Jusqu’au 20 octobre, la collection d’estampes japonaises, ukiyo-e de Georges Leskowicz, collectionneur polonais installé à Paris est exposée au musée Hosomi situé près du sanctuaire shinto Heian-jingu à Kyoto. De nombreuses œuvres des grands maîtres tels que Utagawa Hiroshige, Katsushika Hokusai, Kitagawa Utamaro,etc. y sont présentées. Parmi ces œuvres précieuses, la série des soixante-neuf stations sur la route Kisokaido reliant Edo et Kyoto dessinée par Hiroshige et Keisai Eisen est la plus remarquable. Toutes les images qui constituent cette série sont les premiers tirages. Cette exposition sera une occasion unique de découvrir la beauté des ukiyo-e.
La collection de Leskowicz retourne en France après l’exposition à Kyoto. Elle sera exposée à l’Hôtel de Caumont-Centre d’Art à Aix-en-Provence à partir du 8 novembre.
Quel endroit est recommandé pour admirer la vue de bambous à Kyoto ? La célèbre forêt de bambous d’Arashiyama-Sagano ? Elle offre un paysage magnifique, mais il est très difficile aujourd’hui d’y prendre des photos sans touristes. C’est éloigné de la tranquillité… Pour une promenade plus calme dans les bambous, que diriez-vous d’aller à « Take no Michi », chemin de bambous long d’environ 2 kilomètres dans la ville de Muko, proche banlieue de Kyoto ?
Chemin de bambous verdoyant
Calme
Le bambou a un feuillage persistant, mais ses anciennes feuilles jaunies tombent et de nouvelles pousses et de nouvelles feuilles apparaissent au printemps. Le printemps, c’est l’automne pour le bambou. En automne, les jeunes bambous grandissent et montrent un paysage verdoyant. L’automne, c’est le printemps pour le bambou. Ce chemin de bambous est peu connu et pourtant très agréable. Il sera aussi intéressant d’y trouver des clôtures en bambou variées.
Promenade dans les bambous
« Rakusai Chikurin Koen », parc de bambous adjacent à ce chemin vaut également le détour. Je vous recommande de faire une promenade dans son jardin bordé de bambous variés. C’est extraordinaire.
Kinmeichiku, bambou jaune à rayure verte
Kurochiku, bambou noir
Kikkochiku, bambou à motif de carapace de tortue
Il y a aussi un musée où sont présentés les bambous de Kyoto utilisés pour les architectures ou les objets d’art.
Bambous de Kyoto
Ustensiles pour la cérémonie du thé
Vases en bambou
Accès au parc de bambous : prendre la ligne de Hankyu-Kyoto depuis le centre-ville de Kyoto (Karasuma ou Kawaramachi) et descendre à la gare Katsura (environ 10 minutes). Prendre la sortie ouest et descendre à l’arrêt Minami Fukunishi-cho avec les lignes de bus 3 ou 8 (environ 15 minutes). L’entrée ( la sortie) sud du parc est à 5 minutes à pied. Après la visite, vous pouvez accéder au chemin de bambous, Take no Michi par l’entrée (la sortie) nord.
Le service d’autocar reliant Kyoto et le mont Koya commencera cet automne (2 heures et 40 minutes de trajet). Le principal moyen de transport entre Kyoto et le mont Koya est le train. Il est nécessaire de changer de train et de plus, on prend le funiculaire et le bus pour accéder à l’intérieur du mont Koya. Ce service direct peut vous libérer de long déplacement avec des valises. Les détails sont les suivants.
Période de circulation: du 20 septembre 2019 au 24 novembre 2019
Horaires : De Kyoto au mont Koya (via la zone de stationnement Kyotanabe de l’autoroute Daini-Keihan)
Départ (Sortie Hachijo-guchi de la gare JR de Kyoto)
9h20
13h40
Arrivée (Okuno-in-mae du mont Koya)
12h00
16h20
Horaires : Du mont Koya à Kyoto (via la zone de stationnement Kyotanabe de l’autoroute Daini-Keihan)
Départ (Okuno-in-mae du mont Koya)
9h20
14h40
Arrivée (Sortie Hachijo-guchi de la gare JR de Kyoto)
12h00
17h20
Tarif : Aller simple (2 500 yens) Aller simple avec le billet de bus valable de 2 jours à l’intérieur du mont Koya (3 000 yens) Aller-retour (4 500 yens) Aller-retour avec le billet de bus valable de 2 jours à l’intérieur du mont Koya (5 000 yens)
Le demi-tarif s’applique aux enfants. La durée de validité du billet aller-retour est de deux jours à compter de la date de départ.
Gozan-no-Okuribi, événement traditionnel de Kyoto qui a lieu tous les 16 août.
C’est la cérémonie bouddhiste la plus représentative de la fête Obon, fête traditionnelle japonaise en l’honneur des ancêtres. Les rituels varient selon les régions, mais en général, le 13 août chaque année, on accueille les âmes des ancêtres qui reviennent sur terre. Le 16 août, ils retournent dans l’au-delà.
À Kyoto, pour éclairer leur chemin vers l’au-delà, les feux du retour appelés okuribi sont allumés vers 20h en forme de caractères chinois ou de symboles sur les cinq montagnes qui entourent la ville.
Muraji, un restaurant de ramen situé dans le quartier de Gion.
Le bouillon est fait à base de carcasse de volaille. J’ai mangé le ramen « shiro » assaisonné avec du sel. C’était très bon ! Les toppings sont des tranches de rôti du poulet, de la ciboule hachée et de la racine de bardane (c’est comme le salsifis) coupée en lamelle et frite.Il y a aussi le ramen « kuro » assaisonné avec de la sauce de soja.
Ramen 鶏白
La saison des pluies est finie et la canicule arrive à Kyoto…Beaucoup de gens jouissaient de la fraîcheur en touchant un bloc de glace posé devant un restaurant de sushi.
La seconde procession de grands chars, yamaboko-junko du 24 juillet. Par rapport à la première procession (23 chars) du 17 juillet, la seconde (10 chars) se déroule sur une plus petite échelle. On peut profiter du charme de la fête dans une atmosphère un peu plus calme.
Char Minami-Kannon-yama
Char Jomyo-yama
Char Oofune-hoko
On peut admirer de près les décorations de chars telles que les tapisseries, les poupées, etc.
Tapisserie belge du XVIème siècle
Pigeons perchés au torii
Poupée portant un masque de no
La procession de chars est accompagnée de participants habillés de kimono. Un homme habillé en ascète montagnard marchait en sonnant de la conque.
Ascète montagnard
Musique jouée par des garçons
Hanagasa-junko, une autre procession de petits chars et palanquins ornés a également lieu le même jour. Yamaboko-junko est un événement centré sur les hommes, mais au Hanagasa-junko, les femmes et les enfants aussi participent.
Procession de prêtresses
Interprétation de tambour
Filles montant à bord de char
La présence de maiko et geiko rend la procession plus attrayante.
Le Gion Matsuri, un des trois grands festivals du Japon. Il se tient en juillet à Kyoto. Ce festival associé avec le sanctuaire shinto Yasaka-jinja a débuté comme rituel pour apaiser les épidémies en 869. Il y a divers événements pendant un mois. Le défilé de trois palanquins sacrés est le plus important, mais les parades de chars appelés yamaboko qui défilent dans les rues sont sans aucun doute le clou du festival pour les visiteurs. Elles se déroulent deux fois, le 17 juillet et le 24 juillet.
23 chars pour la première parade (le 17 juillet) sont exposés dans les rues à partir du 14 juillet pendant trois jours. Décorés de belles tapisseries, ils sont surnommés « musées ambulants ». On est autorisé à monter à bord de certains chars.
Musiciens à bord de char
Char en forme de bateau
Depuis un char
De nombreux stands de boissons et de nourritures sont installés dans les rues et les gens habillés en kimono d’été, yukata s’y baladent dans une ambiance animée.
Ambiance animée
Dans certaines maisons anciennes aussi, les beaux objets d’art sont montrés au public.
Décoration de char
Décorations de char
Beaux objets d’art
10 chars pour la seconde parade (le 24 juillet) sont montés et exposés à partir du 18 juillet.
La saison des pluies tardive a enfin débuté à Kyoto…
Grand anneau pour rituel shinto
Un grand anneau, c’est ce qu’on voit dans l’enceinte du sanctuaire shinto à la fin de juin. Il s’agit d’un anneau fait en tressant de l’herbe pour le rituel shinto, nagoshi-no-oharae qui se tient chaque année le 30 juin. En franchissant cet anneau, on purifie l’esprit et le corps et prie pour qu’on puisse passer les six mois restants de l’année en bonne santé.
Pâtisserie japonaise, minazuki
Ce jour-là, les Kyotoïtes mangent une pâtisserie japonaise appelée minazuki. Des haricots rouges azuki sont posés sur une base faite de farine de riz et de sucre et cuite à la vapeur. Le rouge est une couleur qui écarte des mauvais esprits au Japon. Autrefois, des courtisans se débarassaient de la chaleur d’été en mangeant de la glace qui n’était pas à la portée de gens ordinaires. C’est pourquoi cette pâtisserie évoquant la glace a été créée. Le triangle de base représente un morceau de glace. Le minazuki est une pâtisserie spéciale pour les Kyotoïtes.
Fondé par un empereur à la fin du IXème siècle, le temple Ninna-ji avait une relation étroite avec la famille impériale. C’est pourquoi le style de l’architecture du palais impérial y est conservé. Le palais qui se trouve au coin de son enceinte a été utilisé à l’origine comme résidence de l’empereur. Il regorge de choses à voir, telles que son apparence élégante, ses peintures intérieures et ses deux jardins contrastés.
Entrée du palais
Les dégâts causés par le typhon de l’automne dernier ont été graves à Kyoto. Des travaux de restauration sont en cours au temple Ninna-ji ainsi que dans d’autres temples. Un échafaudage qui a été dressé pour des travaux de recouvrement du toit des bâtiments… C’est dommage, mais il est possible d’admirer ses jardins d’un autre point de vue. Voici le jardin nord. Une passerelle construite à l’extérieur de l’échafaudage nous permet de goûter au charme du jardin de plus près.
En cours de travaux
Depuis le jardin nord
Le temple Ninna-ji est aussi connu pour ses cerisiers tardifs, Omuro-zakura. Bien sûr que le temps des cerisiers est fini, mais on peut y trouver le motif de fleurs de cerisier dans les impostes ou les tuiles.
Motif de fleur de cerisier
Couloir
Cerises, pas comestibles
L’année dernière, ce temple a défrayé la chronique en se lançant dans un nouveau buisiness. Il a rénové une vieille maison dans l’enceinte en gîte monastique de luxe (1 million de yens par nuit, jusqu’à 5 personnes). On peut louer le palais en entier et y faire l’expérience de diverses cultures japonaises. Le programme est organisé selon les intérêts de clients. Ce projet d’hébergement a pour but de s’assurer de ressources financières destinées aux travaux de restauration de biens culturels. L’endroit où se trouve ce gîte n’est pas rendu public sur site internet. Pour le réserver, il est nécessaire de contacter directement le temple Ninna-ji.