqu’au sanctuaire Kamigamo-jinja. Sur ce chemin aussi, vous pourrez admirer la belle harmonie entre les cerisiers en fleurs et le paysage de l’eau. Un peu éloigné du centre-ville, cet endroit est surtout apprécié par les habitants du coin qui veulent profiter du hanami tranquillement. La promenade est peut-être un peu longue, mais la beauté élégante des cerisiers du Kamigamo-jinja récompensera votre fatigue.
Le village de Tsukigase, situé à environ 30 km à l’est du centre-ville de Nara, est réputé pour ses pruniers en fleurs. Habituellement, la floraison du prunier commence à la mi-février, mais cette année, le froid persistant a retardé l’éclosion. Finalement, les pruniers de Tsukigase sont maintenant en pleine floraison, et le parfum enivrant des fleurs embaume tout le village.
Presque chaque année, je vais admirer les pruniers en fleurs au village de Tsukigase avec ma famille, et cette année, c’était la meilleure visite de toutes. On trouve à Tsukigase plus de 10 000 pruniers de variétés diverses. Ce village est devenu un lieu prisé des touristes (principalement japonais, les étrangers se faisant rares) grâce aux réseaux sociaux qui le présentent comme un site exceptionnel pour admirer les pruniers en fleurs dans la région du Kansai, mais il conserve son charme nostalgique et poétique.
Le sentier est parsemé de petits cafés-restaurants charmants, offrant aux promeneurs la double joie d’admirer les fleurs de prunier et de profiter d’une vue spectaculaire. Si le mot hanami vous évoque souvent la contemplation des cerisiers en fleurs, sachez que pique-niquer sous les pruniers en fleurs est tout aussi magnifique.
Botan-nabe
Pour le déjeuner à Tsukigase, Miharashi-so Bekkan est l’endroit idéal. Leur spécialité, le botan-nabe, un ragoût de sanglier préparé avec des légumes locaux, est un véritable régal. Vous pourrez savourer ce plat dans une ambiance chaleureuse et décontractée.