C’est le moment où le hagi est le plus beau au Japon. On peut admirer ses fleurs blanches ou violacées. Bien qu’il s’agisse d’une plante plutôt modeste et discrète, le hagi a un lien profond avec la culture japonaise depuis longtemps. De nombreuses plantes figurent dans le Manyo-shu (la première anthologie de poésie japonaise, environ 4 500 poèmes compilés au VIIIème siècle), et le hagi a été la plus appréciée d’entre elles.
Sanctuaire shinto Nashinoki-jinja
Fleurs violacées de hagi
Fleurs blanches de hagi
Le sanctuaire shinto Nashinoki-jinja, situé près du parc Kyoto-gyoen est un endroit célèbre pour ses hagi. En septembre, on écrit un poème court lié au hagi sur une bande de papier et l’accroche à une branche fine de hagi. Au moment où les hagi sont en pleine floraison, la fête de hagi se déroule dans son enceinte (Cette année, en raison du Covid-19, elle a été annulée…).
Ohagi
Le nom ohagi, une pâtisserie traditionnelle japonaise d’automne provient du hagi. Il s’agit de boulettes de riz enveloppées avec la pâte de haricots rouges sucrés. On déguste souvent l’ohagi pendant les sept jours avant et après l’équinoxe d’automne, aki-no-higan.
Parmi les sites incontournables à ne pas manquer à Kyoto, Arashiyama connu pour sa bambouseraie figure dans les principaux. Mais ces derniers temps, une masse de touristes envahit ce site riche en nature. Il est difficile de goûter une ambiance sereine.
Poussons alors jusqu’à Sagano qui s’étend à l’ouest d’Arashiyama. Il existe un Kyoto calme à quelques pas de l’agitation touristique. Les temples, les jardins, des quartiers résidentiels qui gardent encore un parfum d’autrefois… Une demi-journée de visite suffit pour découvrir les incontournables de Sagano. Voici mes endroits préférés.
Le temple Otagi Nenbutsu-ji
C’est un temple un peu singulier. Vous serez sans aucun doute surpris par ses 1 200 statues en pierre couvertes de mousse, rakan qui représentent les disciples de Bouddha. Puisque chaque statue a été sculptée par des amateurs, chaque visage est différent. Vous trouverez des statues humoristiques.
Statues en pierre
Statues humoristiques
Le quartier de Saga Toriimoto
Quand vous descendez du temple Otagi Nenbutsu-ji et continuez tout droit, un portique orange torii sera visible sur votre droite. C’est l’entrée du quartier de Saga Toriimoto. Ce quartier paisible qui a été à l’origine un hameau formé autour du portique au XVème siècle a attiré de nombreux visiteurs qui sont allés prier au sanctuaire Atago situé sur le mont Atago. Il est bordé de maisons aux toits de chaume et de machiya, maisons traditionnelles en bois.
Premier torii du sanctuaire Atago
Maison traditionnelle ?
Maisons aux toits de chaume
Le temple Adashino Nenbutsu-ji
Le mot adashi signifie « éphémère et vain » en vieille langue japonaise. Depuis longtemps, ce quartier Adashino était connu comme endroit où les dépouilles des morts étaient déposées en plein air. Aujourd’hui, l’enceinte de ce temple est remplie d’environ 8 000 statuettes ou pagodes bouddhistes, qui sont les pierres funéraires des morts dispersées autour d’Adashino. Vous serez sensible au caractère éphémère des humains. Il n’est pas toujours agréable de se balader dans son enceinte en raison de son ambiance « lugubre », mais ce chemin bordé de bambous est superbe et idéal pour une petite promenade. Comme il pousse très vite, le bambou est le symbole de la vitalité chez nous. Il me semble que la vie et la mort se mêlent à ce temple.
Temple Adashino Nenbutsu-ji
Chemin bordé de bambous
Six jizo sculptés sur six faces
Le temple Gio-ji et le temple Jojakko-ji
Ce sont des temples chargés d’histoire. Vous pourrez y admirer le moelleux tapis de mousses entretenues avec soin. En automne, le contraste des couleurs rouges des feuilles avec les couleurs vertes des mousses est impressionnant.
Tapis de mousses au temple Gio-ji
Mousse «Queue de belette»
Pagode au temple Jojakko-ji
La villa Okochi Sanso
Après avoir dépassé le temple Jojakko-ji, vous atteindrez bientôt la villa Okochi Sanso, la villa d’un acteur célèbre de films japonais des années 1930. Elle recèle un merveilleux jardin de promenade. Avec des montagnes en arrière-plan, vous aurez l’impression de vous trouver en pleine nature. Le prix d’entrée de cette villa est un peu élevé pour le tour (1 000 yens, un service de thé vert en poudre compris), mais elle mérite un détour. Quand vous descendez de la villa, vous verrez la célèbre bambouseraie d’Arashiyama devant vous.
La ville de Kizugawa où j’habite est située à l’extrémité sud de la préfecture de Kyoto. C’est aussi une ville limitrophe de Nara. Il est possible de combiner dans la même journée un arrêt à Kizugawa et la visite du bourg Wazuka situé au sud de Kyoto et connu comme utopie du thé japonais ou la visite de Nara. Elle bénéficie d’une nature riche et abrite de nombreux sites historiques. Joruri-ji et Gansen-ji sont de vieux temples recommandés à visiter. Ils se cachent dans un petit village tranquille. Profitez d’un moment de calme de ces havres de paix.
Temple Joruri-ji
Au centre de l’enceinte du temple Joruri-ji, il y a un étang autour duquel est aménagé un jardin représentant la Terre pure occidentale, saiho-jodo régnée par le bouddha Amida. Une île s’étire sur l’étang représentant l’océan. Sur le côté ouest de l’étang, se trouve le pavillon principal abritant neuf statues de bouddha Amida. Au XIème siècle où a été fondé le temple Joruri-ji, s’est répandue une nouvelle forme de foi qui permet aux gens d’échapper à l’agitation sociale. Ils ont souhaité le bonheur dans l’au-delà en adressant des invocations à bouddha Amida qui s’engage à accueillir tous les mourants souhaitant entrer en sa Terre pure. À l’époque, de nombreux temples abritant neuf statues de bouddha Amida, chacune représentant l’un des neuf stades du nirvana, ont été établis à Kyoto et ses environs, cependant seul Joruri-ji existe encore.
Pagode à trois étages
Sur le côté est de l’étang, se trouve la pagode à trois étages où est vénérée la statue de bouddha Yakushi, le bouddha qui guérit les maladies. C’est ce bouddha qui règne la Terre pure orientale lapis-lazulite dans le bouddhisme et enlève des souffrances des humains dans ce monde. Sur le côté est de l’étang, on souhaite que le bouddha Yakushi sauve les hommes souffrants dans ce monde et ensuite, le visage tourné à l’ouest vers le pavillon principal, on souhaite que le bouddha Amida les mène dans sa Terre pure occidentale.
Côté ouest de l’étang
Côté est de l’étang
Le jardin représente, en tous temps et en tous lieux, l’utopie religieuse. Dans la culture bouddhique du XIème siècle, le jardin de style de la Terre pure a été apprécié. L’étang représentant l’océan sépare ce monde et l’au-delà. Le jardin de Joruri-ji est un exemple du jardin japonais classique, comme celui du temple Byodo-in à Uji. Petite anecdote, le jardin japonais a été à l’origine influencé plus ou moins par la Chine et la péninsule coréenne, mais le style qui consiste à recouvrir le bord de l’eau avec des galets est unique au Japon. Le « rivage » réalisé avec ce style appelé suhama décrit une belle courbe.
Pagode du temple Gansen-ji
Hortensia 1
Hortensia 2
Le temple Gansen-ji est connu comme l’un des temples de fleurs de la région du Kansai. En juin, qui est la saison des pluies au Japon, de belles fleurs d’hortensia embellissent son enceinte. C’est très joli. Il abrite de nombreux biens culturels, dont une statue du bouddha Amida du Xème siècle. Ce qui y est le plus impressionnant, c’est la pagode à trois étages qui se dresse dans un cadre luxuriant. Elle dégage une ambiance douce.
Où sont les démons ?
À la pagode, regardez les chevrons aux quatre coins. Pourrez-vous remarquer les sculptures en bois de démons qui soutiennent les chevrons ? Leur expression est très humoristique.
Pour se rendre à Joruri-ji et Gansen-ji, prenez le bus local depuis la gare JR de Kamo. Une petite randonnée entre ces deux temples sera intéressante à faire. Vous pourrez voir des sekibutsu, des statues bouddhiques gravées dans la roche éparpillées le long du sentier. Je vous recommande de commencer par la visite de Gansen-ji (40 minutes de marche en descente douce).
La route de Nakasendo, longue d’environ 540 km est une des anciennes routes de l’époque d’Edo qui reliait Kyoto à Edo (l’actuel Tokyo). Cette route à travers les montagnes centrales était empruntée par les voyageurs et les seigneurs féodaux appelés daimyo. Les daimyo régionaux devaient passer alternativement un an à Edo et un an dans leurs propres domaines sous le système du shogunat Tokugawa. Nakasendo est composée de 69 stations-relais appelées shukuba où on se reposait. Aujourd’hui, une grande partie de Nakasendo est remplacée par des routes modernes, mais la vallée de Kiso traversée par Nakasendo est parsemée de villages-stations qui vous plongeront dans une ambiance de l’époque d’Edo.
Magome-juku
Rangée de maisons anciennes
Rue pavée en pente
Chat qui dort
Magome-juku est la 43ème station de la route de Nakasendo. Des maisons en bois restaurées telles qu’elles étaient autrefois se suivent le long d’une rue pavée en pente.
Vers le quartier pittoresque
Tsumago-juku
Waki-honjin, auberge secondaire
Honjin, auberge principale réservée aux daimyo
Tsumago-juku est sa station voisine. Elle a été la première station au Japon à préserver une rangée de maisons anciennes et est empreinte d’une ambiance de l’ancienne Edo. Des lignes électriques n’entrent pas dans le champs visuel.
Si vous voulez découvrir le paysage rural du Japon, la randonnée entre Magome-juku et Tsumago-juku est recommandée (environ 9 km 3h de marche).
En poussant dans l’eau boueuse, le lotus fleurit sur de longues tiges. Dans le bouddhisme, la fleur de lotus est associée à la pureté. En été, vous pourrez admirer ses belles fleurs de couleur blanc rosé. Elles commencent à ouvrir leurs pétales de bon matin et se ferment en début d’après-midi. Elles ont une durée de vie très courte. 3 à 4 jours seulement. Mais les graines de lotus peuvent vivre plus de 1 000 ans.
fleur éclose, fleur non éclose et faux-fruit du lotus
fleur non éclose
La semaine dernière, j’ai visité le temple Gango-ji situé au centre de Naramachi, ancien quartier marchand de Nara. Les fleurs de lotus y flattaient les yeux des visiteurs. Gango-ji où se trouvait à l’origine le quartier de Naramachi était un grand complexe. Il existe encore des tuiles anciennes sur les toitures. Les tuiles rondes sont mises en gradins les unes sur les autres. Les tuiles rougeâtres ou noires ont été fabriquées il y a 1 400 ans.
Au temple Gango-ji
Tuiles anciennes
Kikyo, campanules à grandes fleurs
Il est également connu pour sa légende des oni, démon japonais. Cinq statuettes de démons humoristiques se cachent dans son enceinte. Je n’en ai trouvé que trois mais pourrez-vous toutes les trouver ?
Au Japon, le juin est la saison des pluies. C’est aussi la saison des hortensias appelés ajisai en japonais. L’espèce en forme de boule appelée seiyo-ajisai ou ajisai occidental qu’on voit souvent a été importée d’Europe. Mais savez-vous que son origine est au Japon ? Après avoir été présenté par un médecin et naturaliste allemand à la fin de l’époque Edo, l’hortensia originaire du Japon gaku-ajisai a été amélioré en Europe et a enfin été introduit au Japon au début du XXème siècle.
Hortensia occidental, seiyo-ajisai
Hortensia originaire du Japon, gaku-ajisai
Des temples célèbres pour leurs magnifiques hortensias sont partout au Japon. Il y en a aussi qui offrent de belles « astuces » utilisant des hortensias pour inviter des touristes à visiter. Que diriez-vous d’explorer des coins photogéniques ?
Kasuga Taisha est un sanctuaire shinto représentatif de Nara. Sa voie d’accès est bordée de lanternes en pierre données par les fidèles. Vous allez y voir les daims, messagers divins du sanctuaire s’incliner devant les touristes pour leur demander des galettes. C’est un paysage typique de Nara, mais il devient de plus en plus difficile de se balader à son rythme en raison d’une masse de touristes. Pour se rendre à Kasuga Taisha, n’y a-t-il pas d’autres sentiers plus calmes ?
Ambiance forestière
Trois sentiers peu connus mais agréables traversent la forêt dense qui s’étend sur le côté sud de l’enceinte du sanctuaire. Appelés les « sentiers Negi-michi », ils ne sont pas très éloignés l’un de l’autre. Chacun relie Kasuga Taisha au quartier de Takabatake qui s’est développé comme quartier où les prêtres du sanctuaire appelés negi habitaient autrefois. Par ces sentiers, ils sont allés au sanctuaire.
Sentier Kami no Negi
Voici le sentier le plus à l’est Kami-no-Negi que j’ai emprunté lors de ma dernière balade à Nara. Il a une belle ambiance forestière et on peut voir de grands arbres d’ichiigashi, une variété de hêtre.
Arbre Ichiigashi
Grand camphrier
Ce sentier est aussi parsemé de sanctuaires annexes de Kasuga Taisha tels que le sanctuaire lié au bonheur conjugal, celui pour une bonne chance, etc. Après la visite des bâtiments de Kasuga Taisha, que diriez-vous de pousser jusqu’à la colline Wakakusa et le pavillon Nigatsu-do ?
Après l’Okunoin Mao-den, le dernier spot du mont Kurama, en descendant de la montagne (15 min), vous atteindrez Kibune, un village situé de l’autre côté de la montagne. Le nom de lieu Kibune signifie un « lieu d’origine où émane l’énergie de la création ». C’est un endroit idéal pour éviter la chaleur étouffante de l’été, car il y fait moins chaud qu’au centre-ville. Les restaurants de Kibune installent des terrasses appelées kawadoko au-dessus de la rivière. Vous pourrez y goûter des plats en entendant le bruissement de la rivière et en y prenant l’air frais.
Terrasses installées au-dessus de la rivière
Kibune est également connu pour son sanctuaire shinto Kifune-jinja dédié au dieu de l’eau. En sortant de la porte de l’ouest du mont Kurama, près de la rive opposée de la rivière Kibune, vous apercevrez le torii et l’escalier de pierre menant au sanctuaire.
Escalier bordé de lanternes
Trois sanctuaires forment le Kifune-jinja. Ils se trouvent le long de la route parallèle à la rivière Kibune. Au premier sanctuaire, Hongu au bout de l’escalier de pierre, essayez un omikuji (prédictions écrites sur un morceau de papier). L’omikuji de ce sanctuaire est un peu spécial. Les prédictions apparaissent lorsque vous faites flotter votre omikuji sur l’eau sacrée du sanctuaire. Le Kifune-jinja est également le berceau de l’ema, tablette de bois votive sur laquelle on écrit un vœu. Lorsqu’il a fait une grande sécheresse ou une longue pluie dans le pays, les envoyé impériaux ont prié au Kifune-jinja où est vénéré le dieu de l’eau. Pour la chute de pluie, ils ont dédié un cheval noir. Un cheval blanc s’est chargé de chasser la pluie et de faire revenir le soleil. Avec le temps, l’offrande d’une tablette votive portant l’image d’un cheval (ema) a remplacé ce rite traditionnel.
Omikuji flottant sur l’eau
Berceau de l’ex-voto, ema
Le deuxième sanctuaire, Yui-no-Yashiro dédié à la déesse de l’amour est connu comme un lieu de prière pour assurer un mariage réussi. De fait, une femme poète célèbre de la fin du X ème siècle y est venue en souhaitant se réconcilier avec son mari. (Mais son amour pour lui s’est enfin refroidi et elle l’a quitté…)
Yui-no-Yashiro
Le troisième sanctuaire, Okunomiya, l’emplacement du sanctuaire d’origine est à 700 mètres en amont du premier sanctuaire sur la rivière. Selon la légende, une déesse est arrivée à cet endroit sur un bateau jaune pour vénérer le dieu de l’eau. Vous y verrez une grande roche qui aurait recouvrir son bateau. Niché au cœur d’une forêt verdoyante, ce sanctuaire dégage une ambiance sereine.
Okunomiya
Il est possible de commencer cette randonnée depuis Kibune. En été, je vous recommande de partir de Kurama, parce qu’il y a moins de chemins en montée et qu’il est facile de marcher.
Pour retourner au centre-ville, prenez la ligne de train Eizan-Railway à Kibuneguchi situé à 30 minutes à pied du sanctuaire Kifune-jinja et descendez au terminus Demachiyanagi. (28 min 430 yens). Il y a aussi le service de bus entre l’arrêt Kibune et le prochain arrêt Kibuneguchi. (5 min 170 yens).
Actuellement, les trains Eizan-Railway ne circulent pas entre Kibune et Kurama à cause d’un typhon qui s’est produit l’année dernière. J’espère que les travaux de rétablissement seront terminés dès que possible. Partons en randonnée pour nous ressourcer !
La ville de Kyoto abrite beaucoup d’endroits incontournables à visiter, mais si vous voulez échapper à l’agitation de la ville et ressentir la nature de près, que diriez-vous de faire une belle petite randonnée entre Kurama et Kibune, au nord de la ville ?
Le mont Kurama imprégné d’une ambiance mystique est connu comme l’un des power spots, lieux où émane l’énergie spirituelle. On pense qu’il est habité par les tengu, un type de créatures légendaires du folklore japonais. Le tengu, qui est comme un hybride oiseau-humain, qu’est-ce que c’est ? Considéré à l’origine comme une étoile filante en Chine, le tengu a été assimilé à une divinité tutélaire des montagnes au Japon où le culte de la montagne a évolué en fusionnant avec le shintoïsme et le bouddhisme. Depuis les temps anciens, le mont Kurama est considéré comme un lieu sacré ayant un pouvoir spirituel et les différentes formes de religions telles que le shintoïsme ancien, le bouddhisme ésotérique, le shugendo y coexistent.
Tengu
Le temple Kurama-dera fondé au VIIIème siècle est situé sur le versant sud du mont Kurama. Ce temple se distingue des autres temples bouddhistes en termes de forme religieuse. Son objet du culte est une trinité appelée sonten formée par le bishamonten, gardien du nord, le kannon, divinité de la miséricorde et le mao-son, seigneur défenseur. Cet ensemble représente l’énergie spirituelle de l’univers. On pense que le tengu de Kurama provient du mao-son.
Temple Kurama-dera
Vous atteindrez le pavillon principal en 30 minutes à pied depuis la porte d’entrée du temple. Les objets du culte y sont vénérés. Il y a un signe d’hexagramme sur le sol. C’est un point où vous pourrez ressentir l’énergie de l’univers.
Pavillon principal
Vue sur le mont Hiei
À la recherchre d’une ambiance plus mystique, on continue la marche en forêt et se dirige vers l’Okunoin Mao-den, lieu le plus saint du temple Kurama-dera.
Le temple Kurama-dera est aussi connu pour le mythe de Minamoto no Yoshitsune, un jeune guerrier du XIIème siècle. Il a passé son enfance ici et s’est entraîné dans la forêt dense. Selon une légende, c’est le tengu qui lui a enseigné l’art de manier l’épée. Vous serez impressionné par un phénomène étrange : un entrelacs des racines de vieux cèdres.
Yoshitsune et Tengu
Chemin des racines
En suivant le chemin en lacets, vous apercevrez l’Okunoin Mao-den qui se dresse tranquillement dans les profondeurs de la forêt. C’est ici que le mao-son autrement appelé « Sanat Kumara du Japon », en déscendant de Vénus pour porter secours aux humains, s’est posé il y a 6,5 millions d’années. Le mont Kurama aurait été créé par le soulèvement d’un volcan sous-marin il y a environ 250 millions d’années. Les roches entourant le sanctuaire du Mao-den sont des calcaires.
Okunoin Mao-den
Fossile d’échinodermes
Géologiquement aussi, Kurama est un site intéressant à visiter. Les roches telles que des grès, des shales, des chailles, des calcaires, etc. qui apparaissent le long du chemin de randonnée témoignent de l’histoire de naissance du mont Kurama. Le kurama-ishi, quartz diorite d’une teinte brun rougeâtre est très apprécié au Japon.
Roche Kurama-ishi
Bassin rempli d’eau
Tengu-iwa, roche calcaire
Après une agréable randonnée d’environ deux heures, le murmure de la rivière Kibune vous accueillera. À propos de Kibune, village voisin de Kurama, je vous présenterai la prochaine fois.
Pour se rendre à Kurama, prenez la ligne de train Eizan-Railway à Demachiyanagi et descendez à Kurama (30 min 430 yens). Mais actuellement, les trains ne circulent pas entre Ichihara et Kurama à cause d’un typhon qui s’est produit l’année dernière. Les travaux de rétablissement sont prévus jusqu’à cet automne. Vous pouvez aller à Kurama en bus depuis la station de métro Kokusai-Kaikan (30 min 330 yens).
Le prix du billet d’entrée du temple Kurama-dera est de 300 yens.
Les chaussures de marche sont recommandées.
Le chemin est en lacets depuis la porte d’entrée jusqu’au pavillon principal. Vous pouvez prendre un funiculaire jusqu’ à la pagode Taho-to située à mi-chemin pour 200 yens.
Situé au sud-est du palais impérial de Kyoto, le palais Sento, plus précisément, son vestige se visite sur rendez-vous. L’original a été construit en 1630 pour l’empereur retiré Go-Mizunoo. Chaque fois qu’il a été frappé par un incendie, il a été reconstruit. Cependant, il n’a jamais été rebâti après le grand incendie de 1854. Aujourd’hui, il n’y a pas de bâtiments dans son enceinte à l’exception de deux pavillons de thé. Le clou de la visite, c’est le jardin de promenade aménagé autour d’un grand étang dont les parties nord et sud sont reliées par un court canal. Il vous offre des paysages pittoresques. C’est comme une promenade dans une forêt calme et profonde.
Étang nord
Paysage pittoresque
Pont Tsukabashi
Il y a des îles et des ponts de différents styles. Dans les premiers jours de mai, au pont Yatsuhashi (pont en zigzag) du côté sud de l’étang, on peut admirer les fleurs de glycine au parfum énivrant. L’année dernière, elle n’a pas fait de fleurs. Elle boudait peut-être parce que personne n’y est venu à cause du Covid-19. Cette année, elle a commencé à fleurir très tôt comme les fleurs de cerisier. L’étang sud est remarquable pour sa plage, suhama, recouverte d’environ 120 000 galets de même taille et couleur. On dit que chaque galet a été échangé contre 1,5 kilogrammes de riz et y a été transporté pour réaliser cette belle courbe.