Le bourg Wazuka autrement appelé « utopie du thé » est situé dans le sud-est de la préfecture de Kyoto. Les plantations de thé s’étendent à perte de vue, depuis les pentes de la montagne jusqu’au sommet. Wazuka est un grand producteur de thé.
Mais cela n’est pas très connu car la plupart des feuilles de thé produites à Wazuka sont vendues sous le nom de thé d’Uji (une des marques célèbres de thé) par des grossistes en thé. Mais la production du thé de Wazuka représente presque la moitié de la production totale du thé d’Uji. Wazuka est pour ainsi dire le pays natal du thé d’Uji.
Le climat frais, la différence de température entre le jour et la nuit, la brume matinale apportée par des rivières et des forêts environnantes… Il y a toutes les conditions favorables pour produire le thé à la saveur riche.
La ville de Yamato-Koriyama située au sud de Nara est connue pour la culture du poisson rouge. Ce bocal en forme de cabine téléphonique sur la photo a été enlevé, mais on peut trouver des objets à motif de poisson rouge ici et là dans la ville.
Yamato-Koriyama n’a pas été touchée par les bombardements américains lors de la seconde guerre mondiale, des bâtiments d’avant-guerre y sont éparpillés.
Ancienne maison close
Cette architecture en bois de deux étages construite en 1924 a été à l’origine une maison close, yukaku en japonais. Les fenêtres donnant sur la rue sont recouvertes de treillages à lamelle en bois dont la largeur est différente à chaque étage. Son style est comme le machiya, ancienne maison en bois qui a servi de logement et d’atelier ou de lieu de commerce aux habitants.
Pièce sombre
Cour
salon
Elle se compose de deux parties : les pièces à l’ambiance triste réservées aux prostituées (espace de travail) à l’avant et l’habitation luxueuse du patron de la maison close (espace de vie quotidienne du patron) à l’arrière.
Fenêtre inome pour chasser le mauvais esprit
Forme étrange
Après l’entrée en vigueur de la loi sur la prévention de la prostitution en 1957, elle a été reconvertie en pension et enfin en musée, ou plutôt en salle d’exposition en 2018. Mais sa distribution est presque comme à l’origine et on peut y retrouver une ambiance de l’époque. Son intérieur regorge de dessins élaborés à voir.
Estrade ornée de poupées
En mars, son intérieur est décoré de poupées traditionnelles appelées ohinasama. Ce type de bâtiment représentant l’envers de la société de l’époque peut être considéré comme un héritage négatif, mais mérite d’être vu. On y entrevoit la situation pitoyable dans laquelle les femmes du quartier chaud se trouvaient…
La dernière partie de cette série concerne les deux grandes portes du temple Todai-ji, la porte Nandai-mon et la porte Tegai-mon.
Porte Nandai-mon
Pour entrer dans l’enceinte, vous passerez sous cette grande porte du Sud, Nandai-mon. Les 18 gros piliers qui vont jusqu’aux combles sont hauts de 21 mètres. Son apparence majestueuse vous impressionnera.
Roi-gardien A-gyo
Roi-gardien Un-gyo
La porte Nandai-mon renferme deux statues de plus de 8 mètres de haut en bois, les rois-gardiens Ni-o réalisées avec 3 000 pièces assemblées chacune au début du XIIIème siècle. Ils sont très musclés. Même à travers le treillis, vous aurez l’impression que leur vaisseaux sanguins sont saillants. Leur empreintes digitales sont représentées par des cernes.
Porte Tegai-mon
La porte Tegai-mon se dresse tranquillement au nord-ouest de l’enceinte. Le Todai-ji a perdu sa majeure partie deux fois à cause de la guerre. Ses bâtiments actuels sont donc pour la plupart des reconstructions. La porte Tegai-mon est l’un des rares vestiges évoquant ce qu’était l’architecture d’ensemble du Todai-ji au VIIIème siècle. Aujourd’hui c’est un bâtiment symbolique dans ce quartier Kitamachi. Par rapport aux alentours de la porte Nandai-mon qui est l’entrée principale du temple, il y a moins de touristes. Il sera aussi intéressant d’y explorer le dédale de ruelles.
Je vous présenterai le quartier Kitamachi la prochaine fois.
Les fleurs de prunier qui marquent le début du printemps…
Contrairement à l’ambiance gaie du printemps, ce qui règne actuellement dans la société japonaise, c’est la morosité. Le mécontentement liés aux réactions du gouvernement japonais face à la propagation du Covid-19 est grandissant au sein de la population.
Le Ministère de la Santé a publié le renforcement de ses capacités de diagnostic, mais cela ne signifie pas que tous les patients présentant des symptômes peuvent être testés. Malgré que l’épidémie se propage rapidement, les tests ne sont pas encore développés suffisamment.
Selon le dernier bilan, 170 personnes ont été confirmées comme étant porteuse du nouveau coronavirus au Japon. Il devient déjà difficile de tracer les voies de contamination et le nombre réel de personnes infectées doit être plus élevé. Le gouvernement japonais est-il vraiment disposé à faire face à cette situation critique ?
La région de Yamashiro située dans le sud de la préfecture de Kyoto est célèbre pour la production de thé de haute qualité connu sous le nom de « thé d’Uji ». Uji (centre de la région de Yamashiro) bénéficie de sol et de conditions climatiques favorables à la culture du thé. L’histoire du thé d’Uji remonte au début du XIIIe siècle, lorsqu’un moine a encouragé les villageois d’Uji à cultiver le thé. À Uji où se trouvent de nombreuses boutiques de thé aujourd’hui, les sept meilleures plantations de thé ont été créées à la demande de shogun, amateur de thé d’Uji, au XIVe siècle. Les six ont disparu au fil de l’urbanisation et Okunoyama est la seule plantation de thé existante encore. Elle est entretenue par Horii Shichimeien, ancien producteur-grossiste de thé. Il existe une grande variété de thés japonais tels que le sencha (thé vert), le gyokuro (thé vert supérieur avec une saveur ronde), le tencha (base de thé pour faire du matcha), etc. Ceci est dû aux différentes méthodes de culture. À propos du thé d’Uji, le tencha et le gyokuro cultivés ombragés représentent la moitié de sa production totale. À Okunoyama où il y avait différents types de théiers, ceux sélectionnés pour le gyokuro et le tencha de première qualité sont cultivés. Ceci est le fruit de 20 ans de recherches du thé d’Uji qui devrait passer à la postérité.
Matcha Narino
Le matcha (thé vert en poudre) Narino obtenu en broyant le tencha cultivé à Okunoyama après l’avoir fraîchement cueilli et chauffé à la vapeur. Riche en théanine, sans amertume, il se caractérise par une saveur plus moelleuse.
Horii ShichimeienIntérieurUsine de fabrication du matchaMeule pour broyer le tencha
Horii Shichimeien offre le programme suivant (120 min, 5 000 yens par personne) pour s’initier au thé d’Uji. Ce programme est disponible en dehors des périodes de pointe, de la mi-avril à la fin juin et en décembre.
Le saké fait à partir de riz est un alcool représentatif japonais. Aujourd’hui, il gagne de la popularité à l’étranger. Mais c’est sans doute le whisky japonais qui acquiert plus de notoriété sur le marché mondial. Le nombre d’amateurs de whisky japonais est en augmentation. Yamazaki fabriqué par le groupe Suntory se classe parmi les meilleurs whiskies du monde.
Distillerie Yamazaki
La distillerie Yamazaki est située au pied du mont Tenno dans le sud-est de Kyoto. Une source d’eau pure aux environs de la distillerie permet de fabriquer les whiskies de qualité. Il y a une visite guidée de la distillerie (audioguide en français disponible). L’explication du processus de fabrication et la dégustation y sont comprises (80 min, 1 000 yens). La réservation est obligatoire. Très populaire, il vaut mieux la faire un à deux mois avant la date souhaitée.
Intérieur du musée
Même s’il n’y a pas de places disponibles, une visite libre du musée adjacent (gratuit) vous permettra d’apprendre l’histoire du whisky japonais et d’explorer le monde du whisky Yamazaki (réservation nécessaire quand même).
Rangées de bouteilles de whisky
Belles couleurs
Le clou de la visite, c’est la « librairie de whisky » dont le mur est entièrement décoré avec une grande variété de whiskies. Vous pouvez aussi voir des alambics et des cuves de brassage qui étaient utilisés autrefois.
Comptoir de dégustation
Et ne manquez pas de passer au comptoir de dégustation à la fin de la visite.
Pour se rendre à la distillerie Yamazaki depuis la gare JR Kyoto, prenez le train JR à destination d’Osaka et descendez à la gare JR Yamazaki (15 min, 220 yens). Elle est située à 10 minutes à pied de cette gare.
En plus de la distillerie, il est également recommandé de visiter la villa-musée d’art Asahi Beer Oyamazaki et Chochikukyo, maison de style mi-japonais, mi-occidental appropriée au climat japonais conçue par Fujii Koji en 1928.
25 ans se sont écoulés…Le japon commémore aujourd’hui les 25 ans du tremblement de terre de Hanshin-Awaji qui a frappé la région de la ville de Kobe. Des lanternes en bambou ont été installées dans un parc de Kobe en hommage aux 6 434 victimes. La lumière des lanternes forment les chiffres 1. 17 (le jour où s’est produit ce tremblement de terre) et le mot kizamu qui signifie graver. Ce qui y est exprimé, c’est le souhait de la population de transmettre le souvenir de cette catastrophe.
À l’époque, je vivais à Osaka. J’ai senti des secousses légères lors du séisme, mais les dégâts étaient moins importants et la circulation n’était pas tellement paralysée. Je n’ai pas eu d’expériences tragiques, mais je me souviens d’avoir attendu dans l’anxiété les nouvelles de la sécurité de mes amis et collègues qui habitaient près de Kobe.
Le Japon est un des pays touchés par de nombreuses catastrophes naturelles. Des glissements (séisme lent) qui pourraient être liés aux séismes hyperpuissants ont été détectés dans la zone de subduction de Nankai au large de la côte pacifique japonais. Dans cette zone, il y a 70 à 80 % de chances qu’un séisme de magnitude 8 ou plus ait lieu dans les 30 ans à venir.
Le tremblement de terre de Kobe a accru la sensibilisation à la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles. Pour lutter contre des catastropes graves qui augmentent ces derniers temps, l’entraide et la solidarité régionales seront de plus en plus nécessaires.
Le nagaya, savez-vous ce que c’est ? C’est un genre de logement collectif japonais. Il est composé de plusieurs petites maisons collées dans un même bâtiment. Chaque habitation a sa propre entrée qui donne sur la rue. À l’origine, le nagaya s’est développé comme habitation urbaine à l’époque d’Edo (1603-1867). La plupart des marchands et artisans des villes vivaient dans des nagaya construits dans des ruelles. Le nagaya était aussi utilisé comme logements pour les samuraï subalternes. Les habitants de nagaya bavardaient au puits commun, échangeaient des informations et constituaient une petite communauté, un lieu de fréquentation de quartier.
Le nagaya se caractérisait par son intérieur étroit et sombre, mais aujourd’hui, on y voit des astuces variées pour introduire la lumière naturelle ou pour agrandir visuellement les espaces. La rénovation adaptée aux modes de vie modernes apporte un nouveau souffle au nagaya. Ces derniers temps, la rénovation des nagaya anciens en bureau, café ou magasin est en plein boom. Quels sont les charmes du nagaya d’aujourd’hui ? L’ambiance rétro ? À travers la vie dans des nagaya, on peut retrouver ce qui était normal autrefois mais perdu avec le temps, les liens avec le voisinage, la notion d’entraide, la solidarité, etc…
Dans le quartier de Nakazakicho
Paysage nostalgique
Magasin de granola organique
Magasin zakka, jolis produits décoratifs japonais
Dans le quartier de Nakazakicho et de Nakatsu, 10 à 15 minutes à pied d’Umeda, centre du quartier Nord à Osaka, il reste encore des endroits empreints de nostalgie. Épargnés par les bombardements aériens de la seconde guerre mondiale, les nagaya et les bâtiments anciens rénovés sont éparpillés parmi les immeubles d’habitation. Le temps s’y écoule lentement. Ce sont des quartiers sympathiques à explorer.
Je vous souhaite à tous une très bonne année 2020.
Selon les douze signes du zodiaque chinois, 2020 est l’année du rat, nezumi en japonais. Ayant une histoire de plus de 1 100 ans, Otoyo-jinja est un petit sanctuaire shinto sur le bord du chemin de la philosophie à Kyoto. À l’entrée de l’un de ses sanctuaires auxiliaires, Okuninushi-sha, vous trouverez une paire de statues de rats en pierre. Selon un recueil de mythes, les rats ont sauvé le dieu shinto Okuninushi pris au piège d’un incendie. Ils y travaillent comme messager divin.
Rat de gauche
Rat de droite
Le rat de droite porte sous son bras un rouleau, symbole de la science. Celui de gauche porte sous son bras une balle, symbole de la longévité.
Milan et singe
Renards
Serpent
D’autres animaux aussi travaillent comme messagers divins. Le milan, messager du dieu qui combat l’incendie, le singe, messager du dieu qui chasse les mauvais esprits, le renard, messager du dieu qui apporte la prospérité des affaires. Le serpent, ennemi naturel du rat est censé apporter chance et fortune.
Si vous vous promenez sur le chemin de la philosophie, prenez un petit détour pour découvrir cet endroit paisible.
Dans le jardin d’hiver, les feuilles du pin sont souvent étendues pour protéger la mousse et la pelouse contre le gel. Elles sont aussi utilisées dans le jardin aménagé autour de la maison de thé pour y ajouter la touche de wabi-sabi, un concepte esthétique et spirituel japonais relié à la simplicité et au goût pour les choses vieillies.
Senryo
Manryo
De nombreuses baies rouges sont visibles en hiver. Elles sont très appréciées de petits oiseaux. Elles apportent de la beauté dans un paysage hivernal un peu triste. Le senryo a des baies rouges au centre des feuilles dentelées. Si vous trouvez beaucoup de baies rouges sous les feuilles, c’est le manryo.
Nanten
Kadomatsu, décoration du nouvel an
Le nanten est un arbuste de bon augure au Japon. Son nom signifie « transformer les difficultés en chances ». Il est souvent planté dans le jardin au côté Nord-Est et Sud-Ouest qui sont les directions susceptibles de porter malheur selon la cosmologie ésotérique traditionelle japonaise. Il est également utilisé pour le kadomatsu, une décoraiton faite de branches de pin et de bambous coupés mise à la porte d’entrée de la maison pour accueillir le dieu du nouvel an.