Le mois de juin est la saison des pluies au Japon. C’est aussi la saison des hortensias appelés ajisai en japonais. L’espèce en forme de boule appelée seiyo-ajisai qu’on voit souvent a été importée d’Europe. Mais savez-vous que les hortensias sont originaires du Japon ? Après avoir été présenté par un médecin et naturaliste allemand à la fin de l’époque d’Edo, l’hortensia originaire du Japon gaku-ajisai a été amélioré en Europe et a enfin été introduit au Japon au début du XXème siècle.
Hortensias
Avec les hortensias originaires du Japon
Les Japonais aiment admirer les hortensias. Dans les rues, les jardins, les parcs… Ils sont omniprésents. Il existe aussi un peu partout au Japon des « temples aux hortensias » où une masse de touristes afflue pour prendre des photos instagrammables. Certes, on voit souvent cette fleur star de la saison des pluies dans les temples japonais, mais pourquoi ? L’hortensia est une plante étroitement liée au bouddhisme au Japon depuis longtemps.
La saison des pluies correspond au changement de saison au Japon. Cela faisait autrefois beaucoup de morts à l’époque où les soins médicaux n’étaient pas suffisants. L’hortensia, qui est facile à cultiver et à entretenir, était offert comme fleur de deuil. Il est également associé à kanbutsu-e, la fête célébrant l’anniversaire de Bouddha (le 8 avril) dans le bouddhisme japonais. Lors de cette fête, on prépare du thé amacha obtenu à partir de feuilles écrasées et fermentées d’une variété d’hortensia amacha originaire du Japon. On en verse sur la statuette en bronze représentant le Bouddha enfant. Cela provient d’une légende selon laquelle neuf dragons ont versé la rosée douce du ciel au moment de la naissance de Bouddha pour lui faire prendre son premier bain. Le thé amacha utilisé à la place de la rosée douce a un goût sucré.
Hortensia amacha
Feuilles du thé amacha
Lors de la fête de kanbutsu-e
Jardin zen aux hortensias amacha
L’hortensia doit sa popularité à sa belle floraison aujourd’hui, mais il était à l’origine une plante indispensable dans les temples japonais d’un point de vue bouddhiste.
-Nara Les illuminations nocturnes n’ont pas été proposées autour du parc de Nara ce printemps. Mais les fleurs des cerisiers au coucher du soleil sont très jolies. Au mont Yoshino, on peut profiter d’une vue panoramique de 30 000 cerisiers en fleurs.
Au pavillon flottant
À l’ancien site du palais Heijo
Zones Nakasen-bon et Kamisen-bon
-Kyoto Chez les Japonais, la digue Sewari-tei installée au confluent des rivières Uji et Kizu est un des endroits prisés pour contempler les fleurs des cerisiers. Le tunnel de cerisiers en fleurs s’étend sur environ 1,4 kilomètres. Il règne une ambiance féerique même dans les temples zen au moment de la saison des cerisiers. Presque tous les spots touristiques sont bondés de touristes qui veulent prendre de belles photos pour Instagram. Contempler tranquillement la beauté de cerisier bonsaï, ce serait un autre style de hanami pour échapper à la foule.
Digue Sewari-tei
Jardin de pierres du temple Taizo-in
Cerisier pleureur bonsaï
-Osaka Voici les cerisiers en fleurs au cœur de la ville d’Osaka, la Cité de l’eau. Pour admirer des rangées de cerisiers au bord de la rivière, il n’y a rien de tel qu’une croisière en bateau. On voit le donjon du château d’Osaka au loin.
Au cœur de la ville
Croisière en bateau sur la rivière
Donjon du château d’Osaka
-Autour de chez moi On peut trouver des cerisiers un peu partout au Japon. Le long de la voie ferrée, dans les parcs, dans les écoles… À quelques pas de chez soi, on peut faire le hanami dans une atmosphère paisible et nonchalante. Le cerisier pleureur du temple Jizo-zen-in sur la 3ème photo est âgé de 300 ans. Il est l’oncle du cerisier pleureur de Gion, un arbre emblématique du parc Maruyama à Kyoto. Il dépérit un peu à cause de son grand âge, mais ses belles fleurs nous réconfortent toujours.
Le temple Ryoan-ji connu pour son jardin de pierres est un des sites incontournables de Kyoto. Composé simplement de gravier blanc ratissé et 15 pierres couvertes de mousse, ce jardin mystérieux est destiné à la méditation. Il aurait été créé vers 1500, mais on connaît peu de choses sur ce qu’il représente. Vous pourrez promener librement votre imagination devant ce jardin.
Le mois dernier, les travaux de rénovation du toit de bardeaux abîmés recouvrant le mur en terre qui entoure le jardin se sont achevés. Actuellement, le toit brillant ne va pas avec le jardin sec, mais il s’y adaptera petit à petit.
Avant la rénovation
Après la rénovation du toit
Au printemps, les cerisiers en fleurs enjolivent ce jardin monochrome. Vous pourrez également profiter d’une belle promenade dans l’enceinte du temple qui s’orne de fleurs telles que les cognassiers du Japon, boké, les rhododendrons, etc.
Cognassiers du Japon, boké
Rhododendron
Cerisiers pompon
Pour se rendre au temple Ryoan-ji Depuis Arashiyama : Prenez le tramway Randen à la gare Arashiyama. Changez à la gare Katabira-no-tsuji pour aller à Kitano-Hakubaicho et descendez à la gare Ryoan-ji. Environ 8 minutes à pied jusqu’au temple. Depuis le temple d’or : Vous pouvez rejoindre le temple Ryoan-ji à pied, en taxi ou en bus. -À pied Empruntez la route Kinukake-no-michi. Comptez 20 minutes. -En taxi Il y a une station de taxis devant l’entrée du temple d’or. Environ 5 minutes. -En bus Prenez le bus numéro 59 à l’arrêt Kinkakuji-michi (un peu loin du temple d’or) et descendez à l’arrêt Ryoanji-mae. Environ 5 minutes. L’arrêt de bus 59 qui se trouvait devant l’entrée du temple d’or est fermé.
Autour du temple Ryoan-ji, je vous recommande aussi de visiter le temple Ninna-ji connu pour ses cerisiers et sa pagode de cinq étages et le temple Taizo-in qui abrite deux jardins magnifiques.
Le sanctuaire shinto Jonan-gu est situé au sud du centre-ville de Kyoto. Il a été fondé dans le but de protéger Kyoto (capitale impériale du Japon entre 794 et 1868) des mauvais esprits et d’assurer la paix dans le pays.
Il y a cinq jardins aux ambiances différentes. On peut y admirer de beaux paysages au fil des saisons. Son « jardin printanier » est magnifique lorsque ses 150 pruniers pleureurs sont en pleine floraison.
Petit ruisseau serpentant dans le jardin Heian
Carpes dans un bassin de jardin Muromachi
Jardin printanier
Début mars, c’est aussi le meilleur moment pour admirer une grande variété de camélias. Les pruniers pleureurs et les camélias tombés sur les mousses, c’est une scène caractéristique du printemps de cet endroit.
Le 3 mars on célèbre le hinamatsuri, fête des filles en espérant qu’elles grandissent en bonne santé. Les poupées traditionnelles richement décorées appelées ohina-sama sont posées sur des estrades spéciales à plusieurs niveaux. L’origine de la fête remonte à l’époque de Heian (794-1185). Les poupées étaient supposées protéger des mauvais esprits. Dans la cour impériale, il était de coutume de faire flotter des poupées de papier sur les rivières pour qu’elles puissent emporter les impuretés. Cette coutume elle-même est venue de la Chine ancienne où on s’est purifié au bord de l’eau pour prier pour la bonne santé. Au Japon, en introduisant cette coutume, les nobles ont également célébré l’événement annuel en organisant un banquet appelé kyokusui-no-en. Assis sur les rives d’un ruisseau serpentant dans le jardin, les nobles finement habillés ont composé des poèmes en buvant le saké dans des coupes flottant sur l’eau.
Banquet kyokusui-no-en
Nobles qui composent des poèmes
Dames qui jouent d’instruments de musique
Au jardin Isui-en de Nara, on peut voir un ensemble de poupées et d’accessoires représentant la scène de ce banquet. Le fondateur du deuxième jardin de Isui-en a offert ces poupées à sa petite fille qui est née en 1905 pour célébrer sa première fête hinamatsuri. Les poupées aux visages enfantins appelées chigobina sont également exposées sur une estrade à cinq niveaux.
La beauté de ce temple renfermant le pavillon d’argent contraste vivement avec celle du temple d’or. Il a été construit à l’origine comme villa du 8ème shogun de la famille Ashikaga à la fin du XVème siècle, moins de 100 ans après le pavillon d’or. Puisque ce shogun est le petit fils du fondateur du pavillon d’or, peut-être imaginez-vous que le pavillon d’argent ressemble beaucoup au pavillon d’or. Mais son style est tout à fait différent. Il se peut que la vue du pavillon d’argent soit décevante pour vous. À vrai dire, ce pavillon de bois n’est pas recouvert de feuilles d’argent. Malgré cela, on est captivé par l’ambiance créée par ce pavillon et son enceinte. Le pavillon d’or qui brille par sa beauté est impressionnant pour les visiteurs, mais beaucoup d’entre eux ont tout de même une petite préférence pour le temple d’argent. Est-ce parce qu’il est associé au concept esthétique japonais wabi-sabi comme on le dit souvent ?
L’enceinte du temple avait été détruite par le feu pendant l’époque marquée par de nombreux conflits militaires de la fin du XVème à la fin du XVIème siècle. Seuls le pavillon d’argent et le Togu-do, chapelle privée du shogun sont des structures survivantes de la construction d’origine. L’enceinte actuelle, y compris le jardin, a été remaniée au début de l’époque d’Edo.
Devant le pavillon d’argent
Devant le bâtoment Togu-do
Le jardin actuel est aménagé autour d’un étang de forme allongée. Il se caractérise par deux styles de différents époques, celui de l’époque de shogun Ashikaga et celui du début de l’époque d’Edo. Bien qu’ayant été rénové, le jardin qui s’étale devant le pavillon d’argent garde un peu son aspect de l’époque de shogun Ashikaga et crée une ambiance similaire à celle du temple d’or. Mais le jardin devant le Togu-do où sont disposées beaucoup de pierres de grande taille est aménagé plutôt au style du jardin du château de Nijo construit à l’époque d’Edo. Le Togu-do qui était à l’origine à l’est du pavillon d’argent a été déplacé à l’emplacement actuel lors de la reconstruction du bâtiment principal hondo, et à cette époque, le jardin a également été rénové.
Pavillon d’argent
Ambiance modeste
Le pavillon d’argent composé de deux étages est un bâtiment construit dans deux styles architecturaux différents. Le rez-de-chaussée est de style résidentiel, tandis que le premier étage est de style de la salle de Bouddha, consacré à la statue de la divinité de la compassion, kannon. Le shogun aurait pris modèle sur le temple d’or et le temple Saiho-ji connu sous le nom du temple des mousses aujourd’hui lors de la construction de sa villa. L’étang actuel est petit et étroit, mais c’était à l’origine un grand étang rond où le shogun aurait profité d’une promenade en barque. Et l’étage supérieur de ce pavillon de bois était recouvert de laque noire. Il y avait aussi des motifs colorés sous l’avant-toit. Certes, il n’était pas recouvert de feuilles d’argent, mais il aurait affiché sa beauté magnifique. C’est éloigné du concept wabi-sabi.
Vestige du jardin haut
Le jardin du temple d’argent s’étage en fait sur deux niveaux. En haut, il reste le vestige du jardin de l’époque de shogun. On peut y voir une composition de roches. Le shogun a fait créer un jardin grandiose avec des roches excavées lors de l’aménagement des terrains.
Vue panoramique
Du haut de ce jardin, on a une vue panoramique sur la ville de Kyoto. Le shogun aurait profité du même paysage. On dit qu’il était indifférent à la politique et qu’il se retirait dans sa villa pour se plonger dans ses activités culturelles. Mais en fait, il a continué à s’impliquer dans la vie politique même après sa retraite et n’a jamais abandonné le pouvoir. Il ne menait pas probablement une vie si modeste. Le concept wabi-sabi qui consiste à apprécier le raffinement dans la simplicité et la sobriété s’est ancré au milieu du XVIème siècle lorsque le wabi-cha, un style de la cérémonie du thé qui se caractérise par la simplicité a commencé à se répandre. Sans doute qu’il n’y a pas un rapport direct entre le concept wabi-sabi et le temple d’argent construit à la fin du XVème siècle.
Cône tronqué de sable
Tas de gravier argenté
Dans le jardin bas, un cône tronqué de sable comme chapeau se distingue plus que le pavillon d’argent sans éclat. À côté, un tas de gravier argenté avec les vagues s’étalent. Derrière le temple d’argent se trouve un sol granitique dû à la montée du magma dans les temps anciens, et on dit qu’environ la moitié de l’enceinte était recouverte de sable blanc qui coulait de la vallée en raison de l’altération du granit. C’est ce sable blanc qui a été utilisé pour la création de ces deux objets de sable et de gravier lors de la rénovation de l’enceinte au début de l’époque d’Edo. Le jardin serait argenté par les reflets du clair de lune sur ces objets. On ne sait pas pourquoi ils ont été créés, mais ils se seraient inspirés du pavillon qui était déjà empreint d’une beauté discrète. La créativité des paysagistes de l’époque est ludique et intéressante.
Lors de travaux de restauration du pavillon d’argent qui ont été menés de 2008 à 2010, on a proposé de recouvrir l’extérieur de son étage supérieur de laque noire pour lui redonner son aspect d’origine, mais seul l’intérieur a été laqué. Est-ce pour garder l’ambiance simple et mesuré du pavillon qui a été réalisée sous les effets du temps qui passe ? Il serait difficile de remettre ce pavillon considéré comme symbole du concept wabi-sabi dans son état d’origine.
Yoshiki-en, un jardin de promenade niché au cœur de la ville de Nara. Il est à côté du jardin Isui-en. Un temple annexe du temple Kofuku-ji se trouvait à l’origine sur ce site. Le jardin et les bâtiments actuels remontent au début du XXème siècle. On y découvre trois ambiances différentes : le jardin autour d’une pièce d’eau, celui de mousse et celui des fleurs pour la cérémonie du thé.
Dans le jardin aménagé autour d’une pièce d’eau, le relief de terrain datant de l’époque d’Edo est mis en valeur. Assis sur la véranda, on ne se lassera pas de contempler ce jardin.
Depuis la véranda
Ambiance sereine
Le jardin de mousse s’étale devant un pavillon de thé au toit de chaume. En automne, le contraste des couleurs rouges des érables avec les couleurs vertes des mousses est impressionnante.
Jardin de mousse avec un pavillon de thé
Depuis l’intérieur du pavillon
Mousse,sugigoke
L’année prochaine, son quartier environnant sera aménagé pour construire un hôtel de luxe. Les nouveaux établissements hôteliers poussent comme des champignons à Nara. Ce coin de tranquillité sera-t-il bien préservé ?
Ancienne villa de la famille Mitsui (une des plus puissantes familles marchandes de l’époque d’Edo) nichée au cœur de la ville de Kyoto. Elle est située au sud du sanctuaire shinto Shimogamo-jinja. À ce site, il y avait un sanctuaire pour vénérer les âmes des ancêtres de la famille Mitsui. Cette villa était utilisée par la famille pour le repos lors de la visite du sanctuaire.
Elle se compose d’un bâtiment principal avec une tour de guet, d’un bâtiment d’entrée et d’un pavillon de thé. La famille avait à l’origine une demeure dans le quartier de Kiyamachi. Son bâtiment principal construit en 1880 a été déplacé à ce site en 1924. Le jardin n’est pas grand, mais il est beau à chaque saison. C’est agréable d’y faire une promenade. De l’intérieur du bâtiment, vous aurez aussi une belle vue sur le jardin.
Jardin en été
Approche de l’automne
De l’intérieur du bâtiment
Le pavillon de thé abrite deux types de pièces, l’une pour la cérémonie du thé matcha (thé vert en poudre) et l’autre pour celle du thé sencha (thé infusé). Cette dernière donne sur le jardin et crée une ambiance ouverte et décontractée. Il était un peu tôt pour admirer les feuilles rouges d’automne, mais j’ai pu trouver un petit paysage d’automne dans la pâtisserie japonaise qui s’inspire de feuilles d’érable et de ginkgo flottant sur l’eau.
Le temple d’or est l’un des sites les plus visités et les plus emblématiques de la ville de Kyoto. Il est recommandé comme un des incontournables lors d’un voyage pour Kyoto. Avant la pandémie de Covid-19, j’emmenais souvent des touristes dans ce temple pour les guider.
Il y avait toujours beaucoup de touristes. À proximité de la porte intérieure, on peut voir le pavillon d’or qui se dresse tranquillement au bord de l’étang miroir. Tout le monde fait sa photo. Mais après l’avoir vu, en suivant le chemin balisé, la plupart des touristes passent avec peu d’intérêt pour les autres endroits de l’enceinte du temple. Parfois, il est difficile d’avancer au sein de la foule.
La situation sanitaire s’améliore petit à petit au Japon. Les touristes (japonais) sont depuis de retour à Kyoto. Pourtant, actuellement, le temple d’or n’est pas aussi bondé de touristes qu’avant.
De nombreux touristes étrangers envahiront-ils ce temple l’année prochaine ? Le chemin vers le pavillon d’or a été modifié. J’espère que cela réduira la saturation des touristes aux spots photo.
Les échoppes, les boutiques de souvenirs et les distributeurs automatiques apparaissent le long du chemin. Personnellement, je n’aime pas son ambiance très touristique et commerciale.
Le pavillon d’or, c’est le clou de la visite du temple. L’année dernière, les travaux de réfection du toit se sont achevés. La statue de phénix sur le toit a également été réparée avec de nouvelles feuilles d’or. Le pavillon d’or qui a retrouvé sa splendeur vous offre une vue à couper le souffle. Mais il y a d’autres choses intéressantes à voir. Explorons ensemble le temple d’or autrement, que ce soit votre première visite ou votre deuxième visite.
Le côté sud de l’étang miroir est le meilleur spot photo du pavillon d’or pour les touristes. Mais le shogun (le fondateur du pavillon d’or) profitait habituellement la vue sur le jardin du côté est de l’étang. Pourquoi ? Que peut-on voir d’ici ?
Vue sur le jardin du côté sud de l’étang
Vue sur le jardin du côté est de l’étang
Rocher Kusen-hakkai
Le pavillon d’or comporte trois étages. Le rez-de-chaussée est de style des résidences de l’époque. Les premier et deuxième étages dorés sont de style des temples (espaces dédiés au Bouddha). C’est très beau. Mais remarquez aussi son côté nord. C’est plutôt peu intéressant à voir. Il n’y a pas de fenêtres. Pourquoi ?
Côté nord du pavillon d’or
Au nord du pavillon d’or vous trouverez deux compostions de pierres et une cascade qui représente une carpe remontant un torrent. De l’eau coule en minces filets vers la fossé étroite et ne se jette pas directement dans l’étang. Pourquoi ?
Ginga-sen
Ganka-sui
Cascade Ryumon-no-taki
Le temple d’or abrite deux types de jardins. L’un est le jardin aménagé autour de l’étang miroir où se trouve le pavillon d’or. L’autre est le jardin supérieur aménagé autour de l’étang Anmintaku. La plupart des touristes ne s’y arrêtent pas en disant qu’il n’y a rien d’extraordinaire. Ces deux jardins ont été conçus à différentes époques. En les comparant, on peut voir comment le style de jardin japonais a évolué au fil du temps.
Parmi les sites incontournables à ne pas manquer à Kyoto, Arashiyama connu pour sa bambouseraie figure dans les principaux. Mais ces derniers temps, une masse de touristes envahit ce site riche en nature. Il est difficile de goûter une ambiance sereine.
Poussons alors jusqu’à Sagano qui s’étend à l’ouest d’Arashiyama. Il existe un Kyoto calme à quelques pas de l’agitation touristique. Les temples, les jardins, des quartiers résidentiels qui gardent encore un parfum d’autrefois… Une demi-journée de visite suffit pour découvrir les incontournables de Sagano. Voici mes endroits préférés.
Le temple Otagi Nenbutsu-ji
C’est un temple un peu singulier. Vous serez sans aucun doute surpris par ses 1 200 statues en pierre couvertes de mousse, rakan qui représentent les disciples de Bouddha. Puisque chaque statue a été sculptée par des amateurs, chaque visage est différent. Vous trouverez des statues humoristiques.
Statues en pierre
Statues humoristiques
Le quartier de Saga Toriimoto
Quand vous descendez du temple Otagi Nenbutsu-ji et continuez tout droit, un portique orange torii sera visible sur votre droite. C’est l’entrée du quartier de Saga Toriimoto. Ce quartier paisible qui a été à l’origine un hameau formé autour du portique au XVème siècle a attiré de nombreux visiteurs qui sont allés prier au sanctuaire Atago situé sur le mont Atago. Il est bordé de maisons aux toits de chaume et de machiya, maisons traditionnelles en bois.
Premier torii du sanctuaire Atago
Maison traditionnelle ?
Maisons aux toits de chaume
Le temple Adashino Nenbutsu-ji
Le mot adashi signifie « éphémère et vain » en vieille langue japonaise. Depuis longtemps, ce quartier Adashino était connu comme endroit où les dépouilles des morts étaient déposées en plein air. Aujourd’hui, l’enceinte de ce temple est remplie d’environ 8 000 statuettes ou pagodes bouddhistes, qui sont les pierres funéraires des morts dispersées autour d’Adashino. Vous serez sensible au caractère éphémère des humains. Il n’est pas toujours agréable de se balader dans son enceinte en raison de son ambiance « lugubre », mais ce chemin bordé de bambous est superbe et idéal pour une petite promenade. Comme il pousse très vite, le bambou est le symbole de la vitalité chez nous. Il me semble que la vie et la mort se mêlent à ce temple.
Temple Adashino Nenbutsu-ji
Chemin bordé de bambous
Six jizo sculptés sur six faces
Le temple Gio-ji et le temple Jojakko-ji
Ce sont des temples chargés d’histoire. Vous pourrez y admirer le moelleux tapis de mousses entretenues avec soin. En automne, le contraste des couleurs rouges des feuilles avec les couleurs vertes des mousses est impressionnant.
Tapis de mousses au temple Gio-ji
Mousse «Queue de belette»
Pagode au temple Jojakko-ji
La villa Okochi Sanso
Après avoir dépassé le temple Jojakko-ji, vous atteindrez bientôt la villa Okochi Sanso, la villa d’un acteur célèbre de films japonais des années 1930. Elle recèle un merveilleux jardin de promenade. Avec des montagnes en arrière-plan, vous aurez l’impression de vous trouver en pleine nature. Le prix d’entrée de cette villa est un peu élevé pour le tour (1 000 yens, un service de thé vert en poudre compris), mais elle mérite un détour. Quand vous descendez de la villa, vous verrez la célèbre bambouseraie d’Arashiyama devant vous.