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Le saké froid estival, natsu-reishu

Depuis quelques années, l’intérêt pour le saké japonais, l’alcool de riz fermenté est croissant dans les pays occidentaux. Mais je pense qu’il y a encore une fausse image de saké. En regardant l’étiquette attachée au dos de la bouteille, on me pose souvent cette question : « 60 degrés d’alcool !? Le saké est un alcool fort, n’est-ce pas ? ». On confond le degré de polissage du riz (le taux résiduel de riz après polissage) avec celui d’alcool du saké y écrit parallèlement. Le processus de la fabrication du saké est compliqué. Le riz est poli pour éliminer les protéines et les lipides et pour conserver le cœur du grain riche en amidon. Plus le riz est poli, plus le taux résiduel de riz sera bas et plus le saké sera fin. La plupart des sakés titrent entre 14 et 16 degrés d’alcool, à peu près identique au vin. Le saké est servi frais, chambré, tiède ou chaud. Il accompagne les plats japonais, mais il se marie aussi avec la cuisine occidentale. On peut savourer le saké de la même manière que le vin.

Quand il fait chaud et humide, il est agréable de boire le saké froid, reishu. À Nara et Kyoto, deux vieilles villes du Japon, on voit les bouteilles bleues fraîches. Les brasseries de chaque ville lancent le saké de marque commune « saké froid estival » pour sensibiliser les amateurs de saké. L’étiquette de la bouteille de sakés de Nara est à motif de l’hortensia et celle de Kyoto est à motif du char du festival de Gion. C’est une marque commune, mais on peut comparer le goût du saké de chaque brasserie. J’ai goûté le saké Harushika fabriqué par Imanishi, une des brasseries participantes de Nara. C’est un saké junmaï-ginjo, saké sans addition d’alcool, et dont le taux résiduel de riz après le polissage est de 60 %. Un arôme fruité, un bon équilibre avec la douceur du riz, laissant le palais frais… C’était bon !

À la brasserie Imanishi située dans le quartier de Naramachi, on peut déguster 5 sortes de saké à 500 yens.

Harushika, marque de la brasserie Imanishi

Centre Pokémon de Kyoto

Au centre Pokémon de Kyoto, une des boutiques officielles de Pokémon. Il se trouve au premier étage de l’immeuble du centre économique de Kyoto. Il y a plein de produits Pokémon. Vous pourrez y voir aussi des produits de collaboration entre le Pokémon et l’industrie traditionnelle de Kyoto.

Picachu

Le centre économique de Kyoto se trouve à 2 minutes à l’ouest à pied de Shijo-Karasuma, centre-ville de Kyoto. L’entrée de cette boutique Pokémon est un peu difficile à trouver. Vous pouvez y entrer par le couloir extérieur.

Centre économique de Kyoto

La pagode en bois vs la pagode en pierre

La pagode qu’on voit au Japon est la fusion du stupa indien, monument où sont vénérées les reliques du Bouddha et de la tour d’observation chinoise. Construite principalement en bois, elle est constituée d’un socle, d’un corps et d’une flèche. Elle comporte plusieurs étages (impaires), le plus souvent cinq. À l’intérieur, il y a un pilier central, mais sans escalier. La pagode de style japonais est donc destinée à être admirée de l’extérieur comme architecture symbolique du bouddhisme.
N’y a-t-il pas de pagodes en bois à sept étages ou plus au Japon ? Si, mais la pagode en bois à sept étages n’existe plus.

Au sanctuaire shinto Tanzan-jinja situé en banlieue de Nara, il y a une pagode à treize étages. C’est la seule pagode en bois à treize étages au monde. Reconstruite au XVIème siècle, mais son aspect élégant et balancé vous coupera le souffle.

pagode à treize étage

Chez nous, les pagodes à sept étages ou plus sont construites principalement en pierre. Je vous présente des représentants.
Voici la plus haute pagode en pierre à treize étages au Japon. Elle se trouve au banc de sable de la rivière Uji (Kyoto), pas dans l’enceinte du temple bouddhiste. Elle a été construite afin de prier pour le repos de l’âme des poissons capturés et pour la sécurité du pont qui franchit la rivière Uji.

Pagode en pierre à Uji

Voici la pagode en pierre à treize étages au temple Hannya-ji (Nara). Elle date du XIIIème siècle. La pagode simple qui se dresse, entourée de cosmos est belle.

Pagode en pierre au temple Hannya-ji

La ruelle Kayu-koji

Voici la ruelle Kayu-koji, la rue commerçante la plus courte (60 m) de Kyoto.

Ruelle Kayu-koji

Son histoire date du début du XXème siècle. À cette époque, il y avait beaucoup de boutiques de kimono que les maikos et les geikos visitaient fréquemment. Aujourd’hui, son ambiance plutôt calme fait contraste avec celle de l’avenue tumultueuse.

Vous y trouverez de bons restaurants et magasins, par exemple, Yo-ji ya (magasin de cosmétiques connu pour le papier buvard).

À l’intérieur de Yo-ji ya

Au bord de la rivière Uji

Les deux bords de la rivière Uji et l’île fluviale Nakanoshima ornés d’environ 2 000 cerisiers.

Rivière Uji

Il est agréable d’admirer les fleurs de cerisiers le long de la rivière depuis la péniche.

Autre manière d’admirer les cerisiers

La brise printanière faisait voltiger les pétales. Le temps des cerisiers passe vite. C’est pourquoi leur beauté éphémère et passagère est adorée des Japonais depuis les temps anciens.

Jouir pleinement du printemps

Les cerisiers dans le paysage champêtre

Il y a de nombreux lieux connus pour les fleurs de cerisiers au Japon. Mais, ces lieux célèbres sont bondés de gens qui prennent des photos. Cela vous stresse, j’imagine. On peut admirer les cerisiers ici et là. Dans des parcs locaux, dans des promenades, le long de la rivière,… Voici les cerisiers dans le bourg Ide situé près de la ville de Kizugawa où j’habite. C’est une détente complète dans l’agitation quotidienne.

Dans le bourg Ide

Le retour à froid ?

Le printemps est arrivé à Kyoto, mais il fait encore un peu froid. C’est hanabié, le retour à froid pendant la floraison de cerisiers. Comme dit le proverbe français « En avril, ne te découvre pas d’un fil. », prenez soin de votre santé. Le froid est prévu jusqu’à demain.

Fleurs en bouton

La ruelle Koyaku-no-zushi

C’est l’une de mes ruelles préférées à Kyoto. Un silence règne toujours dans cette ruelle bordée de bâtiments traditionnels de bois. Il se peut que vous ne la remarquiez pas, parce qu’elle est un peu en retrait de l’avenue Shijo. C’est comme une cachette dans l’agitation de la ville.

Ruelle Koyaku-no-zushi

Il y a un petit sanctuaire shinto. Un samouraï qui a été tué dans une révolte contre le gouvernement central au Xème siècle y est vénéré comme dieu.

Sanctuaire shinto Kanda-myojin

La résidence de la famille Sugimoto considérée comme l’une des plus grandes maisons de commerçants, machiya avoisine au sud-est de cette ruelle. En général, le machiya se caractérise par sa façade étroite et sa profondeur de l’intérieur. Vous serez étonné de la large façade de cette résidence construite il y a 150 ans.

Résidence de la famille Sugimoto

La ruelle Yanagi-koji

Kyoto compte de nombreuses ruelles charmantes qui méritent un détour. Vous ferez des découvertes intéressantes dans le dédale de ruelles.
La ruelle Yanagi-koji se trouve tout près du quartier animé, Shijo-Kawaramachi. Son nom Yanagi signifie « saule » en français. Les pavés et le saule pleureur y créent une ambiance agréable. Les magasins riches en originalité et les anciens magasins y coexistent bien.

Ruelle Yanagi-koji (photo prise du côté nord)
Ruelle Yanagi-koji (photo prise du côté sud)

À mi-chemin, vous trouverez un petit sanctuaire où sont vénérées huit bibelots représentant des tanuki, animal de la race du chien rarement vu dans des pays autres que le Japon.